Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2217613

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2217613
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre (JU)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 décembre 2022, M. A B demande au tribunal de prononcer la réduction de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2021, à raison d'un logement situé 9, rue de Jouy à Chaville.

M. B soutient qu'il a quitté le logement situé à Chaville il y a bien longtemps et qu'il réside désormais à Plaisir.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 avril 2023, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

La directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise fait valoir que le moyen invoqué par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Louazel, conseillère, pour statuer sur les affaires relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Louazel, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a été assujetti à la cotisation de taxe d'habitation au titre de l'année 2021 à raison d'un logement situé 9, rue de Jouy à Chaville. Par une réclamation préalable en date du 4 octobre 2022, rejetée le 30 novembre 2022, M. B a demandé le dégrèvement de la majoration de cette cotisation au motif que le logement en cause ne constitue pas sa résidence secondaire. Le requérant demande au tribunal de prononcer la réduction de cette imposition.

2. Aux termes du 1° du I de l'article 1407 du code général des impôts, dans sa version alors applicable : " La taxe d'habitation est due : / 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation () ". Aux termes de l'article 1407 ter du même code : " I. - Dans les communes classées dans les zones géographiques mentionnées au premier alinéa du I de l'article 232, le conseil municipal peut, par une délibération prise dans les conditions prévues à l'article 1639 A bis, majorer d'un pourcentage compris entre 5 % et 60 % la part lui revenant de la cotisation de taxe d'habitation due au titre des logements meublés non affectés à l'habitation principale. ". Aux termes de l'article 1408 de ce code : " La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables () ". L'article 1415 de ce code, dans sa version alors applicable, dispose que : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. ".

3. Il résulte de l'instruction, et en particulier de ses déclarations sur le revenu au titre de l'année 2020, que M. B résidait, à titre principal, au 52, rue des Près au Bois à Viroflay au 1er janvier 2021. Pour autant, l'intéressé n'établit pas avoir quitté l'appartement qu'il louait situé 9, rue de Jouy avant le 1er janvier 2021. S'il soutient qu'il y héberge son fils étudiant, M. B n'apporte aucun élément en ce sens. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'imposition contestée ne pouvait faire l'objet de la majoration prévue par les dispositions précitées de l'article 1407 ter du code général des impôts.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

La magistrate désignée,

signé

M. LOUAZEL

La greffière,

signé

A. CHANSON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.