Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2302287
jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2302287 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 février 2023, M. A B demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2020 et 2021, à raison de l'appartement dont il est propriétaire situé 1, rue Angela Davis à Goussainville.
Il soutient qu'il est fondé à demander le bénéfice de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties en faveur des propriétés nouvelles, dès lors qu'il a transmis la déclaration H2 à l'administration fiscale dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant la réception de son bien immobilier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen invoqué par le requérant n'est pas fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Villette, conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Villette, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, propriétaire d'un appartement situé 1, rue Angela Davis à Goussainville, a été assujetti à des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2020 et 2021, à raison de ce bien. Par une réclamation préalable du 23 mars 2022, rejetée par l'administration fiscale le 4 mai 2022, le requérant a demandé le dégrèvement de ces impositions. M. B demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2020 et 2021, à raison de ce bien.
2. Aux termes de l'article 1383 du code général des impôts : " I. - Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celle de leur achèvement () ". Aux termes de l'article 1406 du même code : " I. - Les constructions nouvelles, ainsi que les changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties, sont portés par les propriétaires à la connaissance de l'administration, dans les quatre-vingt-dix jours de leur réalisation définitive et selon les modalités fixées par décret () II. - Le bénéfice des exonérations temporaires de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties est subordonné à la déclaration du changement qui les motive. Lorsque la déclaration est souscrite hors délais, l'exonération s'applique pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivante. ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient aux contribuables de porter à la connaissance de l'administration l'existence d'une construction nouvelle dans les quatre-vingt-dix jours de sa réalisation définitive pour pouvoir bénéficier de l'exonération prévue par l'article 1383 pendant les deux années qui suivent l'achèvement de la construction et qu'une déclaration tardive ne leur ouvre droit au bénéfice de l'exonération que pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivante.
3. Il résulte de l'instruction que l'appartement de M. B, acquis en l'état futur d'achèvement le 20 décembre 2017, lui a été livré le 26 mars 2019 et que celui-ci était, à cette date, habitable. Par ailleurs, si le requérant produit une déclaration H2 en date du 14 février 2023, il ne résulte pas de l'instruction qu'une précédente déclaration aurait été adressée à l'administration fiscale dans le délai de quatre-vingt-dix jours qui lui était imparti, à compter de l'achèvement de l'immeuble, en application des dispositions de l'article 1406 du code général des impôts. Dans ses conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que l'administration fiscale lui a refusé le bénéfice de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties en faveur des constructions nouvelles prévue à l'article 1383 du code général des impôts.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. VILLETTE La greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2604840
01/10/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2604704
01/10/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509963
01/10/2026
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2604401
01/10/2026