Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2309744

mercredi 22 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2309744
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2023, ainsi que des pièces complémentaires, enregistrées le 19 juillet 2023, Mme A B indique au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, que :

1°) elle conteste " le mensonge [l'] incriminant pour une faute [qu'elle] n'a pas commise " figurant dans la décision du 31 mai 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) des Hauts-de-Seine lui a accordé une remise partielle de sa dette d'allocation de logement sociale (ALS) ;

2°) elle souhaite que le tribunal " réprimande " la CAF des Hauts-de-Seine compte tenu du comportement de cet organisme à son égard.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".

2. D'une part, dans le dernier état de ses écritures, Mme B, produisant une copie d'écran de " Télérecours citoyen " où avait été mentionné ce qui apparaissait initialement comme étant l'objet de son recours, indique que sa requête ne vise pas l'annulation de la décision du 31 mai 2023 ne lui ayant accordé qu'une remise partielle de sa dette, mais la contestation de la mention figurant sur cette décision selon laquelle la dette d'ALS en cause résulterait d'une déclaration tardive de sa part. Toutefois, cette seule mention sur la décision du 31 mai 2023 ne fait pas par elle-même grief à Mme B dès lors qu'elle n'entend pas demander l'annulation de la décision du 31 mai 2023. Ses conclusions à fin de " contestation " sont donc irrecevables.

3. D'autre part, il n'appartient pas au juge administratif de sanctionner l'administration. Les conclusions tendant à ce que le tribunal " réprimande " la CAF des Hauts-de-Seine compte tenu du comportement qu'elle aurait eu à l'égard de Mme B ne peuvent qu'être rejetées, car sont irrecevables par leur objet même.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B, qui sont toutes irrecevables, doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 22 mai 2024.

La magistrate désignée,

M. Monteagle

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.