Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2400989
vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2400989 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 janvier 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 28 décembre 2023 par laquelle la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise a rejeté son recours administratif préalable obligatoire exercé à l'encontre de la décision du 19 octobre 2023 lui refusant le bénéfice de l'aide médicale d'Etat.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () ; 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ". Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
2. A l'appui de sa demande, M. B fait valoir que, contrairement à ce qu'a estimé la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise, il remplit les conditions de ressources pour bénéficier de l'aide médicale d'État dès lors qu'il a prouvé ne pas avoir d'activité depuis le 31 mars 2023 sans toutefois en justifier dans sa requête. Par un courrier du tribunal du 28 février 2024, reçu par l'intéressé le 1er mars 2024, M. B a, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, été invité à compléter son argumentation et à fournir les justificatifs nécessaires pour permettre au juge de statuer sur son recours dans un délai d'un mois, et informé qu'à défaut, sa requête pourrait être rejetée comme irrecevable. Aucune régularisation n'est toutefois parvenue au tribunal à l'expiration du délai imparti. Dès lors, la requête de M. B, qui ne comporte qu'un moyen manifestement non assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La présente ordonnance ne fait toutefois pas obstacle à ce que M. B présente, s'il s'y croit fondé, une nouvelle demande tendant au bénéfice de l'aide médicale d'État auprès de la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise.
Fait à Cergy, le 26 avril 2024.
La vice-présidente,
signé
H. Lepetit-Collin
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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