Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2401845
mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2401845 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er février 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 16 janvier 2024 par laquelle le département de la Haute-Saône l'a informé qu'il envisageait de prononcer une amende administrative pour fraude à son encontre sur le fondement des dispositions de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et l'a invité à présenter des observations.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". Aux termes de l'article R. 351-4 de ce code : " Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat relève de la compétence d'une de ces juridictions administratives, le tribunal administratif, la cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, pour constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions ou pour rejeter la requête en se fondant sur l'irrecevabilité manifeste de la demande de première instance. ".
2. La caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Saône a versé à M. B le revenu de solidarité active (RSA) entre le 1er octobre 2022 et le 30 avril 2023. Après qu'un contrôle de sa situation a été effectué, un indu relatif à cette allocation a été mis à sa charge. Le 16 janvier 2024, le département de la Haute-Saône informait M. B qu'il envisageait également de prononcer à son encontre une pénalité pour fraude sur le fondement des dispositions de l'article L. 262-52 de code de l'action sociale et des familles et qu'il consulterait l'équipe pluridisciplinaire départementale sur ce point le 19 février 2024. Si M. B demande l'annulation de courrier, ce dernier, qui se borne à ouvrir une procédure contradictoire, invitant le requérant à formuler des observations, est un acte préparatoire dépourvu de tout caractère décisoire. Dès lors, ce courrier ne fait pas grief à l'intéressé, qui n'est pas recevable à en demander l'annulation.
3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie sera adressée au département de la Haute-Saône et à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Saône.
Fait à Cergy, le 22 mai 2024.
La magistrate désignée,
M. Monteagle
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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