mercredi 26 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2503444 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CHARLES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2504929/8 du 28 février 2025, le magistrat désigné du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête présentée par M. F A D, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 21 février 2025.
Par cette requête et un mémoire enregistré le 20 mars 2025, M. F A D, représenté par Me Charles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a assigné à résidence ;
4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de le munir, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à Me Charles au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux arrêtés attaqués :
- ils sont entachés d'un vice d'incompétence ;
- ils méconnaissent l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, en l'absence de mention du prénom du signataire et la signature présentant un caractère illisible ;
- ils sont entachés d'un défaut de motivation ;
- ils sont entachés d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- ils méconnaissent son droit à être entendu au regard de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle est entachée d'illégalité par voie d'exception de la décision d'interdiction de retour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mars 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossiers
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Grenier, première vice-présidente, en qualité de juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Grenier a été entendu au cours de l'audience publique du 20 mars 2025, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A D, ressortissant algérien né le 5 décembre 1996, est entré en France en 2023 muni d'un titre de séjour espagnol en cours de validité désormais expiré selon ses déclarations. Par un arrêté du 16 février 2025, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union Européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, le préfet des Hauts-de-Seine a assigné M. F A D à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. A D demande au tribunal l'annulation de ces arrêtés du 16 février 2025.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président (). ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. A D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux arrêtés attaqués :
4. En premier lieu, d'une part, les décisions attaquées ont été signées par Mme C B, sous-préfète, qui bénéficie, en vertu de l'article 4 de l'arrêté SGAD n°2024-53 du 15 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine, d'une délégation à l'effet de signer la décision portant obligation de quitter le territoire ainsi que la décision portant assignation à résidence.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ".
6. Contrairement à ce que soutient le requérant, les arrêtés attaqués qui portent la mention " F. B " et sa qualité permettent d'identifier clairement leur auteur, alors même que seule l'initiale du prénom est mentionnée. Ces arrêtés sont également signés. Par suite, ils ne méconnaissent pas les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté comme manquant en fait.
8. En deuxième lieu, selon les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et "comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. ".
9. D'une part, la décision obligeant M. A D à quitter le territoire français, qui vise les dispositions pertinentes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est motivée par l'entrée irrégulière du requérant en France et son maintien sur le territoire français en situation irrégulière. D'autre part, le refus d'octroyer à l'intéressé un délai de départ volontaire, qui vise les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 de ce même code, est fondé sur un risque de soustraction à la mesure d'éloignement. Par ailleurs, l'interdiction de retour, qui vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 de ce code, est motivée par le refus de délai de départ volontaire, l'absence de fortes attaches familiales en France et l'absence de circonstances humanitaires particulières qui justifierait qu'une interdiction de retour ne soit pas édictée. La décision fixant le pays de destination vise, quant à elle, les dispositions pertinentes de ce même code, et précise que M. A D est susceptible d'être reconduit d'office dans le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays où il est légalement admissible. Enfin, l'arrêté assignant le requérant à résidence, qui vise les dispositions pertinentes de l'article L. 731-1 du code, est fondé sur la perspective raisonnable que revêt l'éloignement de M. A D. Les décisions en litige comportent, dès lors, les considérations de droit et de fait qui en sont à l'origine et permettent à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Il s'ensuit que les moyens tirés du défaut de motivation ne peuvent qu'être écartés.
10. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes des arrêtés en litige ni d'aucune autre pièce des dossiers que le préfet ne se serait pas livré à un examen sérieux et attentif de la situation de M. A D.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Si les dispositions de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment des procès-verbaux d'interpellation et d'audition dressés les 16 février 2025, que M. A D a été entendu par les services de police préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué. A cette occasion, l'intéressé a fait part de divers renseignements concernant sa situation personnelle, familiale et professionnelle en France et a été invité à préciser sa situation administrative sur le territoire national. Le requérant a ainsi été mis à même de formuler ses observations sur les conditions de son séjour en France préalablement à l'édiction des arrêtés en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit d'être entendu issu du droit de l'Union européenne doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'obligation de quitter le territoire :
13. M. A D soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il réside en France depuis août 2023, qu'il présente un contrat de travail à durée déterminée à temps plein comme opérateur de service entre juin et août 2024 et qu'il dispose d'une promesse d'embauche pour un poste chez un garagiste, emploi qui connaît des difficultés de recrutement. Toutefois, de telles circonstances ne sont pas suffisantes pour établir que M. A D, arrivé récemment en France et qui n'y dispose d'aucune attache privée ou familiale forte, dispose d'une insertion privée et professionnelle stable et durable en France. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi de départ volontaire :
14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision (). ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet (). ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français (). ".
15. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. A D, le préfet s'est fondé sur la circonstance, non contredite, qu'il s'est maintenu en situation irrégulière sur le territoire français, au-delà de l'expiration de son titre de séjour espagnol, sans avoir sollicité de titre de séjour. Il a également indiqué, lors de son audition, ne pas avoir l'intention de se conformer à la mesure d'éloignement. Il s'ensuit que c'est à bon droit, en l'absence de circonstance particulière, que le préfet a pu retenir que l'intéressé présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement prise et, par suite, refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 doit être écarté.
16. Pour les motifs exposés au point 13, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation à ne pas lui avoir accordé de délai de départ volontaire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire :
17. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité, soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire, doit être écarté.
18. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
19. Pour prononcer à l'encontre de M. A D une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur sa situation personnelle et familiale et la circonstance qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire. Si M. A D se prévaut que de son travail en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans méconnaît les dispositions précitées et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
20. En premier lieu, l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant assignation à résidence doit être écarté.
21. En second lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé (). ".
22. L'arrêté attaqué prévoit que M. A D, assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine, est astreint à demeurer dans le lieu où sa résidence est fixée chaque vendredi de 19 heures à 20 heures et chaque samedi de 8 heures à 10 heures et qu'il doit se présenter au commissariat de police de Clichy, le lundi, le mercredi et le vendredi à 10 heures. Cet arrêté interdit en outre à l'intéressé de sortir du département des Hauts-de-Seine sans autorisation. Si M. A D fait valoir que les modalités d'assignation sont disproportionnées, dès lors qu'il n'est pas en mesure de pointer aux heures prévues à cause de son travail, il n'établit pas être en situation d'emploi à la date de la décision attaquée alors qu'il produit une promesse d'embauche sans justifier de la délivrance d'une autorisation de travail. Au surplus, le requérant n'établit pas, ni même n'allègue être dans l'impossibilité de solliciter l'autorisation du préfet pour quitter le cas échéant le département des Hauts-de-Seine. Par suite, le moyen tiré du caractère disproportionné des modalités de l'arrêté attaqué doit être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A D doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais de l'instance :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A D une somme au titre de ces dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : M. A D est admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F A D, à Me Charles et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.
La magistrate désignée,
signé
C. Grenier
La greffière,
signé
M. E
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604050
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C..., ressortissante afghane, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 avril 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était légale au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit un refus en cas de demande de réexamen d’asile. Il a considéré que la motivation était suffisante, que la vulnérabilité de la requérante avait été prise en compte, et que l’OFII n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
01/06/2026