Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2513899
mercredi 4 novembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2513899 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LUJIEN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2025, Mme C..., représentée par Me Lujien, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui remettre, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et de procéder à l’effacement de son signalement dans le système d’information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive allouée par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
Sur l’arrêté pris dans son ensemble :
- l’arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d’un vice de procédure, en l’absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d’un vice de procédure tiré de l’absence de saisine de l’avis de l’office français de l’immigration et de l’intégration ;
- elle méconnaît l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2026, le préfet du Val-d’Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’il confirme la légalité de l’arrêté attaqué.
Par une ordonnance du 25 juin 2026, la clôture de l’instruction a été fixée au 15 juillet 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendu au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme David-Brochen, rapporteure ;
- les observations de Me Goul, substituant Me Lujien, représentant la requérante.
Le préfet du Val-d’Oise n’était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C..., ressortissante cambodgienne née le 15 avril 1952, déclare être entrée en France le 11 janvier 2016. A compter de 2017, en raison de son état de santé, elle a été munie de titres de séjour « vie privée et familiale » et en dernier lieu d’une carte de séjour pluriannuelle au valable jusqu’au 15 mars 2025. Par un arrêté du 15 juillet 2025, le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, elle demande au tribunal d’annuler cet arrêté.
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre Mme Z... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
3. Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ».
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme Z..., qui souffre d’une ostéoporose fracturaire nécessitant un traitement au long cours, d’une tuberculose ganglionnaire cervicale et digestive et d’une hypertension, est entrée en France en 2016 pour bénéficier de soins et a été munie à ce titre de titres de séjour à compter du 25 novembre 2017, et en dernier lieu d’une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2025. Elle justifie donc de près de huit ans de résidence régulière en France, où résident également sa fille G... épouse X..., qui l’héberge depuis son entrée sur le territoire français et dispose d’une carte de séjour pluriannuelle, son autre fille Mme A..., de nationalité française, et ses deux petits-enfants. Elle soutient sans être contredite que ses filles lui apportent une aide quotidienne pour faire face aux difficultés liées à son état de santé, alors qu’elle est désormais isolée dans son pays d’origine. Dans ces conditions, eu égard en particulier à sa durée de séjour régulier et à l’intensité de ses attaches familiales en France, Mme Z... est fondée à soutenir que le refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle méconnaît les stipulations précitées de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que Mme Z... est fondée à demander l’annulation de la décision portant refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
6. L’exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que le préfet du Val-d’Oise délivre à Mme Z... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale ». Il y a lieu de lui enjoindre d’y procéder dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sans qu’il y ait lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
7. En revanche, il ne résulte pas de l’instruction que Mme Z..., qui n’a pas fait l’objet d’une interdiction de retour sur le territoire français, ait fait l’objet d’un signalement dans le système d’information Schengen. Les conclusions à fin d’injonction présentées à ce titre par la requérante doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Mme Z... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire par le présent jugement. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser au conseil de la requérante en application du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle. Dans l’hypothèse où l’aide juridictionnelle définitive ne lui serait pas accordée, cette somme sera versée directement à Mme Z....
D E C I D E :
Article 1er : Mme Z... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L’arrêté du 15 juillet 2025 du préfet du Val-d’Oise est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Val-d’Oise ou au préfet territorialement compétent de délivrer à Mme Z... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L’Etat versera une somme de 1 500 euros à verser au conseil de la requérante, Me Lujien, en application du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle. Dans l’hypothèse où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme Z..., cette somme lui sera versée directement.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié Mme Y... Z..., à Me Lujien et au préfet du Val-d’Oise.
Délibéré après l’audience du 2 octobre 2026, à laquelle siégeaient :
- Mme Mathieu, présidente ;
- Mme David-Brochen, première conseillère ;
- M. Dréan, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2026.
La rapporteure,
signé
L. David-Brochen
La présidente,
signé
J. Mathieu
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2025, Mme C..., représentée par Me Lujien, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui remettre, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et de procéder à l’effacement de son signalement dans le système d’information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive allouée par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
Sur l’arrêté pris dans son ensemble :
- l’arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d’un vice de procédure, en l’absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d’un vice de procédure tiré de l’absence de saisine de l’avis de l’office français de l’immigration et de l’intégration ;
- elle méconnaît l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2026, le préfet du Val-d’Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’il confirme la légalité de l’arrêté attaqué.
Par une ordonnance du 25 juin 2026, la clôture de l’instruction a été fixée au 15 juillet 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendu au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme David-Brochen, rapporteure ;
- les observations de Me Goul, substituant Me Lujien, représentant la requérante.
Le préfet du Val-d’Oise n’était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C..., ressortissante cambodgienne née le 15 avril 1952, déclare être entrée en France le 11 janvier 2016. A compter de 2017, en raison de son état de santé, elle a été munie de titres de séjour « vie privée et familiale » et en dernier lieu d’une carte de séjour pluriannuelle au valable jusqu’au 15 mars 2025. Par un arrêté du 15 juillet 2025, le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, elle demande au tribunal d’annuler cet arrêté.
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre Mme Z... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
3. Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ».
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme Z..., qui souffre d’une ostéoporose fracturaire nécessitant un traitement au long cours, d’une tuberculose ganglionnaire cervicale et digestive et d’une hypertension, est entrée en France en 2016 pour bénéficier de soins et a été munie à ce titre de titres de séjour à compter du 25 novembre 2017, et en dernier lieu d’une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2025. Elle justifie donc de près de huit ans de résidence régulière en France, où résident également sa fille G... épouse X..., qui l’héberge depuis son entrée sur le territoire français et dispose d’une carte de séjour pluriannuelle, son autre fille Mme A..., de nationalité française, et ses deux petits-enfants. Elle soutient sans être contredite que ses filles lui apportent une aide quotidienne pour faire face aux difficultés liées à son état de santé, alors qu’elle est désormais isolée dans son pays d’origine. Dans ces conditions, eu égard en particulier à sa durée de séjour régulier et à l’intensité de ses attaches familiales en France, Mme Z... est fondée à soutenir que le refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle méconnaît les stipulations précitées de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que Mme Z... est fondée à demander l’annulation de la décision portant refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
6. L’exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que le préfet du Val-d’Oise délivre à Mme Z... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale ». Il y a lieu de lui enjoindre d’y procéder dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sans qu’il y ait lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
7. En revanche, il ne résulte pas de l’instruction que Mme Z..., qui n’a pas fait l’objet d’une interdiction de retour sur le territoire français, ait fait l’objet d’un signalement dans le système d’information Schengen. Les conclusions à fin d’injonction présentées à ce titre par la requérante doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Mme Z... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire par le présent jugement. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser au conseil de la requérante en application du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle. Dans l’hypothèse où l’aide juridictionnelle définitive ne lui serait pas accordée, cette somme sera versée directement à Mme Z....
D E C I D E :
Article 1er : Mme Z... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L’arrêté du 15 juillet 2025 du préfet du Val-d’Oise est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Val-d’Oise ou au préfet territorialement compétent de délivrer à Mme Z... une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L’Etat versera une somme de 1 500 euros à verser au conseil de la requérante, Me Lujien, en application du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle. Dans l’hypothèse où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme Z..., cette somme lui sera versée directement.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié Mme Y... Z..., à Me Lujien et au préfet du Val-d’Oise.
Délibéré après l’audience du 2 octobre 2026, à laquelle siégeaient :
- Mme Mathieu, présidente ;
- Mme David-Brochen, première conseillère ;
- M. Dréan, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2026.
La rapporteure,
signé
L. David-Brochen
La présidente,
signé
J. Mathieu
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.