Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2620537

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2620537
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2026, les représentants légaux de l’enfant B... A... demandent au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner à l'autorité académique compétente, à titre principal, de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer à leur enfant, B... A..., une affectation effective dans un lycée proposant le baccalauréat professionnel « AGOrA », autre que son établissement d'origine et raisonnablement accessible depuis son domicile, en recherchant concrètement une place disponible dans les établissements relevant de sa compétence et, à titre subsidiaire, de procéder immédiatement à un réexamen effectif, individualisé et complet de son dossier, de rechercher, sans délai, une solution de scolarisation en Bac Pro « AGOrA » et de communiquer à la famille, dans le délai fixé par le juge, la solution concrète retenue ou les démarches précises accomplies.
Ils soutiennent que :
- l’urgence est établie dès lors que la demande de changement d'établissement a été engagée dès le 20 avril 2026 ; la rentrée 2026-2027 est désormais commencée et leur enfant mineure perd actuellement des jours de scolarité.
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à l’égal accès à l’instruction de leur enfant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou mal fondée.

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat (…) ». L’article R. 431-4 du même code prévoit que : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ». Aux termes de l’article R. 431-5 de ce code : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires ».

3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que, s’agissant, comme en l’espèce, d’un contentieux dispensé de ministère d’avocat, la requête ne peut être présentée que par le requérant lui-même, son représentant légal s’il est mineur ou majeur incapable, ou, le cas échéant, l’un des mandataires listés par les dispositions de l’article R. 431-5 du code de justice administrative, à l’exclusion de toute autre personne, même bénéficiant d’un mandat.

4. La présente requête n’est pas signée et ne comporte la mention ni du nom de la personne qui l’a introduite ni de sa qualité lui donnant intérêt pour agir au nom de Mme A.... Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.












O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Le juge des référés,




Signé

J. Belhadj

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.