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Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2623952

mercredi 4 novembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2623952
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLYROS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2026, Mme B... X..., représentée par Me Pommelet, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°)
d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 30 septembre 2026 par laquelle le préfet de police de Paris a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°)
d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine ou au préfet territorialement compétent, dans l’attente de l’examen de sa demande au fond, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation de travail, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu’il renonce à percevoir la part contributive de l’Etat ou à lui verser directement dans le cas où elle ne serait pas admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :
- l’urgence est présumée en présence d’une demande de renouvellement de titre de séjour ; elle est en tout état de cause remplie dès lors que cette décision l’expose à un risque d’éloignement, que son employeur va suspendre son contrat de travail à compter du 3 novembre 2026 et qu’elle ne pourra pas débuter son stage censé débuter à cette même date ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
• elle est signée par une autorité incompétente ;
• elle est insuffisamment motivée ;
• elle méconnait l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
• elle méconnait l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
• elle méconnait l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
• elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.


Vu :
- la requête n°2623737 enregistrée le 29 octobre 2026, par laquelle Mme X... demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
-
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme X..., ressortissante burkinabè née le 25 novembre 1998, est entrée en France le 12 octobre 2022 sous couvert d’un visa de long séjour portant la mention « étudiant ». Elle était titulaire en dernier lieu d’une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant - élève » valable jusqu’au 21 février 2026. Par un arrêté du 30 septembre 2026, le préfet de police de Paris a refusé de faire droit à sa demande tendant au renouvellement de ce titre de séjour. Par la présente requête, Mme X... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de cette décision.

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l’article L. 522‑3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

3. Les moyens tels que visés ci-dessus n’apparaissent manifestement pas, au vu de la demande, propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision portant refus de titre de séjour attaquée.


4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme X... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... X....


Fait à Cergy, le 4 novembre 2026.

La juge des référés,


Signé

V. Fléjou

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.