197 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
197
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 492
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de destination et une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23, pour écarter les moyens du requérant.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que, compte tenu de l'urgence visant à prévenir un danger grave pour la sécurité routière, le préfet pouvait légalement se dispenser d'une procédure contradictoire préalable. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 121-1, L. 121-2 du même code et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : ABADIE JEAN-BAPTISTE
Avocat : ZABAD-BUSTANI LANA
**Sujet principal** : Demande en responsabilité contre une commune suite à un accident de la circulation causé par des plaques métalliques sur la chaussée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre, magistrat statuant seul). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par la commune et met hors de cause la communauté d'agglomération. Il retient la responsabilité de la commune d'Avignon, considérant que le lien de causalité entre l'ouvrage public (plaques métalliques) et le dommage est établi, et que la commune n'apporte pas la preuve d'un entretien normal de la chaussée ou d'une faute de la victime. **Textes appliqués** : Article R. 411-1 du code de justice administrative (règles de recevabilité de la requête) et principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (charge de la preuve).
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une prolongation de suspension conservatoire d'une directrice d'école et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension de l'arrêté de prolongation de la suspension. Il considère que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante conserve une rémunération, et qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiée par l'intérêt du service et une procédure disciplinaire en cours. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension des fonctionnaires.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Avocat : ZABAD-BUSTANI LANA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur deux requêtes d'une agente du département de Vaucluse visant l'annulation d'un blâme et d'un changement d'affectation. Le tribunal a rejeté les recours, estimant que la sanction disciplinaire était régulière et que le changement d'affectation ne constituait pas une sanction déguisée. La décision s'appuie principalement sur le code général de la fonction publique, notamment son article L. 532-4 relatif aux droits de la défense.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un agent du département du Gard contestant son reclassement et sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a considéré que le litige n'avait plus d'objet, car l'administration avait, avant le jugement, rapporté la décision initiale de mise à la retraite et proposé une nouvelle affectation au requérant. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'inaptitude et au reclassement.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction de relogement avant le 1er mai 2026 est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, et l'État est condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté de débet de 17 509 euros émis par le ministre de l'économie et des finances. Le tribunal a jugé que l'autorité de la chose jugée au pénal établissait sa qualité de régisseur, et que l'arrêté, qui détaillait les bases de liquidation du déficit total de 79 416,94 euros, était conforme aux exigences de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à la prescription, ont été écartés.
Avocat : ABADIE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale visant à faire reconnaître un accident de service survenu le 31 mai 2022. La juridiction a estimé que les faits allégués, reposant sur ses seules déclarations et non corroborés, ne caractérisaient pas un événement soudain et violent au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. En conséquence, le refus de la commune de Clichy-la-Garenne de reconnaître l'imputabilité au service ne constituait pas une erreur de droit ou d'appréciation.
Avocat : ABADIE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... E... épouse D... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur du 23 février 2023 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision préfectorale initiale et l'insuffisance de motivation, étaient inopérants, la décision ministérielle s'étant substituée à celle du préfet. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appréciant le défaut d'assimilation de la requérante, au regard des conditions posées par les articles 21-16 et suivants du code civil.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. A... contre son arrêté de remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de la directive 2008/115/CE. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord de réadmission franco-espagnol de 2002.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Avocat : ZABAD-BUSTANI LANA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 10 février 2026 fixant le pays de destination d’une interdiction judiciaire du territoire français de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen particulier et la méconnaissance des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 141-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
Avocat : ABADEL-BELHAIMER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision, prise par une directrice adjointe agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, était légalement motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du requérant exigé par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés, le rejet définitif de sa demande d'asile privant l'intéressé d'un droit au séjour.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Avocat : ZABAD-BUSTANI LANA
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la préfète ayant accordé une carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête, ce qui rend le litige sans objet. Elle applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu et condamner l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir des injonctions urgentes visant à la délivrance et à la fabrication de son certificat de résidence. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait déjà mis en fabrication la carte de résident de l’intéressé le 9 janvier 2026, rendant imminente sa délivrance. En conséquence, il a donné acte du désistement partiel de M. A... concernant la demande de fabrication du titre et a rejeté les autres conclusions faute d’urgence et d’utilité. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Avocat : ABADEL-BELHAIMER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant son assignation à résidence. Le juge a considéré que le délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est un délai non franc, qui court dès le jour de la notification. La requête, enregistrée le 13 février 2026, était tardive car le délai expirait le 12 février 2026 à minuit, la notification ayant eu lieu le 5 février 2026.
Avocat : ZABAD-BUSTANI