45 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
45
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 063
Avec résumé IA
Avocat : DEBACKER & ASSOCIES
Avocat : SCHOENACKER ROSSI
Avocat : VANACKER SAMUEL
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les demandes de Mme C... visant à obtenir la décharge de taxes foncières, d’habitation et sur les logements vacants pour un immeuble inexploité à Longwy. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour certaines taxes déjà dégrevées par l’administration, et a rejeté le surplus des conclusions comme irrecevables ou non fondées. Il a notamment jugé que l’inexploitation invoquée ne remplissait pas les conditions de l’article 1389 du code général des impôts pour un dégrèvement de taxe foncière, et que les réclamations pour les années antérieures étaient tardives. Les requêtes ont été rejetées, sans application de l’article L. 761 du code de justice administrative.
Avocat : ACKERMANN YANNICK
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les demandes de Mme C... tendant à la décharge de diverses impositions (taxe foncière, taxe d'habitation, taxe sur les logements vacants et taxe sur les friches commerciales) pour un immeuble situé à Longwy, dont l'exploitation a cessé en raison de l'ennoyage de la cave et de la perte de la licence IV. Le tribunal a partiellement constaté un non-lieu à statuer pour certaines années, l'administration ayant déjà accordé des dégrèvements sur la taxe d'habitation et la taxe sur les logements vacants. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la taxe foncière, jugeant que l'inexploitation de l'immeuble, bien qu'indépendante de la volonté de la contribuable, ne remplissait pas les conditions strictes du I de l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B... contre une décision de radiation de la liste des demandeurs d’emploi prise par France Travail, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se situe l’agence France Travail de Noisy-le-Grand ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
Avocat : ACKERMANN
Le Tribunal administratif de Pau annule l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 18 mars 2024 refusant un titre de séjour à Mme B..., épouse C..., ressortissante australienne, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait d'une vie commune et effective de plus de six mois avec son époux français. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai d'une semaine. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société de droit hongkongais Mer & Golf HK Limited, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2017-2018) et des rappels de TVA. La juridiction a écarté les moyens d’irrégularité de la procédure, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 57, L. 74 et L. 189 du livre des procédures fiscales. Elle a jugé que la société disposait d’un établissement stable en France et que son siège de direction effective s’y trouvait, la rendant passible de l’impôt français, sans pouvoir se prévaloir des conventions fiscales avec Hong Kong ou le Luxembourg. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé des impositions et des pénalités, et a rejeté les conclusions accessoires.
Avocat : COUDURIER-CHAMSKI-RAMACKERS-
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, un ouvrier du CHU de Lille, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident de trajet survenu le 16 avril 2014. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le CHU, jugeant que la décision du 15 juin 2023 ne mentionnait pas expressément le délai de recours contentieux, empêchant ainsi son opposabilité. Toutefois, le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique, estimant que le requérant, informé depuis 2014 du refus initial, ne pouvait exercer un recours au-delà d'un délai raisonnable d'un an à compter de la notification de la décision contestée. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable pour tardiveté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Avocat : VANACKER
Avocat : SCP DEBACKER & ASSOCIES