159 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
159
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 753
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La requête a été jugée recevable, le préfet n'ayant pas démontré que la notification de l'arrêté avait été faite à la bonne adresse. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A..., garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence continue en France depuis 2018, de ses liens familiaux et de son insertion professionnelle. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Avocat : CANADAS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 25 septembre 2025 par lequel le préfet du Tarn obligeait M. A..., ressortissant marocain présent en France depuis 47 ans, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet n'était pas caractérisée, les faits de 2013 et 2018 étant trop anciens et l'interpellation de 2025 sans poursuite. Elle a également relevé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour, de l'intégration professionnelle et familiale de l'intéressé, qui vit avec sa mère titulaire d'une carte de résident. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que des décisions subséquentes de refus de délai et d'interdiction de retour, en application des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CANADAS