1 942 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 942
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 321
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 24 novembre 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 2 août 2021 et 11 juillet 2022 et à la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information intégral. Il a également déclaré irrecevables les conclusions concernant les infractions des 27 août 2021, 21 août 2022 et 26 juin 2023, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de communication des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé pour les infractions restantes.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 29 novembre 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la plupart des infractions et la décision 48SI, celles-ci ayant été retirées du relevé d'information intégral par le ministre de l'intérieur. Les conclusions relatives à l'infraction du 13 novembre 2019 ont été déclarées irrecevables en raison d'une reconstitution totale du capital de points intervenue le 3 mars 2023. Le moyen tiré du défaut d'information préalable n'a été examiné que pour l'infraction restante du 11 octobre 2022, sur la base des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48 SI du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’infraction du 9 août 2022 et à la décision 48 SI, celles-ci ayant été retirées du relevé d’information intégral. Pour le surplus, la requête a été rejetée, M. A... n’ayant soulevé aucun moyen contre les retraits de points des 27 octobre 2021 et 20 mai 2022. La décision s’appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A..., ressortissant soudanais, d’une demande de suspension de la décision du préfet de police refusant l’enregistrement de sa demande d’asile en procédure normale. Le juge a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, puis a rejeté la requête en suspension au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 521-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal administratif de Dijon rejette la demande de Mme A..., aide-soignante suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la covid-19, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier « Les Marronniers » à lui verser 54 907 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal juge que la suspension, fondée sur l'article 14 de la loi du 5 août 2021, n'est pas une sanction déguisée mais une simple mesure de constatation du défaut de condition légale pour exercer, sans intention répressive. Il écarte également le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, la procédure spécifique de la loi sanitaire s'appliquant. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement n'est établie.
Avocat : BENAGES THOMAS
Avocat : HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté les requêtes de Mme F... épouse D... et de M. D..., qui contestaient les arrêtés du 14 mars 2025 du préfet du Val-d'Oise leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants, de nationalité tunisienne, invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des erreurs de fait et un défaut d'examen. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : PATRICK HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « salarié ». Le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, M. B... est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait une expertise médicale et une provision de 5 500 euros après un accident de voiture survenu le 21 mai 2020, qu'elle attribuait à une bouche d'égout non scellée sur la voie publique. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas établi la matérialité des faits, faute de preuves suffisantes (photographies non datées, absence de témoignages). À titre subsidiaire, il a retenu une faute de la victime, qui avait circulé sur le trottoir, ce qui exonérait totalement la métropole d'Aix-Marseille-Provence de sa responsabilité. Les conclusions d'appel en garantie de la métropole contre la société SERAMM ont également été rejetées, et les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 ordonnant la fermeture pour un mois de l'établissement "Cap Club" à Aubière. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société requérante n'apporte pas d'élément suffisant pour démontrer que la fermeture d'un mois menacerait gravement et immédiatement son équilibre financier, l'engagement de frais pour un artiste le 31 janvier 2026 ne constituant pas une telle menace. En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Avocat : BENAGES
Avocat : MENAGE
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par l’association Sauvegarde du lac de la Crégut et M. D... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Corrèze de mettre en demeure EDF de faire cesser une pollution par sédiments affectant le lac de La Crégut. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence territoriale, au motif que le préfet de la Corrèze, auteur de la décision contestée, a son siège dans le département du Cantal. En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS
Le Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa demande d’exécution du jugement n° 2414998 du 9 octobre 2025, qu’elle avait assortie d’une demande d’astreinte. La requérante s’est désistée par un mémoire enregistré le 8 janvier 2026. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution.
Avocat : SELARLU HAGEGE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en formation de magistrate unique, a rejeté la requête de M. A... contestant le retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points pour les infractions de 2016, 2017, 2018 et 2022, faute de moyens développés. Sur le fond, il a estimé que la réalité des infractions des 16 juin 2020 et 16 septembre 2022 était établie par une condamnation définitive du tribunal de police, rendant inopérant le moyen tiré de l'annulation des titres exécutoires d'amende forfaitaire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et 530 du code de procédure pénale.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-de-Marne, après que ce dernier a indiqué que le titre était en cours de fabrication. La requérante, admise à l’aide juridictionnelle provisoire, avait invoqué l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL JBCM visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de son établissement « Cap Club ». Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par la société requérante pour des motifs financiers et l'organisation d'un événement, n'était pas suffisamment établie au regard de la date de la requête et des enjeux. Par conséquent, sans examiner le bien-fondé des moyens tirés de l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie ou des vices de procédure, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : BENAGES
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A... contre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à sept infractions routières. Le tribunal constate un non-lieu à statuer partiel, car les retraits pour trois infractions ont été supprimés et la décision d'invalidation retirée, le permis ayant recouvré un solde positif. Pour les retraits liés aux infractions des 18 août 2020 et 23 mai 2023, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête, les conclusions sont rejetées comme irrecevables. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2024 lui refusant un certificat de résidence "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la demande d'autorisation de travail n'avait pas à être instruite selon les règles du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MENAGE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant les arrêtés du maire de Sayat des 5 octobre 2022 instaurant un sens unique rue des Écoles et rue du Grand Pré. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'absence de preuve d'affichage et l'absence de mention des voies et délais de recours, étaient inopérants ou sans incidence sur la légalité des actes. S'appuyant sur les articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, il a estimé que les mesures de police de la circulation étaient justifiées par les nécessités de la circulation et proportionnées. La demande de dommages et intérêts de M. A... a également été rejetée.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Pionsat. Cette mesure vise à déterminer l'étendue, les causes et les responsabilités liées aux désordres et malfaçons affectant les travaux de rénovation de l'hôtel de ville et la création d'un espace de vie rural. La solution retenue fait droit à la requête, les défendeurs (SAS Adam et M. A...) ne s'étant pas opposés à la mesure. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, évaluer le coût des travaux de reprise et fournir des éléments sur les responsabilités encourues.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE