1 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 639
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 741
Avec résumé IA
Avocat : VIDALIE
Avocat : EL AMINE POUR SELARL SALIGARI
Avocat : JEAN JOSEPH PASCALINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : BAOUALI
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant n'a pas produit de récépissé attestant qu'il a été admis à souscrire sa demande de renouvellement. Par conséquent, le délai de quatre mois pour qu'une décision implicite de rejet naisse n'est pas déclenché, et la décision attaquée n'existe pas encore. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) ; articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre et décision implicite).
Avocat : MALIK
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir d'un demandeur algérien. Le sujet principal est la demande d'annulation du rejet implicite d'une demande de titre de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction retient cette solution car la préfète a délivré un titre de séjour régulier au requérant après l'introduction de sa requête, rendant celle-ci sans objet. Les conclusions à fin de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision mettant fin au RSA. La requête est jugée irrecevable car la requérante n'a pas apporté la preuve du dépôt du recours administratif préalable obligatoire, condition exigée par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le juge applique la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de loger une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition de logement adapté au handicap de la requérante dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable.
Avocat : CHALIN
Avocat : DERBALI
Avocat : ZOCCALI
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé-liberté d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge estime que la procédure de droit commun prévue par l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, déjà utilisée par le requérant, est exclusive de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il considère que la grossesse de l'épouse du requérant ne constitue pas une circonstance nouvelle justifiant un recours en référé-liberté, le juge du fond ayant déjà statué sur le respect de la vie familiale.
Avocat : PEREZ SALINAS
Avocat : SCP RIBAUT-PASQUALINI;SELARL HOURCABIE
Avocat : CABINET QUALIENS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 222-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.
Avocat : CHITORAGA ALISA
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident longue durée-UE. Cette décision fait suite à la délivrance de la carte par la préfète du Rhône après l'introduction du recours. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour ce constat et condamne l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête ne relève pas manifestement de sa compétence, car la demande initiale a été déposée via une plateforme en ligne non prévue par la réglementation pour ce type de titre, ce qui la rend irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d’une ressortissante vietnamienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour délivrer un titre de séjour. Le juge estime que sa demande de renouvellement, déposée en février 2025, est réputée avoir fait l’objet d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est exclu par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : AIT ALI
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un certificat de résidence de dix ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante disposant d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur une menace pour l'ordre public, n'était établi. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a en revanche été accordée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GALICHET