Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409746
vendredi 27 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2409746 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ZOCCALI |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident longue durée-UE. Cette décision fait suite à la délivrance de la carte par la préfète du Rhône après l'introduction du recours. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour ce constat et condamne l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige.
Texte intégral
La présidente de la 7ème chambreVu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. B... C... A..., représenté par Me Zoccali, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète du Rhône lui a implicitement refusé la délivrance d’une carte de résident longue durée UE et la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône, de lui délivrer une carte de résident portant la mention « résident longue durée UE », ou une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 300 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des pièces, enregistrées le 6 mars 2026, la préfète du Rhône a informé le tribunal avoir décidé, le 29 avril 2025, de délivrer à M. A... une « carte de résident longue durée UE » (RLD UE) valable du 29 avril 2025 au 28 avril 2035, et a indiqué que cette carte a été délivrée au requérant le 24 octobre 2025.
Par un mémoire enregistré le 10 mars 2026, M. A... conclut au prononcé d’un non-lieu sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de sa requête et au maintien de ses conclusions au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (…). / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ; ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a décidé de délivrer à M. A... une « carte de résident longue durée UE » (RLD UE) valable du 29 avril 2025 au 28 avril 2035, et que cette carte a été délivrée au requérant le 24 octobre 2025. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement de la somme de 800 euros à M. A... au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 27 mars 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
V. Vaccaro-Planchet
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. B... C... A..., représenté par Me Zoccali, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète du Rhône lui a implicitement refusé la délivrance d’une carte de résident longue durée UE et la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône, de lui délivrer une carte de résident portant la mention « résident longue durée UE », ou une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 300 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des pièces, enregistrées le 6 mars 2026, la préfète du Rhône a informé le tribunal avoir décidé, le 29 avril 2025, de délivrer à M. A... une « carte de résident longue durée UE » (RLD UE) valable du 29 avril 2025 au 28 avril 2035, et a indiqué que cette carte a été délivrée au requérant le 24 octobre 2025.
Par un mémoire enregistré le 10 mars 2026, M. A... conclut au prononcé d’un non-lieu sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de sa requête et au maintien de ses conclusions au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (…). / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ; ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a décidé de délivrer à M. A... une « carte de résident longue durée UE » (RLD UE) valable du 29 avril 2025 au 28 avril 2035, et que cette carte a été délivrée au requérant le 24 octobre 2025. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement de la somme de 800 euros à M. A... au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A... et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 27 mars 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
V. Vaccaro-Planchet
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,