471 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
471
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 656
Avec résumé IA
Avocat : ALMAIRAC
Avocat : ALMAIRAC;YOUCHENKO
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension par M. B, demandeur d'asile nigérian, contestant le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, notamment l'allocation pour demandeur d'asile. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondées sur des motifs erronés (demande de réexamen et dépôt tardif). L'OFII a soulevé l'irrecevabilité de la requête en raison de l'absence d'utilité du référé, le juge de l'excès de pouvoir devant statuer sous quinze jours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A, ressortissante comorienne, qui sollicitait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Alpes-Maritimes ayant produit une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 août 2024, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de M. A, ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec une compatriote titulaire d'une carte de résident et de leurs deux enfants. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.