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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 280 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 280

Décisions totales

383 581

Ordonnances

332 005

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : ANTEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2212601

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge des pénalités pour manquement délibéré appliquées à leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2009 à 2017. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve du caractère délibéré des omissions de déclaration, compte tenu de leur caractère important et répété, et que la circonstance que les requérants aient spontanément déposé des déclarations rectificatives ne faisait pas obstacle à cette qualification. Il a également écarté le moyen tiré du "droit à l'erreur" issu de la loi ESSOC du 10 août 2018, au motif que les contribuables avaient délibérément méconnu leurs obligations fiscales. La décision s'appuie sur les articles 1729 du code général des impôts et L. 195 A du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles L. 123-1 et L. 123-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL GOZLAN & PARLANTI ASSOCIES

13 janvier 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113094

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient le classement en zone agricole de leur parcelle (ZI n°18) à Noyant-la-Plaine par le plan local d'urbanisme (PLU) de Tuffalun, approuvé par la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d'appréciation, une contrariété avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que le classement contesté était cohérent avec les orientations du PADD, visant à préserver les structures paysagères et agricoles du territoire, et n'était entaché d'aucune erreur manifeste ni détournement de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 151-1, L. 151-5 et L. 151-8 du code de l'urbanisme, qui imposent une cohérence globale entre le règlement et le PADD.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DENIS - MESCHIN - LE TAILLANTER

10 janvier 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101384

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Moulins-Yzeure ou, à titre subsidiaire, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), pour le décès de son enfant lors de l'accouchement survenu en 2011, marqué par une dystocie des épaules. Le tribunal a estimé qu'aucun manquement fautif n'était imputable à l'hôpital, la prise en charge et les manœuvres obstétricales ayant été adaptées et conformes aux règles de l'art. Il a également jugé que l'accident médical non fautif invoqué n'ouvrait pas droit à indemnisation par l'ONIAM, faute de lien direct avec un acte de soin au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, l'accouchement par voie basse étant un événement naturel. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

10 janvier 2025• Chambre 1
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2111835

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné la commune de Beaucouzé à indemniser la MACIF et la famille C pour la destruction d’une dépendance par un incendie survenu le 12 juillet 2019, causé par une opération de désherbage thermique réalisée par un agent communal. La responsabilité de la commune a été engagée sans faute sur le fondement de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages accidentels causés par un ouvrage public. Le tribunal a fixé le préjudice total à 120 550 euros, incluant la démolition, l’évacuation des déblais, la reconstruction et le mobilier détruit, sans appliquer de coefficient de vétusté, estimant que la reconstruction était strictement nécessaire et sans avantage injustifié pour les victimes.

Avocat : DENIS - MESCHIN - LE TAILLANTER

10 janvier 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2103202

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS Ancenis distribution d’une demande de réduction de la taxe sur les surfaces commerciales (TSC) due au titre de 2018 pour son hypermarché et son "drive" à Saint-Géréon, au motif qu’ils constitueraient des établissements distincts. La société s’est finalement désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 10 décembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance par un jugement du 9 janvier 2025, sans examiner le fond du litige relatif à l’application de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 et du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.

Avocat : FIDAL NANTES

9 janvier 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Amb Aquitaine Maison Bois. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°2 d'un marché public de fourniture et pose de bâtiments modulaires par la communauté de communes Médoc Atlantique, en invoquant une erreur manifeste d'appréciation sur la note de valeur technique de son offre variante. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation de la valeur des offres, ce moyen étant inopérant. En conséquence, la requête a été rejetée et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS

9 janvier 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495699

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

9 janvier 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495699.20250109• 9ème chambre
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401445

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'EIRL Saint-Martin Thomas d'un recours en plein contentieux contestant un redressement fiscal portant sur l'impôt sur les sociétés pour les années 2020 à 2022, d'un montant total de 25 234 euros, assorti d'intérêts de retard. En défense, l'administration fiscale a informé le tribunal avoir prononcé, le 10 décembre 2024, le dégrèvement total de l'imposition litigieuse. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par une ordonnance du 8 janvier 2025. Les conclusions de l'EIRL Saint-Martin Thomas présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : JURI-LAWYERS CONSULTANTS

8 janvier 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201572

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne un litige fiscal opposant la SAS Ultimate, société de réfection de yachts de luxe, à l'administration fiscale suite à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les années 2016 et 2017. Le tribunal constate d'abord un non-lieu partiel à statuer, l'administration ayant déjà remis les intérêts de retard et certaines pénalités en application de l'article 1756 du code général des impôts, suite à l'ouverture d'une procédure de sauvegarde. Sur le fond, le tribunal rappelle que la charge de la preuve incombe à la société requérante, car sa comptabilité comportait de graves irrégularités et les impositions sont conformes à l'avis de la commission départementale. La solution retenue est que la société n'apporte pas la preuve de l'exagération des bases d'imposition reconstituées par l'administration, ses propres bilans reconstitués a posteriori n'étant pas suffisants.

Avocat : AVOCATS ANTOMARCHI & ASSOCIES

8 janvier 2025• 3ème Chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406646

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Garonne pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune proposition du préfet dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté le défaut de proposition et ordonné au préfet de lui attribuer un hébergement adapté à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : DEMOURANT

6 janvier 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406839

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

31 décembre 2024
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403889

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise déjà ordonnées sur l'école du Barlatier aux sociétés Socotec construction et Etablissement Brelat (venant aux droits de la société ATZ). Cette extension a été décidée sur demande de la société Manca Charpente et de M. B, formulée dans le délai légal de deux mois suivant la première réunion d'expertise. Le juge a estimé que la participation de ces sociétés était utile à l'expertise, sans préjuger de leurs responsabilités, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. La demande de la société Etablissement Brelat tendant à obtenir le remboursement de frais de procès a été rejetée.

Avocat : SCP CHAPUIS CHANTELOVE GUILLET-LHOMAT

30 décembre 2024
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407577

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec un bébé de onze mois et une mère enceinte de sept mois, réfugiés et titulaires de cartes de résident, qui se trouvaient sans hébergement stable depuis plusieurs mois. Le juge a constaté que, malgré la reconnaissance du caractère prioritaire de leur situation, aucune solution d'hébergement ne leur était proposée avant le 2 janvier 2025. Il a estimé que cette carence de l'État à mettre en œuvre le dispositif de veille sociale prévu aux articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles portait une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à l'hébergement d'urgence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de leur proposer un hébergement d'urgence dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : VAILLANT

24 décembre 2024
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401722

Cette décision du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par les parents d’un enfant ayant subi une circoncision au centre hospitalier de Vichy. Les requérants contestent l’étendue de l’intervention, estimant qu’une posthectomie partielle aurait suffi, et invoquent des préjudices corporels. Le juge, se fondant sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a désigné un expert en chirurgie urologique pour déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux règles de l’art et évaluer les éventuels manquements. La mission de l’expert inclut notamment l’analyse de la prise en charge, l’information délivrée aux parents, et l’évaluation des préjudices subis par l’enfant.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

23 décembre 2024
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101760

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de la société Relyens Mutual Insurance (anciennement SHAM) qui contestait deux titres exécutoires émis par l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) pour un montant total de 35 350,26 euros. Le tribunal a jugé que la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand était engagée en raison d'une perte de chance de 80% pour le patient, liée à un retard de diagnostic et de prise en charge, et que les titres exécutoires étaient réguliers. En conséquence, la société a été condamnée à verser à l'ONIAM la somme totale de 411 492,01 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, ainsi qu'une pénalité de 15% prévue par l'article L. 1142-15 du code de la santé publique et le remboursement des frais d'expertise. Les demandes de la société au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

20 décembre 2024• Chambre 1
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417717

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Brault et Novalu. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n° 8 "menuiseries intérieures" du marché de réhabilitation de la salle des loisirs d'Aron. La société requérante soutenait que l'offre de l'attributaire était irrégulière en raison d'une variante interdite et que le pouvoir adjudicateur avait méconnu le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, appliquant les articles L. 2152-1, L. 2152-2 et R. 2151-8 du code de la commande publique.

Avocat : AVOXA NANTES

16 décembre 2024
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113210

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui attribuer le chèque énergie pour 2021. La décision de refus, fondée sur les articles L. 124-1 et R. 124-1 du code de l’énergie ainsi que sur l’arrêté du 24 février 2021, était justifiée car les ressources de la requérante, appréciées selon le revenu fiscal de référence, dépassaient le seuil d’éligibilité de 10 800 euros par unité de consommation. Le tribunal a jugé que Mme A ne pouvait se prévaloir de ses ressources actuelles, l’éligibilité étant déterminée par les données fiscales de l’année de référence. En conséquence, la requête a été rejetée comme non fondée.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

13 décembre 2024• Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202260

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme A, ingénieure principale à Vitry-sur-Seine, qui contestait le montant de son indemnité de fonctions, de sujétion et d'expertise (IFSE) fixé par un arrêté du 17 décembre 2021. La requérante invoquait notamment une rupture d'égalité de traitement et l'illégalité de la délibération fondant l'arrêté, mais le tribunal a estimé que la différence de traitement entre agents promus avant et après la mise en place du nouveau régime indemnitaire était justifiée par des situations différentes et conforme à l'article 88 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984. Le tribunal a également rejeté les autres moyens, dont celui tiré de l'erreur d'appréciation sur le groupe de fonctions, et a par conséquent rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris ses demandes indemnitaires et d'injonction.

Avocat : ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

12 décembre 2024• 5ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101219

Avocat : SELARL BETTY VAILLANT

12 décembre 2024• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2205240

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la famille H, agissant en qualité d'ayants droit de Mme J H, décédée des suites d'une réaction toxique à la Capécitabine. Les requérants demandaient la condamnation solidaire de l'Institut de cancérologie Lucien Neuwirth et du CHU de Saint-Etienne pour fautes dans la prise en charge médicale, ou, à titre subsidiaire, la condamnation de l'ONIAM au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que les conditions pour une indemnisation par l'ONIAM n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 1142-1.

Avocat : SELARL DANTE

11 décembre 2024• 5ème chambre