2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 410
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 009
Avec résumé IA
Avocat : MARMIN
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Avocat : SELARL PARME AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes, décision du [date non précisée]. M. A C demande, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une nouvelle expertise pour évaluer l'aggravation de son état de santé imputée à une infection contractée en 1973 au centre hospitalier de Nîmes, déjà reconnu responsable par des décisions antérieures. Le tribunal rejette la requête, estimant que la demande constitue en réalité une contestation des expertises déjà réalisées et non une mesure utile justifiant une nouvelle désignation d'expert.
Avocat : ARMANDET
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assignation à résidence pour un an, prononcée par le préfet du Pas-de-Calais le 25 juin 2024. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que les moyens de fond (erreur de droit, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en référé-suspension par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Ajaccio du 8 avril 2024 autorisant tacitement la construction d'une pergola. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles N1 et N2 du plan local d'urbanisme était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La renonciation unilatérale du bénéficiaire à l'arrêté n'a pas été jugée suffisante pour priver le recours du préfet d'objet, en l'absence de retrait formel de l'acte par la commune.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PARME
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet de la Somme avait fixé le Maroc comme pays de destination pour son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales au Maroc et de l'absence de lien familial stable en France. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant la retenue de son passeport par la police aux frontières le 28 mai 2021 et un prétendu refus verbal de restitution. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre la décision verbale de refus de restitution, faute pour le requérant d'établir l'existence d'une demande préalable auprès de l'autorité compétente. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de retenue du passeport, estimant qu'elle était insuffisamment motivée et que la situation irrégulière de M. A n'était pas établie à cette date, en méconnaissance des articles L. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension présentée par M. A D, ressortissant comorien, contestant le refus implicite de titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie en raison du délai d’un an écoulé entre la naissance de la décision implicite et le recours, sans justification. Il a également relevé l’absence de recours après l’expiration du dernier récépissé en mars 2024. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond, incluant la violation de l’article L. 423-7 du Ceseda et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : CARMIER
Avocat : CABINET D'AVOCATS ASSOCIÉS KARM - ZAIGER
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Vulcain. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°8 (façades contemporaines et verrières) d'un marché public de réhabilitation, motif pris d'une erreur d'appréciation du pouvoir adjudicateur. Le juge a estimé que l'offre de la société Vulcain, qui proposait un assemblage sur place de la verrière contrairement aux prescriptions du CCTP, était irrégulière au sens des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique. Par conséquent, le pouvoir adjudicateur avait légalement écarté cette offre.
Avocat : CABINET PARME AVOCAT
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, agent communal, qui demandait au juge des référés d'enjoindre à la commune de Morne-à-l'Eau de cesser les attaques à son encontre et de rétablir sa rémunération à plein traitement. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation de précarité financière et l'état anxiodépressif invoqués par la requérante ne sont pas suffisamment établis pour justifier une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. Elle considère également qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est démontrée, les mesures contestées relevant de l'exécution de décisions antérieures. La requête est donc rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ARMAND LIONEL
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D qui demandait la suspension de la décision de la maire de Grand-Fougeray refusant d'user de ses pouvoirs de police (CGCT, art. L. 2212-2 et L. 2213-24) face à l'état de la propriété voisine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de démonstration d'un danger grave et imminent pour la sécurité publique ou celle de la requérante, les désordres invoqués relevant davantage d'un litige de voisinage. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et des conclusions accessoires, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés préfectoraux du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les vices de forme et d'erreur manifeste d'appréciation, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant congolais, contre les arrêtés du préfet de police de Paris du 14 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de sa présence auprès de sa mère réfugiée et de ses sœurs en France, ainsi que des risques encourus en cas de retour au Congo en raison de son engagement politique. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LARMANJAT
Avocat : COMARMOND
Avocat : ARMOUDOM
Avocat : ARMEN - NANTES