934 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
934
Décisions totales
383 581
Ordonnances
279 291
Avec résumé IA
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Avocat : BOUHALASSA
Avocat : BASSALER
Avocat : HOSSEINI NASSAB
Avocat : HASSAINE
Avocat : CHASSAGNE
Avocat : FRASSA PIERRE
Avocat : AARPI MASSAGUER ET SIMON AVOCATS
Avocat : MASSARDIER
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. C A, ressortissant congolais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. C A dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction du territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) était inopérant, car la fixation du pays de renvoi n'affecte pas le droit à la vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la CEDH, en l'absence de risque de traitements inhumains allégué.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de l'Hérault lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la présence en France de M. E constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, ce qui faisait obstacle à la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.