44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 027
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SCP SEBAN & ASSOCIES
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Avocat : SELARL CABANES & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B pour contester l'invalidation de son permis de conduire et le retrait de points consécutif à plusieurs infractions. Le juge, constatant que le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande expresse fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l'a réputé s'être désisté. Par ordonnance du 14 février 2025, il est donné acte de ce désistement d'instance.
Avocat : SELARL DUFOUR & ASSOCIÉS AVOCATS
Refus de renouvellement de carte professionnelle par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le Tribunal administratif de Montreuil constate un non-lieu à statuer, le requérant ayant obtenu la carte professionnelle sollicitée par une décision postérieure du 9 novembre 2023. La requête en excès de pouvoir et les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet.
Avocat : BOREL ET SOUBRE ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D, propriétaire d'un logement, afin d'obtenir réparation du préjudice subi en raison du retard de l'État à accorder le concours de la force publique pour exécuter une décision d'expulsion judiciaire du 13 juillet 2020. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 1er avril 2021, fin de la trêve hivernale prolongée jusqu'au 31 mai 2021 par l'ordonnance du 10 février 2021, et jusqu'au 14 octobre 2021, date de libération effective des lieux. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme D une indemnité de 14 481,66 euros, correspondant à la perte de loyers sur cette période, avec intérêts au taux légal à compter du 25 juillet 2022 et capitalisation. Les textes appliqués sont les articles L. 153-1, L. 153-2 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021.
Avocat : SCP TIRARD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les parents d’un enfant mineur, dont l’auriculaire a été sectionné le 19 mars 2021 en se coinçant dans un grillage de la cour de récréation d’une école communale. Les requérants demandaient la condamnation de la commune d’Aincourt pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et manquement à l’obligation de surveillance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune rapportait la preuve de l’entretien normal du grillage et qu’aucune faute de surveillance n’était établie. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, codifiés notamment à l’article L. 212-4 du code de l’éducation.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme B, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le préfet des Hauts-de-Seine à la SCCV 9/11 Terres Fortes pour un projet de seize logements collectifs, huit logements sociaux et quarante-cinq places de parking à Saint-Cloud. Les requérants contestaient notamment la conformité du projet aux articles UA6, UA7, UA10, UA11 et UA13 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, ainsi qu'à l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et invoquaient un dossier de demande incomplet. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que le retrait de la façade nord par rapport à la voie publique était conforme aux exigences de l'article UA6 du PLU. La solution retenue est le rejet de la requête.
Permis de construire – Tribunal Administratif de Strasbourg – Rejet pour irrecevabilité manifeste. Le tribunal a rejeté la requête de M. A contestant un permis de construire délivré par le maire de Bischheim pour un ensemble de 77 logements. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen opérant ou suffisamment précis, les arguments du requérant étant inintelligibles et ne permettant pas d’en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, assistante d'enseignement artistique, contestant son exclusion temporaire de trois jours infligée par le syndicat mixte de gestion de l'école nationale de musique de Villeurbanne. La sanction était fondée sur un manquement au devoir de réserve pour un post Facebook relayant des informations syndicales. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, intervenus dans un contexte de tensions avérées et dans le cadre de mandats syndicaux, ne constituaient pas une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire. En conséquence, l'arrêté du 22 mai 2023 a été annulé, sur le fondement des articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : D4 AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les conséquences de la chute de M. D survenue le 10 août 2020 dans les escaliers de la piscine municipale de Saint-Etienne. La commune de Saint-Etienne contestait l'utilité de cette mesure en l'absence de preuve de la matérialité des faits, mais le tribunal a estimé que cette absence n'était pas manifeste, notamment au vu d'une attestation des pompiers. En conséquence, la demande d'expertise a été jugée utile et a été accordée. En revanche, la demande de provision de 1 000 euros a été rejetée, la responsabilité de la commune n'étant pas suffisamment établie en l'état.
Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES
Désistement d'instance. Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 14 février 2025, a donné acte du désistement de la société Enfrasys de sa requête en annulation d'un titre de recette émis par la Métropole de Lyon pour des pénalités de retard de 124 600 euros. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens du tribunal, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHARREL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, médecin diplômée en Algérie, qui contestait le refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer la médecine générale en France sur le fondement du B du IV de l’article 83 de la loi du 21 décembre 2006. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation, considérant que les fonctions exercées par la requérante en tant qu’infirmière ne répondaient pas aux conditions légales d’un exercice médical requis. Il a également écarté le moyen tiré d’une atteinte au principe d’égalité et a rejeté les conclusions à fin d’injonction ainsi que les demandes au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait un courrier du ministre de la justice l’informant de l’annulation de son dossier de changement d’affectation et l’invitant à présenter une nouvelle demande. Le tribunal a jugé que ce courrier ne constituait ni une décision de refus ni un acte faisant grief, et qu’il était donc insusceptible de recours. La requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un détenu, qui contestait son transfert de la maison d'arrêt de Villepinte au centre pénitentiaire de Longuenesse et le refus de son changement d'affectation vers Lannemezan. Le tribunal a jugé que ces décisions constituent des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, car elles n'affectent pas de manière substantielle les droits fondamentaux du détenu, faute de preuves suffisantes. La requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a pris acte, par ordonnance du 14 février 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme A de leur requête en plein contentieux. Les requérants demandaient initialement à la commune de Ceyreste de réaliser des travaux de réfection d’un mur de soutènement communal ou, à défaut, d’être indemnisés. La juridiction a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Travaux de grande hauteur d’une demande de condamnation de la collectivité de Corse au versement d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, en raison du retard de paiement du solde d’un marché public de travaux. La société s’étant désistée de ses conclusions indemnitaires après le paiement des sommes dues, le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la collectivité de Corse a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MATHIEU DABOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, directrice d’hôpital, qui contestait l’arrêté du 17 juin 2022 mettant fin à son détachement et la plaçant en disponibilité d’office sans rémunération. La requérante soutenait notamment une incompétence de l’auteur de l’acte et une erreur de droit relative à son droit à rémunération. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision avait été prise par une autorité compétente et que la situation de l’agent, en l’absence de poste vacant, justifiait légalement le placement en disponibilité d’office sans traitement. La solution s’appuie sur le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 et le décret n° 2007-704 du 4 mai 2007.
Avocat : BAZIN & ASSOCIÉS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant angolais, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 20 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 33 de la Convention de Genève, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CLAISSE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Véolia Eau visant à annuler la procédure de passation d'une délégation de service public d'eau et d'assainissement attribuée à la société Saur par la communauté de communes Haute Cornouaille. La requérante invoquait un conflit d'intérêts caractérisé par le lien familial entre le président de la communauté de communes et un salarié de la société attributaire, en méconnaissance de l'article L. 3123-10 du code de la commande publique. Le juge a estimé que, bien que le lien familial existât, le président n'avait pas participé à l'analyse des offres ni influencé le choix de l'attributaire, cette mission ayant été confiée à un assistant à maîtrise d'ouvrage, et que l'attribution avait été votée collégialement par le conseil communautaire. En conséquence, la situation de conflit d'intérêts n'a pas été jugée caractérisée au sens des textes applicables.
Avocat : CABINET D'AVOCATS FRECHE & ASSOCIES