44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 027
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Avocat : RAFFIN ASSOCIES
Avocat : SCHRECKENBERG PARNIERE & ASSOCIES
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, attachée d'administration, contestant le refus implicite du préfet de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un accident du 16 décembre 2022, ainsi que le refus de reclassement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la première demande, le préfet ayant retiré sa décision initiale et accordé un congé pour invalidité temporaire imputable au service pour une maladie professionnelle. Concernant le refus de reclassement, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les dispositions des articles L. 826-1 du code général de la fonction publique et du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 n'avaient pas été méconnues.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la SARL Colas Mayotte d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet de Mayotte du 12 novembre 2024 rejetant son offre pour un accord-cadre d’entretien du réseau routier national (2024-2028), ainsi que la procédure de passation. La requérante invoquait plusieurs manquements, notamment un défaut d’information sur les motifs de rejet (articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique), le caractère anormalement bas de l’offre retenue (article L. 2152-6), l’irrégularité de cette offre (article L. 2152-2), et une neutralisation du critère technique dans la notation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les informations avaient été communiquées, que l’offre de la SARL Mayotte Route Environnement n’était pas anormalement basse après analyse, et que les autres moyens n’étaient pas fondés.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D E épouse B. Cette mesure vise à examiner les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de La Timone à compter du 25 novembre 2023, marquée par des complications. L'expertise, confiée au docteur C A, devra déterminer l'existence éventuelle de fautes médicales, évaluer les préjudices subis, et préciser les liens de causalité avec la prise en charge. L'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille ne s'est pas opposée à cette demande, jugée utile pour une éventuelle action en réparation.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Apave Sudeurope, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Castelluccio à lui verser 5 257,18 euros pour des factures impayées relatives à un marché de vérification périodique des installations. La société n’a pas fourni de précisions suffisantes sur la nature des prestations réalisées, empêchant le juge d’en apprécier le bien-fondé. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DOLLA - VIAL & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la commune de Villeneuve-d'Olmes visant à l'annulation de la délibération n° 61/2022 du 5 décembre 2022 du SDIS de l'Ariège. Cette délibération fixait le montant global et les modalités de répartition des contributions des communes et EPCI pour l'exercice 2023. Le tribunal a estimé que les membres du conseil d'administration avaient disposé d'une information suffisante, notamment via un rapport détaillant les modalités de calcul et les projections individuelles, et que la délibération ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 1424-35 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de la société Joseph Paris dans le litige l'opposant à Brest métropole concernant le marché de réhabilitation du Pont de Recouvrance. La société Joseph Paris demandait initialement l'annulation du décompte général et le versement de plus de 6,6 millions d'euros, mais s'est désistée en janvier 2025, désistement accepté par les autres parties (Brest métropole, Freyssinet France et Endel). L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CLAUDON & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme I veuve G et de ses co-demanderesses, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et économiques consécutifs au décès de M. G, exposé aux essais nucléaires en 1960-1961. La juridiction a estimé que les requérantes ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010, réservée aux victimes directes, et qu'elles n'établissaient pas de lien de causalité direct entre l'exposition aux rayonnements et les pathologies ayant entraîné le décès. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été retenue, et l'ensemble des demandes indemnitaires, ainsi que celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus de délivrance d'un visa "passeport-talent" pour un projet économique innovant. La décision de la commission de recours, qui s'est substituée à la décision consulaire, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, conformément aux articles L. 421-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à son annexe 10. Par conséquent, la commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le visa.
Avocat : ARRUE DUFLOT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant d'un appel de fonds du syndicat intercommunal d'assainissement autonome (SIAA) et demandait l'annulation du marché de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités : les conclusions relatives au contrôle de l'appel de fonds relèvent de la compétence judiciaire en vertu de la convention liant les parties, et celles tendant à l'annulation du marché ou au contrôle des prestations du maître d'œuvre sont irrecevables, Mme C étant un tiers au contrat administratif. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé fondé.
Avocat : CABINET BUISSON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la société Eveha Services Administration, qui sollicitait le paiement d'intérêts moratoires pour le remboursement tardif de ses créances de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la demande de versement de ces intérêts, formulée par courrier du 28 septembre 2022, était tardive au regard du délai de réclamation prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. En application de cet article, la réclamation devait être présentée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant l'événement qui la motive, soit le remboursement des créances intervenu en 2019. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : SYNERGIES CONSEILS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la société Eveha Services Administration, qui sollicitait la restitution de 305 313 euros de crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2020. La société contestait le rejet partiel de sa créance, fondé sur un rapport d'expert du ministère de la recherche utilisant une grille d'analyse qu'elle jugeait illégale. Le tribunal a jugé que l'illégalité de cette grille ne pouvait être invoquée car la décision de l'administration fiscale ne reposait pas directement sur ce document, mais sur l'avis de l'expert. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà de la procédure contentieuse.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d'Ault à la SCI Les Joubarbes, avait sursis à statuer par un jugement avant dire droit du 18 juillet 2023, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, afin de permettre la régularisation de vices. Les requérants, M. et Mme D, contestent la régularisation opérée par deux permis modificatifs, arguant notamment du non-respect du délai de cinq mois imparti et de l'insuffisance des mesures prises concernant l'article UA4 du PLU. Le tribunal rejette l'ensemble des conclusions des requérants, estimant que les vices initiaux ont été régularisés par les permis modificatifs.
Avocat : SCP TIRARD & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. B A d’une demande d’injonction visant à faire enlever, à ses frais, une canalisation d’eau potable implantée sur son terrain par le syndicat intercommunal de distribution d’eau de la région de Brimeux. Le tribunal a d’abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le syndicat, jugeant la requête recevable car ni tardive ni prématurée. Sur le fond, il a rappelé la méthode applicable pour apprécier la légalité de l’implantation d’un ouvrage public et la nécessité de rechercher une éventuelle régularisation avant d’envisager une démolition. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur les principes du contentieux administratif des ouvrages publics et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Saint-Maur-des-Fossés qui s'opposait à la déclaration préalable déposée par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex pour l'installation d'antennes-relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'apportant pas la preuve d'une insuffisance de couverture réseau sur la zone justifiant une intervention immédiate. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur de droit n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, les antennes et leurs éléments techniques devant respecter les prescriptions de l'article UB11 du plan local d'urbanisme intercommunal relatives à l'intégration paysagère. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, fait droit à la demande de la Région Grand Est sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à désigner un expert pour réaliser un constat préalable de l'état des immeubles voisins avant le début des travaux de restructuration de la Maison de Région de Troyes. Le tribunal juge cette mesure utile et ordonne l'expertise, rejetant la demande de mise hors de cause de la SMABTP.
Avocat : SCP HERMINE AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que M. B, né en Italie d'une mère française et d'un père présumé italien, n'avait pas apporté la preuve de démarches personnelles répétées et assidues auprès des autorités italiennes pour établir son impossibilité d'obtenir la nationalité italienne. La solution retenue s'appuie sur l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES