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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 413

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212921

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de M. B..., agent pénitentiaire, qui sollicitait le versement de 11 522 euros pour les rémunérations non perçues suite à son placement à demi-traitement entre 2016 et 2017. Le tribunal a rappelé que l'annulation de l'arrêté de suspension pour défaut de motivation (vice de forme) n'ouvre pas droit à réparation si la même décision aurait pu être légalement prise. En l'espèce, la matérialité des faits reprochés à l'agent était établie et la mesure conservatoire était justifiée par l'intérêt du service et les poursuites pénales en cours, conformément à l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983. Par conséquent, le lien de causalité direct entre l'illégalité et le préjudice allégué n'était pas constitué.

Avocat : DE BAYNAST

6 octobre 2025• 10ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506354

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D... concernant sa prise en charge par le SAMU du CHU de Montpellier le 22 juillet 2023. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour évaluer la qualité des soins et déterminer l'origine des préjudices allégués. L'intervention de la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte-d'Or a été admise. En revanche, la demande de M. D... tendant à ce que le CHU de Montpellier soit condamné à lui verser 2 500 euros au titre des frais de justice a été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER

3 octobre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404985

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de la SAS Alubat Normandie, qui contestait le décompte de résiliation de son marché de travaux (lot n°5 « Menuiseries extérieures ») conclu avec l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie. La société demandait le versement de 101 777,92 euros TTC, mais le tribunal a considéré que le décompte de résiliation était devenu définitif, faute pour l’entreprise d’avoir respecté le délai de réclamation prévu par le cahier des clauses administratives générales (CCAG Travaux). La solution retenue s’appuie sur les stipulations des articles 12 et 51 du CCAG Travaux, approuvé par l’arrêté du 30 mars 2021.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

3 octobre 2025• 4 ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402732

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par une décision de la commission de médiation du 29 janvier 2021, qui n'a pas été exécutée par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les préjudices matériel et moral allégués par le requérant, liés à son maintien dans un logement inadapté et à ses difficultés financières.

Avocat : N'TSIKABAKA

3 octobre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419380

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Roz Arvor d'un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté de l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire du 9 juillet 2024, afin d'obtenir une augmentation de sa dotation populationnelle. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 8 septembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, la présidente du tribunal en a donné acte par une ordonnance du 3 octobre 2025, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition du code de l'action sociale et des familles ou du code de la sécurité sociale n'a été appliquée au fond.

Avocat : SELARL CORMIER - BADIN

3 octobre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204815

Le Tribunal Administratif de Nice (1ère chambre) était saisi par la société belge Fival d’une demande de décharge de l’obligation de payer une somme de 335.999 €, résultant d’une mise en demeure de payer du 16 août 2022 pour des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (exercices 2017 et 2019). La société soutenait que l’exigibilité de la créance était suspendue par une réclamation contentieuse assortie d’une demande de sursis de paiement, déposée le 11 août 2022. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 277 du livre des procédures fiscales, le sursis de paiement suspend l’exigibilité et rend caducs les actes de poursuite postérieurs à la demande. En l’espèce, la demande de sursis ayant été reçue par l’administration le 19 août 2022, soit après la mise en demeure du 16 août, la requête conserve son objet et l’acte de poursuite est privé de base légale.

Avocat : WIBAUT

2 octobre 2025• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402557

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 29 juin 2023, afin d’enjoindre au préfet de lui attribuer un logement. Se fondant sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a constaté qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois. Il a donc ordonné au préfet de loger ou reloger Mme B. sous astreinte, retenant que l’obligation de résultat pesant sur l’État n’était pas satisfaite, indépendamment des difficultés pratiques invoquées par le préfet.

Avocat : BARBERIS

2 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501642

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 16 mai 2024, qui n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Statuant en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat. Par ordonnance, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à Mme A... dans un délai de quatre mois, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.

Avocat : BARBERIS

2 octobre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501885

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du département du Doubs suspendant l’agrément d’assistante familiale de Mme B.... La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence caractérisée, la juge des référés estimant que la privation de l’indemnité d’entretien (environ 1 000 euros) n’entraînait pas une situation de précarité financière suffisante, dès lors que l’intéressée continuait à percevoir une rémunération de base de 1 800 euros, supérieure à ses charges courantes. Le tribunal a également relevé que le délai de saisine du juge des référés, plus d’un mois après la notification de la décision, était de nature à atténuer l’urgence alléguée.

Avocat : BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES

2 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2408107

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation le 1er février 2024, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. La requérante soutenait que son logement était inadapté et dangereux, et qu’aucune offre tenant compte de ses besoins ne lui avait été faite dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code. Le préfet n’ayant pas contesté l’absence d’évolution de sa situation, le tribunal a ordonné le relogement sous quatre mois, sans astreinte.

Avocat : BARBERIS

2 octobre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501905

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS La Vue des Forges d’une demande de suspension de la décision du maire de Belfort du 26 août 2025 exerçant le droit de préemption urbain sur un immeuble. Le juge a reconnu l’urgence, eu égard à l’objet de la décision de préemption et à ses effets sur l’acquéreur évincé. Il a également estimé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la décision, fondé sur les articles L. 210-1 et L. 211-2 du code de l’urbanisme, était propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision de préemption jusqu’au jugement au fond.

Avocat : SEBAN ET ASSOCIES

2 octobre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504561

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Antarès d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis par Le Mans Métropole pour le recouvrement de pénalités de retard contractuelles. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 22 août 2025. Par ordonnance du 1er octobre 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : CABANES - NEVEU

1 octobre 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101300

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par les parents d’un enfant autiste, A..., d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis par leur famille en raison de l’absence d’accompagnement en SESSAD et de l’absence de placement temporaire en IME, malgré les décisions de la MDPH. Les requérants invoquaient la responsabilité de l’État pour faute, fondée sur les articles L. 114-1 et L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles et du code de l’éducation, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis et que la responsabilité de l’État n’était pas engagée.

Avocat : ENARD-BAZIRE

1 octobre 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303435

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France et son assureur, la société Axa France Iard, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels consécutifs à un incendie survenu le 23 janvier 2019 dans un centre de formation des apprentis. Les requérants recherchaient la responsabilité contractuelle de la région Hauts-de-France, propriétaire du bâtiment mis à disposition, en invoquant un vice de construction à l’origine du sinistre. La région a rejeté cette demande, contestant le caractère contradictoire de l’expertise et l’existence même d’un vice, tout en appelant en garantie les constructeurs et le contrôleur technique sur le fondement de la garantie décennale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’origine de l’incendie n’était pas établie et qu’aucune faute de la région n’était démontrée.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

1 octobre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314396

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours en pleine contentieux de la SAS Innovation et techniques industrielles (ITI) contre le contrat de maintenance des équipements de sûreté conclu le 10 février 2023 entre les services du Premier ministre et la SNC Inéo Infracom. La société requérante, évincée à l'issue de la procédure, invoquait une définition insuffisante des besoins (article L. 2111-1 du code de la commande publique), un critère d'appréciation non divulgué et l'irrégularité de l'offre de l'attributaire (article L. 2151-2). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, et a confirmé la validité du contrat.

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

1 octobre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308670

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme E..., agissant pour eux-mêmes et leur enfant mineur, d’une demande d’indemnisation de 26 000 euros pour absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 2 mars 2022. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, mais uniquement à l’égard de M. E..., seul bénéficiaire de la décision de la commission. Les conclusions de son épouse et de leur enfant ont été rejetées. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LUBAKI

1 octobre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400136

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de Mme A... contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA) notifiés par le département de l’Aveyron, l’un de 900 euros pour la période de novembre 2022 à avril 2023 et l’autre de 1 154,46 euros lié à la prise en compte tardive d’une pension de retraite. La requérante invoquait des erreurs de période et une faute de l’organisme gestionnaire, sans demander de remise gracieuse mais en sollicitant l’annulation des décisions et une compensation financière. Le tribunal, statuant en juge unique, a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du règlement départemental d’aide sociale de l’Aveyron.

Avocat : LEBLOND SEBASTIEN

1 octobre 2025• Cellule juge unique
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328502

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2015, ainsi que les pénalités correspondantes. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration fiscale, qui avait déjà prononcé un dégrèvement en cours d'instance de 241 006 euros en droits et 208 555 euros en pénalités, notamment en abandonnant l'imposition des revenus de la société britannique SC SMI Ltd et en réduisant certaines majorations. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de M. A... relatifs à l'irrégularité de la procédure et au bien-fondé des impositions, en jugeant notamment que l'administration avait pu appliquer l'article 155 A du code général des impôts pour imposer les revenus des sociétés interposées, sans que les conventions fiscales britannique et franco-suisse y fassent obstacle. Enfin, le tribunal a accordé le sursis de paiement demandé et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : BARSIKIAN

1 octobre 2025• 1re Section - 1re Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 488357

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:488357.20250930• 5ème et 6ème chambres réunies
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2100424

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour un préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante entre 1985 et 2006. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en l'absence de mesures de protection efficaces. Il a jugé que l'admission de M. A... au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) suffit à établir le préjudice d'anxiété, sans nécessité de prouver un lien avec une maladie déclarée. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement de la carence fautive de l'employeur public, sans application de texte spécifique autre que les principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : LA BALME CABINET

30 septembre 2025• 3ème chambre