761 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
761
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 718
Avec résumé IA
Avocat : AUERBACH
Avocat : BACHA
Avocat : BACHTLI
Avocat : BACHELET
Avocat : BACH-WASSERMANN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C, ressortissant afghan, demandant l'annulation de la décision du 9 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel la préfète du Lot a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit au regard des articles L. 412-5 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ayant été accordée.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté de placement en rétention administrative. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté le recours comme irrecevable pour les conclusions dirigées contre le signalement Schengen et incompétent pour celles contre la rétention. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une vie familiale stable et de la situation irrégulière du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Avocat : SCP DAGNEAU-BACHIMONT & DUQUESNE
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient insuffisamment précis et non assortis de pièces justificatives. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus de titre de séjour opposé à Mme C, ressortissante marocaine, par la préfète de Meurthe-et-Moselle le 3 octobre 2023. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale. Le tribunal retient la présence continue en France depuis huit ans, l'ancrage familial régulier (mari, enfants, petits-enfants), l'absence d'attaches au Maroc et la nécessité d'un soutien familial quotidien lié à une pathologie grave. La solution s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du 3 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français de vingt-quatre mois à l'encontre de M. D, ressortissant espagnol. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas indiqué de motifs de fait propres à cette mesure, en méconnaissance des exigences de motivation des actes administratifs. En revanche, les autres décisions contestées (obligation de quitter le territoire français sans délai et fixation du pays de destination) ont été validées, les moyens soulevés par le requérant étant écartés. Cette solution s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 16 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des craintes de persécutions en raison de son origine tamoule et de son opposition au gouvernement sri-lankais, ainsi que son isolement en Autriche. Le tribunal a jugé que la faculté pour la France d'examiner la demande d'asile, prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. En l'absence de preuve de défaillances systémiques en Autriche, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, ressortissant philippin, contestant un arrêté du préfet des Yvelines du 24 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 2 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance des articles 10 et 11 du règlement (UE) n° 604/2013, au motif que les membres de la famille présents en France ne sont pas des « membres de la famille » au sens de l'article 2 de ce règlement. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Allemagne, État membre ayant accepté la reprise en charge de M. A.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en ce qu'elle visait les textes applicables et rappelait le rejet définitif de ses demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin du droit au maintien sur le territoire français en cas de rejet définitif d'une demande de réexamen.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de M. B A D, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'illégalité du contrôle d'identité, jugé inopérant pour contester l'obligation de quitter le territoire. S'agissant de l'interdiction de retour, le juge a vérifié sa motivation au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (durée de présence, liens familiaux, antécédents d'éloignement, menace pour l'ordre public). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne mettait en demeure Mme C de quitter les lieux qu'elle occupe. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas joint l'acte attaqué, se contentant de produire un arrêté antérieur du 15 juillet 2024 déjà suspendu. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.