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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

382 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

382

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 467

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAKEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401571

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. et Mme C... pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter les décisions de la commission de médiation les reconnaissant prioritaires pour un logement et un hébergement d’urgence. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis par la famille, expulsée et privée de logement avec ses trois enfants. L’État a été condamné à verser 3 000 euros à M. C... et 4 000 euros à Mme C..., avec intérêts au taux légal à compter du 5 septembre 2023 et capitalisation, ainsi que 1 200 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : N'TSIKABAKA

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401617

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) concerne un recours en plein contentieux indemnitaire formé par M. et Mme B... contre l'État. Les requérants, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 juillet 2019, demandaient 24 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que si la carence de l'État à exécuter la décision de la commission constitue une faute engageant sa responsabilité à compter du 24 janvier 2020, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté. En l'espèce, les requérants louent un appartement de type T3 qui n'est pas sur-occupé, et ils ne démontrent pas que ce logement serait inadapté au regard de leurs capacités financières et de leurs besoins, la décision de la commission de médiation ayant été prise au seul motif de l'ancienneté de leur demande de logement social.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400687

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A... C..., reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 octobre 2021, qui n'ont pas été relogés par l'État. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision constitue une faute engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Cependant, la solution retenue est que cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement actuel est inadapté, ce qui n'est pas établi en l'espèce, car la reconnaissance du caractère prioritaire reposait uniquement sur un délai d'attente excessif. Par conséquent, la demande indemnitaire de 11 000 euros a été rejetée.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514725

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par transmission du Tribunal administratif de Nice d’une requête de la société Leroy Merlin France contestant des impositions de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2017 à 2020, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 351-6 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal administratif de Nice, car les avis de mise en recouvrement ont été émis par des comptables publics des Alpes-Maritimes. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour qu’il règle la question de compétence.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

15 septembre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405080

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Areva, en qualité de société tête de groupe fiscalement intégré, d’une demande de rétablissement d’un déficit d’ensemble de 14 475 432 euros pour l’exercice clos en 2016. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 décembre 2024. Par ordonnance du 29 août 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

29 août 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503027

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par la société Leroy Merlin France d’un recours en décharge de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2017 à 2020, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Montreuil, car les avis d’imposition contestés avaient été établis par la direction des vérifications nationales et internationales, située en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le dossier a été transmis au tribunal compétent.

Avocat : SCP BAKER & MC KENZIE

26 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503896

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant ivoirien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que la carence de l'administration empêchait l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer son activité professionnelle. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKARY AFISSOU

7 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2101820

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a été saisi par la société Chantier naval de l'Esterel de plusieurs recours contestant les redevances d'occupation du domaine public mises à sa charge par la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes pour les années 2017 à 2023. La société invoquait notamment la méconnaissance des principes du droit des entreprises en difficultés (articles L. 622-17 et L. 622-24 du code de commerce) et le caractère excessif et discriminatoire de la redevance au regard de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes de la société en réduisant le montant de la redevance pour l'année 2018 à 20 275 euros, tout en maintenant les montants réclamés pour les années 2019 et 2020, et en rejetant les conclusions relatives à l'application du plan de redressement judiciaire.

Avocat : BOUBAKER SOUFIANE

24 juillet 2025• 5ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306142

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société CPV Labecede, qui contestait une facture de 838 062,92 euros émise par EDF au titre d’un avoir de rattrapage pour 2022. Le tribunal a jugé que cette facture constituait une mesure d’exécution du contrat administratif de complément de rémunération conclu entre les parties, et non une décision administrative détachable. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, seul un recours indemnitaire étant envisageable. La décision s’appuie sur les articles L. 311-12 et L. 311-13-4 du code de l’énergie.

Avocat : BAKER & MCKENZIE

15 juillet 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306228

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Centrale photovoltaïque PS1, qui contestait une facture de la société EDF réclamant un reversement de 16 482,44 euros au titre d’un avoir de rattrapage pour 2022. Le tribunal a jugé que cette facture constituait une mesure d’exécution d’un contrat administratif de complément de rémunération, et non une décision administrative susceptible d’annulation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été déclarées irrecevables. Les moyens soulevés, notamment l’illégalité de l’arrêté du 28 décembre 2022 et de l’article 38 de la loi du 16 août 2022, n’ont pas été examinés au fond.

Avocat : BAKER & MCKENZIE

15 juillet 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306227

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Parc éolien du Beaujolais vert, qui contestait une facture de 3 296 972,54 euros émise par EDF au titre d’un avoir de rattrapage pour 2022. Le tribunal a jugé que cette facture constituait une mesure d’exécution du contrat administratif de complément de rémunération conclu entre les parties, et non une décision administrative susceptible d’annulation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été déclarées irrecevables, le juge du contrat ne pouvant, pour une telle mesure, que rechercher si elle ouvre droit à indemnité. La demande de la société requérante a donc été rejetée, de même que les conclusions d’EDF au titre des frais d’instance.

Avocat : BAKER & MCKENZIE

15 juillet 2025• 3ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503639

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par ce texte n'est pas remplie, car le requérant ne démontre pas une situation d'extrême urgence nécessitant une intervention sous 48 heures, notamment son employeur ne menaçant pas de rompre son contrat de travail dans ce délai. Le tribunal rejette donc la requête, tout en précisant que M. A peut saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code pour obtenir le récépissé.

Avocat : BAKARY AFISSOU

2 juillet 2025
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500105

Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par la société EDF d’une demande de condamnation de la SAS Gascogne Papier au paiement de sommes dues au titre d’un contrat de complément de rémunération et d’une indemnité de résiliation, constate que cette requête est connexe à une autre affaire pendante devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, portant sur le même contrat. En application des articles R. 342-2 et R. 342-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin qu’il détermine la juridiction compétente pour connaître des deux requêtes. La solution retenue est donc un renvoi pour connexité, sans statuer sur le fond du litige.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

26 juin 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2200277

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la Société Générale visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires de contributions additionnelles à l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2013 à 2015. La société contestait l'impossibilité de reporter en avant des crédits d'impôt étrangers nés d'exercices antérieurs, invoquant une entrave à la liberté de circulation des capitaux et une double imposition contraire aux conventions fiscales. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles 235 ter ZAA et 235 ter ZC du code général des impôts et de la doctrine administrative, seuls les crédits d'impôt nés au cours de l'exercice d'imputation pouvaient être imputés sur ces contributions, excluant tout report en avant. Il a également estimé que la restriction litigieuse était justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir de taxation entre États membres, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

19 juin 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504657

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné les demandes de la société Sogefimur tendant à la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2018, 2019 et 2020. La société contestait la légalité des délibérations de la communauté urbaine Angers Loire Métropole fixant les taux de la taxe, invoquant une méconnaissance de l'article 1520 du code général des impôts et une disproportion entre le coût du service et les recettes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BAKER & MC KENZIE

10 juin 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202474

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SARL A Beach, exploitante sortante, pour contester la régularité du contrat de sous-concession de plage attribué à la société Andross 2 par la métropole Nice Côte d'Azur le 6 avril 2022, ainsi que son avenant du 14 décembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la validité du contrat initial, car l'avenant y avait mis fin. Les conclusions dirigées contre l'avenant ont été jugées irrecevables, la société requérante ne justifiant pas d'un intérêt à agir suffisant. La décision s'appuie sur les règles de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : BOUBAKER SOUFIANE

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305768

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A D d’une demande indemnitaire de 26 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 2 décembre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour carence fautive, mais uniquement à l’égard de M. A D, seul demandeur reconnu prioritaire. Il a condamné l’État à lui verser 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, sur la période du 2 juin 2021 au 22 juin 2024, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions de Mme A D ont été rejetées.

Avocat : LUBAKI

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2109587

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la société Sogefimur, qui sollicitait la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2019. La société soutenait que le taux de la taxe était manifestement excessif, car il couvrait des dépenses liées aux déchets non ménagers et générait un excédent de 28,81 %. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article 1520 du code général des impôts, que le produit de la redevance spéciale devait être inclus dans les recettes non fiscales déduites du coût du service. Après ce calcul, l'excédent n'était que de 9,36 %, ce qui n'est pas manifestement disproportionné. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

6 mai 2025• 5ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204516

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Finamur d’une demande de réduction de la taxe sur les surfaces de stationnement en Île-de-France pour les années 2016 à 2018, au motif que seules les places de stationnement, et non les voies de circulation, devaient être imposées. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total en cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête. Par un jugement du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le litige.

Avocat : CABINET BAKER & MCKENZIE

29 avril 2025• 8ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 492638

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

14 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492638.20250314• 8ème chambre jugeant seule