137 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
137
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 017
Avec résumé IA
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 27 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois contre M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle du requérant (emploi stable, vie familiale avec sa compagne et son enfant né en France, absence de menace pour l'ordre public). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, M. A ayant déjà bénéficié d'un avocat commis d'office. Les conclusions à fin d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les déclarations du requérant étant trop générales et dépourvues de crédibilité. Il a également écarté les moyens tirés du non-respect de la confidentialité, des conditions de l’entretien, de l’erreur d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile pour elle et sa fille mineure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, des conditions d’entretien inadaptées et une erreur d’appréciation sur le caractère manifestement infondé de sa demande. Le tribunal a estimé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du manque de crédibilité des craintes de persécution liées à une conversion au christianisme. La décision a été prise après consultation de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, conformément à l’article L. 352-2 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction ou la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas un préjudice grave et immédiat résultant de sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi ni un risque de rupture imminente de son contrat de travail. En conséquence, la demande a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme (CEDH).