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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 251 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 251

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 933

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BELEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303104

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet de Mayotte du 24 mai 2023 refusant un titre de séjour à une ressortissante comorienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la résidence continue de l'intéressée depuis l'âge de neuf ans, de sa scolarité ininterrompue et de son intégration familiale. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 mars 2025• 2ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501068

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 316 995,43 euros présentée par la SAS Eiffage Route Grand Sud contre la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. La société invoquait un décompte général et définitif tacitement accepté, mais n’a pas prouvé avoir communiqué son projet de décompte final conformément à l’article 12.3 du cahier des clauses administratives générales (arrêté du 30 mars 2021). En conséquence, l’obligation de paiement n’a pas été jugée comme non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, dont l’appel en garantie, ont également été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BELLOTTI

20 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317594

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204327

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme A pour les préjudices subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 15 mai 2020 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire), annulé pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du retard dans la délivrance d'un titre de séjour. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 15 mai 2020 au 17 janvier 2022. Le tribunal a accordé 1 500 euros pour la perte de chance sérieuse d'exercer un emploi régulier et 2 000 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

18 mars 2025• 1ère Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317592

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 435-1, L. 423-23, L. 432-13) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 8).

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503280

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir des risques personnels et actuels en cas de retour en Tunisie liés à son orientation sexuelle. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 8 de la même Convention, considérant que M. A B, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une insertion sociale et professionnelle suffisamment ancienne et intense en France pour y avoir ancré le centre de sa vie privée et familiale.

Avocat : MICHAEL BELLEE

17 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409391

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge estimant que la décision était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

14 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500450

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B A visant à obtenir un récépissé de dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Gard a délivré le récépissé sollicité le 14 février 2025, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : BELAÏCHE

14 mars 2025
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402892

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et plusieurs retraits de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation et le retrait de points du 18 mars 2020, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Les conclusions relatives aux infractions des 26 décembre 2019, 17 juin 2020, 23 septembre 2020 et 28 avril 2022 ont été rejetées comme irrecevables, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de l'instance. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, estimant que le moyen tiré du défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé, l'administration ayant apporté la preuve de la délivrance des documents requis.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

13 mars 2025• CH 1 JU
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303819

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 13 juillet 2023 du préfet de la Seine-Maritime lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir et lui retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur un extrait du greffe du tribunal judiciaire de Dieppe pour établir la condamnation de M. A à une interdiction de détenir une arme, sans erreur de droit ou d'appréciation. Enfin, le tribunal a considéré que le retrait de la validation du permis de chasser n'était pas subordonné au caractère définitif de l'inscription au fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes, en application des articles L. 312-3 du code de la sécurité intérieure et L. 423-15 du code de l'environnement.

Avocat : BELLET

13 mars 2025• 3 ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500461

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B, ressortissante marocaine, visant à suspendre la décision implicite du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire et a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BELAÏCHE

12 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402975

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, notamment pour l'infraction du 17 septembre 2022, constatée par radar automatique, dont l'amende forfaitaire majorée a été payée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

12 mars 2025• JU-1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502277

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision de transfert était légale, les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 17 et 31 du règlement UE n° 604/2013, et violation de l'article 8 de la CEDH) n'étant pas fondés. Par conséquent, l'exception d'illégalité soulevée contre l'assignation à résidence a également été écartée. La solution s'appuie sur le règlement "Dublin III" et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BELIGON

12 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500768

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait interdit le retour sur le territoire français de M. C, ressortissant géorgien, pour une durée d'un an. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2017, de ses problèmes de santé et de la scolarisation de ses deux enfants. En conséquence, il a enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. C dans le système d'information Schengen et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LABELLE

11 mars 2025• URGENCES JU
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304101

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant centrafricain, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 mars 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas fourni les informations nécessaires à l'instruction de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : DAVID-BELLOUARD

11 mars 2025• 4ème chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-22TL22349

Avocat : SEGUIER-BONNET ISABELLE

11 mars 2025• 2ème chambre
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500731

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant bulgare, contestant l’arrêté préfectoral du 11 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’absence de liens familiaux stables et de la situation de détention du requérant. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du même code.

Avocat : LABELLE

11 mars 2025• URGENCES JU
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2111692

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur le 24 août 2021, ainsi que les retraits de points liés à neuf infractions. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, sept des décisions de retrait de points et la décision d'invalidation avaient été retirées, le permis étant redevenu valide avec cinq points, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer sur ces points. Pour les infractions restantes des 26 septembre 2019 et 28 janvier 2021, le tribunal a rejeté les moyens de M. A, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

11 mars 2025• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500782

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 10 février 2025 fixant le pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, condamné pour violence en état d'ivresse, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LABELLE

11 mars 2025• URGENCES JU
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112372

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a rejeté la demande de non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, celle-ci n'ayant pas été retirée. Il a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 16 octobre 2018 et 17 octobre 2019, en raison du défaut de preuve de la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de reconstituer le capital de points de M. B et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

11 mars 2025• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13