4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 803
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 705
Avec résumé IA
Avocat : CABINET BENOIT
Avocat : BENESTY
Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA
Avocat : ABENA OWONO
Avocat : BENKHELOUF
Avocat : MARGALL, D'ALBENAS
Avocat : BENARAB
Avocat : BENIFLA
Avocat : BENHAMIDA
Avocat : BENANE
Avocat : BENAGES
Avocat : CABINET PREZIOSI-CECCALDI-ALBENOIS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, n'avait pas été méconnu, le requérant ayant pu présenter ses observations lors du dépôt de sa demande. La décision a également été jugée suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, ont été écartés.
Avocat : BEN MANSOUR
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment son état de santé pour s'opposer au transfert. Le tribunal a jugé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne constitue pas un droit et que Mme B n'apportait pas la preuve d'un risque réel de détérioration significative et irrémédiable de sa santé en cas de transfert, au sens de la jurisprudence de la CJUE. Par conséquent, la décision de transfert a été validée.
Avocat : BENOIT-GRANDIERE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A, ressortissant somalien, contestant l'arrêté du 23 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités polonaises. Le requérant invoquait notamment son statut de mineur, la présence de son père en France et un défaut d'information. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la signataire de l'arrêté était compétente, que les brochures d'information prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été remises en somali, et qu'il avait bénéficié d'un entretien individuel conforme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa lui refusant un visa de long séjour "passeport talent". Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la commission était régulièrement composée, la décision suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen. Il a également jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les documents produits ne permettaient pas d'établir la qualité de mandataire social de M. B, faisant ainsi craindre un détournement de l'objet du visa. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-9 et R. 431-11.
Avocat : BENTOLILA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation au regard des articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et de la convention d’application de l’accord de Schengen.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale avec son épouse, réfugiée. La commission de recours avait fondé son refus sur le fait que le mariage était postérieur à la demande d'asile de la réunifiante, rendant inapplicable la procédure de réunification familiale dérogatoire prévue à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 5 juin 2024 refusant à M. B un visa de long séjour "passeport talent". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'absence de recrutement par l'ENSAM et les conséquences professionnelles alléguées n'étaient pas suffisamment établies pour caractériser une atteinte grave et immédiate. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur un motif d'ordre public lié aux risques pour les intérêts nationaux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.