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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

338 627

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209070

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la société JM Investment Fund, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2015-2018. La société, de droit anglais, soutenait ne pas disposer d’un établissement stable en France au sens de l’article 283-0 du code général des impôts et de la directive TVA. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que la société disposait bien d’un établissement stable en France, la rendant redevable de la TVA. La demande de décharge des rappels et pénalités a donc été rejetée.

Avocat : CABINET ORVA AVOCATS

6 novembre 2025• 7éme chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506510

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que la cellule familiale constituée en France (PACS et enfant né en 2024) ne pouvait se reconstituer dans le pays d'origine, le conjoint étant réfugié. L'arrêté préfectoral a donc été jugé disproportionné dans son atteinte à la vie privée et familiale de la requérante.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

6 novembre 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518311

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile, motivé par la tardiveté de sa demande. La juridiction a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier, et de vice de procédure, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressée avait été informée dans une langue qu'elle comprenait, conformément à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que le refus n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante n'ayant pas démontré sa vulnérabilité particulière. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

6 novembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03927

Avocat : CABINET FIDAL

5 novembre 2025• 2ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03497

Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX

5 novembre 2025• 2ème chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01654

Avocat : CABINET HUON ET SARFATI

5 novembre 2025• 3e chambre - formation à 3
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206294

Le Tribunal administratif de Melun a annulé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux imposées à M. et Mme D... pour les années 2016 et 2017. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 50 du livre des procédures fiscales, l'administration ayant notifié une seconde proposition de rectification après avoir déjà clos un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle, sans démontrer que les contribuables avaient fourni des éléments incomplets ou inexacts. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

5 novembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207278

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A... B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013 et 2014. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale de remboursements de frais kilométriques en revenus distribués, imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Le tribunal a jugé que le requérant, qui n'avait pas répondu aux propositions de rectification, supportait la charge de la preuve et n'avait pas démontré le caractère professionnel des dépenses alléguées. La décision s'appuie sur les articles 38, 39, 109 et 110 du code général des impôts, ainsi que sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET F.NAIM

5 novembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517928

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre la décision de classement sans suite de sa demande de rendez-vous pour un titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction après que le préfet l'a convoqué pour déposer son dossier. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de l'instance.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

5 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305425

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 29 décembre 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé à la société Enedis une autorisation de travail pour l'embauche d'une étudiante étrangère en contrat d'apprentissage. Le tribunal a jugé que la salariée, titulaire d'une carte de séjour "étudiant" et dont le contrat d'apprentissage était validé, était dispensée d'autorisation de travail en application de l'article R. 5221-2 du code du travail. En conséquence, le préfet ne pouvait légalement lui opposer un refus fondé sur des manquements à la santé et la sécurité au travail. La décision a été annulée et l'État condamné à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ZANNOU JEANNESSON ASSOCIES

5 novembre 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410051

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., ressortissant togolais reconnu réfugié. Il a jugé que l'administration avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne délivrant pas la carte de résident dans le délai de trois mois prévu à l'article R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en laissant M. A... sans attestation de prolongation d'instruction entre le 27 juin et le 5 septembre 2023. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une provision de 1 500 euros au titre de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, ainsi qu'une provision de 500 euros au titre de son préjudice matériel, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509828

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. F... E..., ressortissant irakien, de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre des décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant l'Irak comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et ordonnant son maintien en rétention après une demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'asile, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et un défaut d'examen sérieux de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni les stipulations conventionnelles invoquées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510167

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. B..., directeur de l'EPSM des Flandres, contestant son arrêté de suspension conservatoire de quatre mois. Le juge a examiné la condition d'urgence, la caractérisant par la perte substantielle de rémunération (plus de 50%) du requérant, et a relevé l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Ce doute portait notamment sur le défaut de notification du droit de se taire lors de l'enquête administrative, privant le requérant d'une garantie fondamentale. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté du 23 septembre 2025, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

5 novembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202697

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Suez RV plastiques atlantique d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 août 2022 lui imposant de réduire ses stockages extérieurs de balles plastiques sur son site de Bayonne, en raison de nuisances persistantes liées à une prolifération de diptères. Par un mémoire du 2 octobre 2025, la société s’est désistée purement et simplement de son action. Le tribunal a constaté que ce désistement était sans obstacle et en a donné acte par jugement du 5 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.

Avocat : CABINET BOIVIN & ASSOCIÉS

5 novembre 2025• CHAMBRE 3
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322125

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SAS Mme A... D... contestant des rehaussements d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2016 à 2018, suite à la remise en cause de charges facturées par sa société holding. La société soutenait notamment l’insuffisance de motivation des propositions de rectification et la réalité des prestations de services et de gouvernance facturées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de la requête, jugeant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées et que la société n’apportait pas la preuve de la réalité et de l’utilité des prestations litigieuses pour son activité. En conséquence, la demande de décharge des impositions supplémentaires et des pénalités a été rejetée, ainsi que les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET MORELL ALART & ASSOCIES

5 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323773

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. et Mme D... contestant la remise en cause, par l'administration fiscale, du report d'imposition d'une soulte de 13 275 000 euros versée lors d'un apport de titres, sur le fondement de l'article 150-0 B ter du code général des impôts. L'administration avait appliqué la procédure de répression des abus de droit (article L. 64 du livre des procédures fiscales) et assorti les suppléments d'impôt de la majoration de 80%. Les requérants soutenaient que la stipulation de la soulte ne poursuivait pas un but exclusivement fiscal, mais visait à préserver les équilibres familiaux et à éviter la dilution des droits de leurs enfants dans la société bénéficiaire de l'apport. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions supplémentaires et des pénalités pour abus de droit.

Avocat : CABINET STEPHANE CHAOUAT & ASSOCIES

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325780

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A... B... tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu au titre de 2016, consécutive à la remise en cause d’un avantage fiscal « Girardin industriel logement social » prévu à l’article 199 undecies C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’administration n’était pas tenue d’exercer son droit de communication auprès de la société Earth Energy Finances et que la procédure d’imposition était régulière. Il a également estimé que le requérant ne pouvait utilement se prévaloir de la doctrine administrative invoquée. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : CABINET CORNET AVOCAT

5 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327147

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Compagnie Art et Placement, qui contestait une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice 2013. Le litige portait sur le caractère fictif de créances acquises par la société, que l’administration avait écartées sur le fondement de l’article L. 64 du livre des procédures fiscales pour abus de droit. Le tribunal a jugé que la société requérante, après avis défavorable du comité de l’abus de droit fiscal, n’apportait pas la preuve de l’exagération des bases d’imposition. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement fiscal opéré par l’administration.

Avocat : CABINET HUET & ASSOCIES (SELARL)

5 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400291

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SCI Dogbart, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et pénalités pour les exercices 2013 et 2014, issues d’une vérification de comptabilité. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute de réclamation préalable valable au sens des articles R. 190-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. La réclamation du 9 décembre 2017, présentée par les associés en leur nom propre, ne mentionnait pas l’imposition contestée et n’était pas accompagnée des pièces requises, et ne pouvait être regardée comme une réclamation de la société.

Avocat : CABINET GUIDET ET ASSOCIE (SELARL)

5 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431305

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A..., ressortissant égyptien, prise par le préfet de police de Paris. Cette annulation est fondée sur un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre