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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

346 327

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503798

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. La requérante, atteinte du VIH, soutenait que la décision méconnaissait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le Préambule de la Constitution. Le tribunal a considéré que, malgré la gravité de son état de santé, elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Côte d'Ivoire, suivant l'avis du collège de médecins de l'OFII. En conséquence, la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont été jugées légales.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

16 octobre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210257

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme A... qui contestaient des rehaussements d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017. L'administration avait remis en cause la déduction de la moitié des salaires versés à Mme A..., associée majoritaire, considérant cette rémunération excessive et non justifiée, et l'avait requalifiée en revenus distribués. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, les requérants n'ayant pas démontré avoir été empêchés de présenter des pièces justificatives, et que la proposition de rectification était suffisamment motivée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et les règles de déduction des charges du code général des impôts.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET GEORGES PATRICK & ASSOCIES

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307334

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., agent technique de la commune d'Arles, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 5 juin 2023 lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de quinze jours pour des propos déplacés. Le tribunal a annulé cette sanction au motif que la décision était insuffisamment motivée, ne précisant ni le contenu des propos reprochés ni les circonstances exactes, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que les faits n'étaient pas établis avec certitude, la matérialité des griefs n'étant pas démontrée. En conséquence, la sanction a été annulée, et la commune a été condamnée à verser à M. B... 875,43 euros pour son préjudice financier et 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la demande de préjudice moral étant rejetée.

Avocat : SELARL CABINET LAMBALLAIS ET ASSOCIES

16 octobre 2025• 1ère Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2203273

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCEA Domaine de Saint-Léger, qui demandait l’annulation du permis de construire délivré le 11 janvier 2022 à Mme B... pour six abris à chevaux, ainsi que le retrait de cette autorisation pour fraude. La juridiction a estimé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir, rendant sa demande irrecevable. Par conséquent, la demande d’indemnisation pour recours abusif présentée par Mme B... a également été rejetée. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

16 octobre 2025• 1ère chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302332

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A..., éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de la directrice interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Sud-Est de lui octroyer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que la requérante ne démontrait pas que ses fonctions exercées au sein de l'UEMO d'Avignon correspondaient à l'une des fonctions listées par l'annexe du décret du 14 novembre 2001, notamment en l'absence de preuve que l'unité était située dans un quartier prioritaire de la ville ou qu'elle accueillait principalement des jeunes issus de ces quartiers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A..., incluant ses demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, le décret n° 93-522 du 26 mars 1993, et le décret n° 2001-1061 du 14 novembre

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403465

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, notifiée par le ministre de l'intérieur le 2 mai 2024, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable, garanti par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et contestait la réalité des infractions. Le tribunal a jugé que l'information préalable constitue une garantie essentielle et conditionne la régularité des retraits de points. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les infractions des 21 septembre 2023 et 19 janvier 2024, constatées par procès-verbal électronique, en application du code de procédure pénale.

Avocat : CABINET IOSCA AVOCATS

16 octobre 2025• Cellule juge unique
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301249

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la commune de Lorient pour un préjudice subi suite à une chute sur un passage enherbé. Le tribunal a estimé que le requérant n’apportait pas la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage public et le dommage, et que sa chute était exclusivement imputable à une faute d’inattention, ayant emprunté un passage non destiné aux piétons. En conséquence, la responsabilité de la commune pour défaut d’entretien normal n’a pas été retenue. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics.

Avocat : CABINET CAYOL PIERSON

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205805

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a été saisi par la commune de Chapareillan d’un litige l’opposant à son assureur, la compagnie Groupama Rhône Alpes Auvergne, concernant le refus de garantie d’un sinistre relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service d’une agente. Le tribunal a jugé que la déclaration de sinistre, effectuée le 3 janvier 2022, n’était pas tardive, car le délai de 90 jours prévu au contrat ne commençait à courir qu’à compter de la date à laquelle la commune disposait de l’arrêté octroyant le congé et de l’avis de la commission de réforme, pièces exigées par le contrat. En conséquence, il a ordonné à Groupama Rhône Alpes Auvergne de couvrir le sinistre et l’a condamnée à verser à la commune la somme de 46 063,63 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, sur le fondement des articles L. 113-2 du code des assurances et des stipulations contractuelles.

Avocat : CABINET CARNOT AVOCATS

16 octobre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2111754

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de la SARL ADDRA Industries, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt innovation (CII) pour l’année 2020, à hauteur de 3 426 euros, après un refus partiel de l’administration fiscale. Le tribunal a rappelé que, selon l’article 244 quater B du code général des impôts, le CII est ouvert aux PME pour les dépenses liées à la conception de prototypes ou d’installations pilotes de « nouveaux produits », définis comme des biens non encore mis sur le marché et présentant des performances supérieures. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement formulée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur l’éligibilité des dépenses déclarées par la société ECMA Concept, filiale de la requérante, au regard de ces critères.

Avocat : CABINET BRETLIM

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113903

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société CBFL, exploitante d'un camping, afin d'engager la responsabilité de la commune de Préfailles et de la communauté d'agglomération Pornic Pays de Retz pour des dommages causés par des inondations répétitives, imputées à un défaut d'entretien et de dimensionnement du réseau d'évacuation des eaux pluviales. La société demandait la réalisation de travaux sous astreinte et l'indemnisation de divers préjudices matériels et d'exploitation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société CBFL, considérant que les préjudices allégués n'étaient pas établis dans leur réalité ou leur lien de causalité direct avec le défaut d'entretien du réseau public, et que les conclusions provisionnelles étaient irrecevables. Les demandes présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées, et la société a été condamnée à verser une somme de 1 500 euros aux défenderesses sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET POLYTHETIS

16 octobre 2025• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303614

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... contre la décision ministérielle autorisant son licenciement économique. Le juge a considéré que la cessation d'activité de la société Trefilunion, résultant d'une liquidation judiciaire sans poursuite d'activité, constituait un motif économique valable. L'argument du requérant selon lequel cette cessation serait due à une faute de l'actionnaire a été écarté comme inopérant. La décision s'appuie sur l'article L. 1233-3 du code du travail, qui reconnaît la cessation d'activité comme motif de licenciement économique.

Avocat : CABINET GUIDON CABOCEL BOZIAN

16 octobre 2025• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208461

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait la décision de retenue de son passeport prise le 8 septembre 2022 par la police aux frontières de Valenciennes. Le tribunal a jugé que la décision de retenue, révélée par la remise d’un récépissé, est une décision non écrite, rendant inopérants les moyens tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de signature et de motivation, fondés sur l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 814-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui habilite les services de police à retenir le passeport des étrangers en situation irrégulière.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

16 octobre 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508260

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant gambien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, et de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), en estimant que la procédure avait été régulière et que les brochures d'information avaient été remises dans une langue comprise par l'intéressé. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que les risques allégués en cas de retour en Gambie n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., sur le fondement des règlements européens et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

16 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502863

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. A... qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français et son assignation à résidence. Le juge écarte le moyen d'incompétence, l'acte étant signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière, et celui d'insuffisance de motivation, les décisions étant suffisamment fondées en droit et en fait. Les autres moyens, invoquant notamment une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sont rejetés faute de précisions suffisantes. La solution est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HABILES

16 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502866

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. A... contestant un refus implicite de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français, l’interdiction de retour et l’assignation à résidence, en se fondant sur une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HABILES

16 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508229

Le Tribunal administratif de Paris annule le refus implicite du préfet de police de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. Le requérant, père d’une enfant mineure bénéficiaire de la protection subsidiaire, avait droit de plein droit à une carte de séjour pluriannuelle en application de l’article L. 424-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

16 octobre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515291

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de sa situation et que son droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a annulé la décision fixant le pays de destination en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, mais a rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

16 octobre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527369

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 25 juillet 2025. Cette ordonnance enjoignait au Centre national de gestion (CNG) de réexaminer la situation des candidats de la liste A ayant obtenu une note supérieure au dernier admis de la liste B, dans la limite des postes ouverts. Le juge a rejeté l’intégralité des conclusions de M. B..., estimant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée et que la mesure sollicitée ne présentait pas d’utilité suffisante au regard de l’exécution déjà engagée de l’ordonnance initiale. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé mesures utiles.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

16 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312958

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B..., agent de l’Office public de l’habitat (OPH) de Seine-et-Marne, contestant l’arrêté du 27 juin 2023 le maintenant en disponibilité d’office et refusant implicitement sa demande de congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que la décision de refus de congé de longue maladie, qui constitue un refus d’avantage, devait être motivée en application des articles L. 822-6 du code général de la fonction publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En l’espèce, l’arrêté attaqué ne comportait aucune motivation, ce qui a conduit à son annulation, ainsi que celle de la décision de rejet du recours gracieux.

Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES

16 octobre 2025• 9ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215827

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par la société BSA, société mère d'un groupe fiscalement intégré, d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et d'une amende pour défaut de déclaration de subvention. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration d'une perte subie par une filiale du groupe en un acte anormal de gestion constituant une libéralité au profit de ses actionnaires. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par l'administration, estimant que les conclusions relatives à l'amende étaient connexes à celles relatives aux impositions supplémentaires, relevant toutes de sa compétence. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que l'opération en cause constituait un acte anormal de gestion, la société requérante démontrant l'existence d'une contrepartie et d'un intérêt propre pour la filiale. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de l'amende litigieuse, et a mis à la charge de l'Etat une somme au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE

16 octobre 2025• 10ème chambre