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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215203

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que M. B, né en Italie d'une mère française et d'un père présumé italien, n'avait pas apporté la preuve de démarches personnelles répétées et assidues auprès des autorités italiennes pour établir son impossibilité d'obtenir la nationalité italienne. La solution retenue s'appuie sur l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES

11 février 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403993

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision, a examiné la demande de Mme B qui sollicitait une provision de 500 000 euros en réparation des préjudices subis suite à sa prise en charge au Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne Sur Mer (CHITS) en décembre 2017. Le juge a considéré que l'obligation du CHITS n'était pas sérieusement contestable, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en raison d'une faute commise lors de la prise en charge aux urgences. Il a été retenu que la sortie de l'hôpital de Mme B dans la nuit du 23 au 24 décembre 2017 était incompatible avec son état de santé, ce qui constitue une faute engageant la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 50 000 euros à Mme B et a également condamné le CHITS à verser 440 229,44 euros à la CPAM du Var au titre de ses débours, ainsi que 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CHAS

11 février 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200920

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Apave Sudeurope, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Castelluccio à lui verser 5 257,18 euros pour des factures impayées relatives à un marché de vérification périodique des installations. La société n’a pas fourni de précisions suffisantes sur la nature des prestations réalisées, empêchant le juge d’en apprécier le bien-fondé. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DOLLA - VIAL & ASSOCIES

11 février 2025• 2ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 495658

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

11 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495658.20250211• 3ème chambre jugeant seule
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302431

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la commune de Villeneuve-d'Olmes, qui demandait la condamnation du SDIS de l'Ariège à lui verser 150 000 euros en réparation du préjudice financier résultant de l'illégalité de délibérations fixant ses contributions pour 2018-2021. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le SDIS, estimant que la demande de la commune, qui visait en réalité la restitution des contributions versées, relevait de la contestation des titres exécutoires. Cette contestation aurait dû être formée dans le délai de deux mois suivant la réception de chaque titre, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ce que la commune n'a pas fait.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

11 février 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2223164

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (115 163 euros) pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient notamment la motivation de la proposition de rectification, l'absence de recours hiérarchique effectif, et le bien-fondé des rehaussements liés à des frais professionnels et omissions de recettes de la SASU Colev. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence d'entretien dans le cadre du recours hiérarchique n'était pas fondé, car la loi n'exige pas un tel entretien, et a estimé que les autres moyens n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les articles L. 54 C du livre des procédures fiscales et 109 du code général des impôts.

Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS

11 février 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216378

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'EURL SD, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait que son acceptation d'une transaction proposée par l'administration, sur laquelle celle-ci était ensuite revenue, l'empêchait d'être regardée comme ayant accepté les rectifications, et invoquait un manquement à la loyauté et une méconnaissance de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet des conclusions en décharge.

Avocat : CABINET BROCARD AVOCATS (SELARL)

11 février 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2211730

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Vendome Res de recours en annulation contre un permis de construire délivré le 2 décembre 2020 pour la réhabilitation d’un ensemble immobilier au 12 rue de la Paix à Paris, ainsi que contre son transfert et un arrêté rectificatif. La société requérante s’est désistée purement et simplement de ses deux requêtes. Le tribunal donne acte de ce désistement, qui emporte extinction de l’instance. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’est prononcée.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

11 février 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2204257

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur la requête de M. B A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2018. L'administration fiscale a prononcé des dégrèvements partiels en cours d'instance, réduisant les montants en litige. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les sommes déjà dégrevées et rejette le surplus des conclusions de M. A, estimant ses moyens non fondés. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET FIDAL CLERMONT-FERRAND

11 février 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2203614

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Arcos, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser plus de 203 millions d'euros en réparation de préjudices liés à la concession autoroutière du contournement ouest de Strasbourg. La société invoquait des fautes de l'État dans l'instruction du projet, l'octroi de l'autorisation environnementale, la gestion des oppositions et les prescriptions archéologiques, ainsi qu'un fait du prince. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, considérant notamment que les retards et modifications invoqués relevaient de l'exercice normal des prérogatives de l'autorité concédante et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les stipulations du cahier des charges de la concession et les principes généraux de la responsabilité contractuelle en droit administratif.

Avocat : CABINET WILLKIE, FARR ET GALLAGHER

11 février 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304668

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Le Brebant, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017, assorties de pénalités pour manquement délibéré. La société n'a pas justifié de la réalité et de la déductibilité des charges de pourboires versés en espèces, faute de produire des éléments suffisamment précis sur leur nature et leur contrepartie. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la doctrine administrative, faute de démonstration par la société. En conséquence, la demande de décharge et d’intérêts moratoires a été rejetée, sur le fondement des articles 39 du code général des impôts et 1729 du même code.

Avocat : CABINET BERSAGOL, PIRO & PERROT (SCP)

11 février 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301491

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus implicite de l'OPH de Saint-Dizier d'instruire sa demande d'allocation de rente viagère d'invalidité. Le tribunal a jugé que M. B, admis à la retraite le 21 septembre 2020, ne remplissait pas les conditions prévues par l'article 37 du décret du 26 décembre 2003, car sa mise à la retraite n'était pas intervenue dans le cadre d'une invalidité résultant de blessures ou maladies contractées en service. Par conséquent, la décision de l'OPH a été validée et les conclusions à fin d'injonction ainsi que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELAS CABINET DEVARENNE ASSOCIÉS

11 février 2025• Juge unique - 2ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2202898

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par M. A d'une demande de condamnation de la commune de Reims au paiement de 31 872,32 euros pour des achats d'objets destinés aux musées de la ville, restés impayés. La juridiction a relevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative. Elle a jugé que les contrats conclus avec l'association de gestion du musée de la Pompelle, ne relevant pas de la commande publique et n'impliquant pas de personne publique, sont des contrats de droit privé. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, renvoyant les parties à saisir la juridiction judiciaire.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES

11 février 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102941

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par la maire de Megève à M. C pour une maison individuelle. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le dossier de demande n'était pas incomplet et que le projet respectait les articles 3.UH, 7.UH et 12.UH du règlement du plan local d'urbanisme relatifs à l'accès, à l'implantation et au stationnement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

11 février 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2202870

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SARL Capdeville et Fils contestant le refus d'abroger le classement de ses parcelles en zone naturelle inondable par le PLU de Lalinde. La juridiction a relevé que ce PLU avait été abrogé par l'entrée en vigueur d'un nouveau plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi-H), rendant sans objet les conclusions de la société. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, sans se prononcer sur le fond du classement initial.

Avocat : SCP CABINET LEXIA

11 février 2025• 6ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200290

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la commune de Montauban visant à l'annulation d'un titre exécutoire émis par le SDIS de Tarn-et-Garonne pour un montant de 260 355,53 euros. La commune contestait notamment la légalité des délibérations du conseil d'administration du SDIS fixant les contributions, en invoquant une méconnaissance des articles L. 1424-34 et L. 1424-35 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une violation du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la commune, considérant que les délibérations étaient légales et que le titre exécutoire était fondé. En conséquence, la requête a été rejetée et la commune a été condamnée à verser 3 000 euros au SDIS au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

11 février 2025• 1ère Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200933

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SCA la Cave d'Aléria, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement en Corse. La société soutenait qu'une subvention de FranceAgriMer n'était pas une aide d'État et ne devait pas être prise en compte pour vérifier le respect des plafonds d'intensité d'aide. Le tribunal a jugé que cette subvention, versée dans le cadre du règlement (UE) n° 1308/2013, constitue une aide d'État au sens du règlement (UE) n° 651/2014. Son cumul avec le crédit d'impôt excédant le taux maximal de 20 % fixé par la carte des aides à finalité régionale, la demande a été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLMC

11 février 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300106

Le Tribunal administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 8 août 2022 par lequel le maire de Villanova avait refusé à Mme B un permis de construire pour la surélévation d'une construction existante, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux du 29 novembre 2022. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : les décisions attaquées ne comportaient pas les considérations de droit requises par les articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme, les privant ainsi de motivation suffisante. La commune de Villanova a été condamnée à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

11 février 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303457

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé le titre exécutoire n° 26 émis le 10 janvier 2023 par le SDIS de l'Ariège à l'encontre de la commune de Villeneuve-d'Olmes pour un montant de 75 953 euros. La décision se fonde sur l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, constatant que le titre ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance et ne faisait référence à aucun document joint ou antérieur. Cette annulation pour vice de forme n'implique pas l'extinction de la créance, qui pourrait être régularisée. Le tribunal a rejeté les conclusions de la commune tendant à être déchargée de l'obligation de payer, faute pour elle d'avoir soulevé de moyens mettant en cause le bien-fondé de la créance.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

11 février 2025• 1ère Chambre