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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421046

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 4 juillet 2024 par lequel le préfet de police a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant gambien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car M. B réside en France depuis sa naissance en 1993, y a effectué toute sa scolarité, et y vit avec ses parents (titulaires d'une carte de résident) et ses frères et sœurs (de nationalité française), justifiant d'une promesse d'embauche. La solution retenue se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421045

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de police avait refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Cette décision se fonde sur l'intensité, l'ancienneté et la stabilité des liens familiaux de Mme B en France, notamment sa vie commune avec un compatriote titulaire d'une carte de résident et leur enfant né en 2020.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500961

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP) qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'autorisation de pénétrer dans le logement d'un résident pour y réaliser des travaux d'étanchéité. Le juge des référés a estimé que la demande était manifestement irrecevable, faute d'utilité, car le règlement intérieur de la résidence, accepté par le résident, permettait déjà au CASVP d'accéder au logement pour des travaux de maintenance sans son accord préalable. En conséquence, la condition d'urgence et d'utilité requise par l'article L. 521-3 n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET SEBAN ET ASSOCIES

17 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321841

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme C et Mme A, ayants droit de M. E A, décédé des suites d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale à l’hôpital européen Georges Pompidou. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale, sur le fondement de l’article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, en raison du décès provoqué par cette infection. L’indemnisation a toutefois été limitée à 20 % du préjudice total, correspondant à la perte de chance d’éviter le dommage. En conséquence, l’ONIAM a été condamné à verser 1 840 € aux ayants droit, 2 593,70 € à Mme C et 950 € à Mme A, incluant les préjudices d’affection, les souffrances endurées et les frais d’obsèques.

Avocat : CABINET JASPER AVOCATS

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412739

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C, ressortissant libanais, pour contester un arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi qu’un défaut d’examen sérieux de sa situation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a confirmé la légalité de la décision de transfert. La solution s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315481

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B D, propriétaire d’un logement à Paris, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 5 juin 2023 par lequel le préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, lui avait ordonné de réaliser des travaux pour mettre fin à un danger imminent pour la santé publique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, en raison d’une délégation de signature régulière, et a jugé inopérant le vice de procédure invoqué, le danger étant manifeste au sens de l’article L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1311-4 et L. 1311-1 du code de la santé publique, ainsi que sur le règlement sanitaire du département de Paris.

Avocat : CABINET LOIRE, HENOCHSBERG (AARPI)

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432828

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 9 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressée. Il a également écarté les moyens tirés des vices de procédure au regard des règlements européens n° 604/2013 et n° 603/2013, de l'absence de preuve de saisine des autorités espagnoles, ainsi que de l'erreur de droit et d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432823

Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de M. A, ressortissant algérien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trente-six mois. Aucune condamnation de l'État aux frais de justice n'a été prononcée. La décision est fondée sur le code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407583

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet d'Ille-et-Vilaine, ordonne l'expulsion de M. et Mme A du centre d'accueil pour demandeurs d’asile (CADA) de Fougères, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que les intéressés se maintiennent sans droit ni titre dans le logement depuis le rejet définitif de leurs demandes d'asile, et que la mesure d'expulsion, urgente et utile compte tenu de la saturation du dispositif d'accueil, ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Pour tenir compte de la situation médicale de leur enfant et des conditions climatiques, un délai de trois mois est accordé aux occupants pour quitter les lieux avant que le préfet ne puisse recourir à la force publique.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT

17 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421123

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la cellule familiale de l'intéressée, composée de son concubin et de leurs quatre enfants, pouvait se reconstituer hors de France, et que la décision attaquée était légale au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420869

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant malien. Le tribunal a retenu que cette décision était insuffisamment motivée, en l’absence de réponse à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressé. Il a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. La décision s’appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

17 janvier 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300287

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B contestant le rejet de sa candidature pour un logement social par la société Elogie-Siemp, motivé par un dossier incomplet. Après avoir écarté la fin de non-recevoir soulevée par la défense, le tribunal a jugé que la décision attaquée était insuffisamment motivée au regard des articles L. 441-2-2 et R. 441-2-2 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent de préciser les motifs du refus. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 31 août 2022 et enjoint à la commission d'attribution de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET LHERITIER AVOCATS

17 janvier 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300860

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, sapeur-pompier volontaire, contestant la suspension de son engagement à compter du 15 septembre 2021 en raison de son refus de se conformer à l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la suspension initiale, non formalisée, était illégale, mais que l'arrêté du 9 février 2024, qui a régularisé la situation en rétablissant l'engagement de M. B, a privé d'objet les conclusions en annulation. Concernant les demandes indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande de réparation du préjudice financier, estimant que M. B ne démontrait pas avoir été privé d'une chance sérieuse d'effectuer des gardes, et a limité l'indemnisation du préjudice moral à 500 euros, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code de la sécurité intérieure.

Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS

17 janvier 2025• 8ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03376

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS MEDITERRANEE

17 janvier 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432561

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D A, ressortissant algérien, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois prononcée par le préfet de police le 3 décembre 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432591

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 13 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, estimant que la décision est suffisamment motivée en droit et en fait. Il juge également que le droit d'être entendu a été respecté, M. A ayant été entendu par les services de police avant la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432518

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 3 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a d'abord admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il visait les textes applicables et mentionnait les principaux éléments de fait. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

17 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412488

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 janvier 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302817

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. B..., ressortissant comorien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte le 4 mai 2023. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée de l'intéressé à Mayotte en 2014, de sa scolarisation et de l'obtention d'un CAP, ainsi que de la présence régulière de son père en métropole. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B... dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

16 janvier 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412453

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant guinéen. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet du Nord avait délivré à l'intéressé un récépissé valable jusqu'au 27 janvier 2025, ce qui permettait la poursuite de l'instruction de sa demande et ne plaçait pas sa situation en péril immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

16 janvier 2025