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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411415

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l’Allemagne prises le 6 novembre 2024 par le préfet du Nord à l’encontre de M. D C et Mme E, ressortissants irakiens demandeurs d’asile. La juridiction a jugé que ces décisions méconnaissaient l’autorité de la chose jugée par ses précédents jugements du 13 septembre 2024, qui avaient annulé des transferts similaires et enjoint à la préfecture de réexaminer leur situation après avoir conduit de nouveaux entretiens individuels conformes à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. En se bornant à recueillir des observations sans organiser de tels entretiens, le préfet a violé l’obligation de procédure prescrite par ce règlement. Les décisions ont donc été annulées pour vice de procédure.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

9 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411414

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions de transfert vers l'Allemagne prises le 6 novembre 2024 par le préfet du Nord à l'encontre de M. D C et Mme E, ressortissants irakiens demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient l'autorité de la chose jugée, car le préfet s'était borné à recueillir leurs observations sans procéder à de nouveaux entretiens individuels, comme l'exigeait l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Cette solution fait suite à l'annulation de précédentes décisions de transfert par un jugement du 13 septembre 2024, qui enjoignait un réexamen conforme à cette procédure.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

9 janvier 2025• Reconduite à la frontière
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01463

Avocat : CABINET MDMH

9 janvier 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405946

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de Paris, estimant que cette décision avait simplement lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive à reloger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 mai 2021, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. En réparation des troubles dans ses conditions d'existence, l'État a été condamné à verser à Mme A une indemnité de 2 000 euros, tous intérêts compris.

Avocat : CABINET LAGOA (SEL)

9 janvier 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-22VE01848

Avocat : CABINET ADER JOLIBOIS

9 janvier 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201683

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B, agent du syndicat intercommunal des transports collectifs de Montereau, contestant son exclusion temporaire de deux mois et dix-huit jours. Le requérant invoquait notamment un défaut de communication de son dossier administratif, l'absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que le grief de cumul d'activités était infondé car M. B disposait d'une autorisation, et que celui lié à la communication d'informations n'était pas établi. En conséquence, la sanction a été annulée pour disproportion, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A

9 janvier 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208548

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné le recours de la société AUXILIIS PINGERE contestant la validité du contrat attribué à la société Megal pour le lot n°6 "carrelages et faïences" d'un marché public de travaux lancé par la communauté d'agglomération Val d'Yerres - Val de Seine (CAVYVS). La requérante invoquait une erreur de notation comme manquement aux règles de passation, et demandait l'annulation du contrat, des injonctions de communication, ainsi que des dommages et intérêts pour perte de chance et préjudice moral. Le tribunal a rappelé que tout tiers lésé de façon directe et certaine peut former un recours de pleine juridiction contre le contrat, mais que les moyens invocables sont limités aux vices en rapport direct avec l'intérêt lésé ou d'une gravité particulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BCCL

9 janvier 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204922

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ancien agent de la chambre d'agriculture de région Île-de-France, qui contestait la légalité de sa rétrogradation et de son licenciement pour inaptitude, et demandait réparation de divers préjudices financiers et moraux. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la rétrogradation était légale et que le licenciement, bien que prononcé après une procédure irrégulière (composition de la commission paritaire), n'était pas entaché d'illégalité substantielle, l'employeur ayant satisfait à son obligation de reclassement. Il a également jugé que l'absence de mention de l'avantage en nature (véhicule de fonction) sur les fiches de paie n'avait pas causé de préjudice indemnisable. La décision s’appuie notamment sur le statut du personnel administratif des chambres d’agriculture et les dispositions du code du travail relatives à l’égalité de rémunération.

Avocat : CABINET VL AVOCATS

9 janvier 2025• 5ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425577

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant philippin, contestant l'arrêté du préfet de police du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus de séjour était justifié par la menace à l'ordre public que constituait la présence en France de M. B, en raison de sa condamnation pour violences conjugales en présence d'un mineur, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 janvier 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424756

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 19 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal écarte ces moyens, estimant que M. A n'apporte aucun élément nouveau remettant en cause les décisions de l'OFPRA et de la CNDA qui lui ont refusé la protection internationale. En conséquence, la requête est rejetée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 janvier 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424757

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 20 août 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant mauritanien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté et de la stabilité de l'emploi occupé par le requérant depuis près de huit ans. Il enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour et de travail dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 janvier 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404889

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'impact professionnel invoqué par le requérant, en raison de la gravité des infractions commises (neuf excès de vitesse et un non-respect de feu rouge) et des exigences de sécurité routière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE

9 janvier 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311309

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SARL Promoholding contestant l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le maire de Villemomble a opposé un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. La société soutenait qu'elle bénéficiait d'un permis tacite depuis le 2 juin 2023 et que l'arrêté devait être regardé comme un retrait illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas du dépôt d'un dossier complet à la date alléguée et qu'aucun permis tacite n'était né. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-1, R. 423-19, R. 423-22 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS

9 janvier 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407582

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant turc, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas la directive européenne 2013/33/UE. Il a également estimé que l'administration avait procédé à un examen réel de la situation du requérant, sans erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

9 janvier 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407633

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert vers la Croatie, responsable de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les informations prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 avaient été fournies. Il a également estimé que l'absence de preuve d'un lien familial établi avec son frère en France ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, ni une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT

9 janvier 2025• Eloignement urgent
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421873

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière, et a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée. Sur le fond, il a considéré que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser le séjour, en raison de l'usage par M. B d'une fausse carte d'identité française lors de son embauche, sans commettre d'erreur de droit ou de fait. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 janvier 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209802

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société MasterClass Santé, qui contestait la décision du 4 février 2022 de la directrice générale de l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) lui retirant son enregistrement en qualité d'organisme de développement professionnel continu (ODPC). La société soutenait que la décision était entachée d'une erreur de fait, n'ayant pas commis de manœuvres frauduleuses. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, confirmant ainsi le retrait d'enregistrement prononcé sur le fondement des articles R. 4021-24 et R. 4021-25 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET SELARL DI VIZIO LAW

9 janvier 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301763

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. et Mme A contestant la délibération du 17 janvier 2023 par laquelle le conseil municipal d'Obermorschwiller a approuvé un plan d'alignement communal. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions des requérants concernant les rues autres que la rue du Paradis, faute d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a annulé la délibération en tant qu'elle concerne la rue du Paradis, au motif que la portion non bitumée de cette voie, essentiellement enherbée et présentant un dénivelé important, ne pouvait être regardée comme appartenant au domaine public routier au sens des articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIÉS

9 janvier 2025• 1ère chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406948

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 novembre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a mis en demeure Mme A de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de démarches suffisantes et concrètes de relogement ou d'hébergement d'urgence. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a par conséquent été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS JULIEN DARRAS

8 janvier 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203911

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme O et de M. M visant à engager la responsabilité du centre hospitalier d'Arras pour une patellectomie réalisée en novembre 2019. La juridiction a rejeté l'intégralité des demandes indemnitaires, estimant que l'indication chirurgicale était conforme aux données de la science et que l'obligation d'information avait été respectée. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil pour écarter tout manquement fautif de l'établissement. En conséquence, les conclusions relatives aux préjudices directs et indirects, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

8 janvier 2025• 6ème chambre