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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319311

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 8 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des stipulations de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

7 janvier 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411703

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. A, ressortissant camerounais, contestant un arrêté d'assignation à résidence du 11 novembre 2024 et une prétendue décision implicite d'éloignement. Le tribunal a rejeté les conclusions contre la décision implicite d'éloignement, jugeant qu'elle était inexistante, car l'administration s'était fondée sur l'obligation de quitter le territoire français du 16 juin 2023, toujours valable, pour prendre les mesures d'exécution. Il a également rejeté la requête contre l'assignation à résidence, estimant que la mesure était légale au regard des articles L. 731-1 et L. 722-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

7 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200006

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 16 septembre 2021 par lequel le maire de Nice avait refusé à la société Cogedim Méditerranée un permis de construire pour un immeuble de 22 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux avoisinants) était entaché d'une erreur d'appréciation, le projet s'insérant dans un environnement urbanisé et hétérogène sans démontrer l'existence d'un site remarquable à protéger. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, avec injonction à la commune de délivrer le permis de construire sollicité.

Avocat : CABINET SZEPETOWSKI

7 janvier 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2125583

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, salariée protégée, qui contestait la décision du 5 octobre 2021 de la ministre du travail autorisant son licenciement pour faute. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure devant le comité social et économique (CSE) n'était pas entachée d'irrégularité, les membres ayant reçu des informations suffisantes sur les motifs du licenciement pour émettre un avis en toute connaissance de cause. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit statué sur le moyen d'erreur d'appréciation. Les textes appliqués sont les articles L. 2421-3 du code du travail et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET WEIZMANN, BORZAKIAN (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412489

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône le 5 décembre 2024. Le juge a estimé qu'aucun moyen invoqué n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour. Concernant l'obligation de quitter le territoire, les conclusions en suspension ont été jugées irrecevables, l'exécution de cette décision étant déjà suspendue de plein droit par l'introduction du recours en annulation. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET SONIA CAMARA

7 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2202683

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête des sociétés Gecina Service Europe, Chubb European Group et Axa France IARD, qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour des dégradations subies lors de la manifestation des « Gilets jaunes » du 24 novembre 2018. Le tribunal a estimé que le lien direct et certain entre les dommages et cette manifestation n’était pas établi, faute de preuve suffisante sur la date et l’origine des dégradations. La solution retenue est fondée sur l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, dont les conditions d’application n’étaient pas remplies.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

7 janvier 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208806

Le Tribunal administratif de Paris a statué sur la requête de M. F et Mme E contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues d’une vérification de l’EURL Byck consulting. Le tribunal a donné acte d’un dégrèvement partiel de 1 664 euros prononcé par l’administration en cours d’instance pour l’année 2014. Sur le fond, il a jugé inopérant le moyen tiré d’une irrégularité de la procédure d’évaluation d’office de la société, en raison de l’indépendance des procédures fiscales. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment l’article L. 74 et l’article R. 194.

Avocat : CABINET MOSSE & ASSOCIES

7 janvier 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208786

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l'EURL Byck consulting contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2014-2015, assortis de la majoration de 100% pour opposition à contrôle fiscal. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer suite à un dégrèvement partiel de 3 272 euros prononcé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'évaluation d'office, estimant que l'administration avait valablement mis en œuvre la procédure prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales en raison de l'absence de réception des plis et de la fermeture du local lors des visites du vérificateur.

Avocat : CABINET MOSSE & ASSOCIES

7 janvier 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301315

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation de la décision du maire d'Houlgate de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de M. E pour l'installation d'une barrière de sécurité sur un toit-terrasse. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, car ils n'ont pas démontré en quoi le projet, consistant en la pose d'un garde-corps sur une terrasse déjà existante et accessible, était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leur bien. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS

7 janvier 2025• 3ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2207965

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme D d’une demande d’annulation de la décision du préfet de police du 15 juillet 2021 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. En cours d’instance, l’intéressée a quitté volontairement les lieux le 18 octobre 2022, sans intervention de la force publique. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

7 janvier 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305823

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A B contestant la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) du 9 janvier 2023. La candidate demandait la réintégration d'une dépense de 903 euros pour la pose d'un adhésif micro-perforé sur la vitrine de sa permanence électorale lors des élections législatives de 2022. Le tribunal a jugé que cette dépense constituait un affichage sauvage prohibé par l'article L. 51 du code électoral, et non un kakémono ou roll-up, ce qui excluait tout remboursement par l'État. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, le litige relevant du plein contentieux.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305804

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B A, candidate aux élections législatives de 2022, qui contestait la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) refusant le remboursement intégral de ses frais d'expertise-comptable. Le juge a rappelé que, statuant en plein contentieux, il ne se prononce pas sur les vices propres de la décision attaquée mais examine le droit au remboursement. Il a estimé que la CNCCFP était fondée à réévaluer le montant des honoraires d'expertise-comptable, ceux-ci devant constituer des dépenses électorales proportionnées aux diligences effectuées. La demande d'expertise avant dire droit a été rejetée, le tribunal considérant disposer des éléments suffisants pour statuer.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404172

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre du travail du 22 décembre 2023 autorisant la rupture de sa période d'essai. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le contrat de travail n'était pas rompu avant la saisine de l'inspecteur du travail, écartant ainsi les moyens d'incompétence et d'erreur de fait. Il a également estimé que le délai entre la mise à pied conservatoire et la saisine de l'inspection du travail n'était pas excessif, les délais de l'article R. 2421-6 du code du travail n'étant pas prescrits à peine de nullité. La solution retenue confirme la validité de la procédure de rupture de la période d'essai pour un salarié protégé.

Avocat : CABINET ENOR AVOCATS (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225391

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, un salarié protégé, qui contestait la décision du 22 avril 2022 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour faute par la société MGEN Solutions. Le tribunal a écarté les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'illégalité de la décision, d'un vice de forme ou de procédure, de la prescription des faits et du lien avec ses mandats syndicaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, en particulier les articles L. 1332-4 et L. 2411-3, et confirme que les faits reprochés étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement sans lien avec l'exercice des mandats.

Avocat : CABINET LECAT ET ASSOCIES - CL&A (SCP)

7 janvier 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2213255

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du recteur de l'académie de Paris du 2 mai 2022 refusant à M. A l'attribution d'une bourse à l'échelon 5 pour l'année universitaire 2020/2021. Le tribunal juge que les ressources de l'étudiant et de son partenaire de pacte civil de solidarité, incluant des prestations sociales, dépassent le seuil de 90% du SMIC net mensuel requis, et que le revenu brut global correspond à l'échelon 5 selon le barème de l'arrêté du 22 juillet 2020. En conséquence, il enjoint au recteur d'accorder cette bourse dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice. La solution se fonde sur les articles D. 821-1 du code de l'éducation et l'annexe 3 de la circulaire du 8 juin 2020.

Avocat : CABINET NARVAL (SASU)

7 janvier 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2213321

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B C et Mme D A contestant le refus de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) de rectifier leur compte de campagne pour les élections départementales de 2021. La juridiction a requalifié la décision attaquée comme un refus de rectification du compte, et non comme un simple rejet de recours gracieux. Les requérants contestaient la qualification d'une somme de 6 840 euros, qu'ils estimaient être un prêt remboursable d'une formation politique et non un versement définitif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission n'avait pas commis d'erreur en refusant de modifier le compte de campagne.

Avocat : CABINET ISARD AVOCAT CONSEIL (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212019

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur la demande de la SASU BOUTIQUE MY, qui conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017, résultant de la requalification en revenus distribués de la mise à disposition gratuite d'une villa par la SARL RED FRANCE. Le tribunal constate un non-lieu partiel à hauteur de 19 909 euros, correspondant à un dégrèvement accordé en cours d'instance pour tenir compte de l'absence de TVA perçue. Sur le fond, il rejette les moyens de la requérante, jugeant que l'administration a suffisamment caractérisé un acte anormal de gestion et que le montant des loyers retenu n'est pas excessif. La décision applique les articles 38 et 111 c du code général des impôts.

Avocat : CABINET MORELL ALART & ASSOCIES

7 janvier 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301324

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. M. A souhaitait faire déterminer si des travaux d'installation de fibre optique, réalisés pour le compte d'Orange sur autorisation de la commune de Poigny, constituaient une emprise irrégulière sur sa propriété. Le juge des référés a estimé que cette demande portait sur des questions de droit et non sur des constatations de fait, ce que les dispositions de l'article R. 532-1 n'autorisent pas. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET FRECHE ET ASSOCIES

7 janvier 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206826

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. et Mme G d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la maire de Gentilly pour un immeuble de 54 logements, avait sursis à statuer par un jugement avant dire droit du 18 avril 2024, sur le fondement de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, afin de permettre la régularisation de vices tenant au règlement du plan local d’urbanisme. Après la notification d’un permis de construire modificatif délivré le 15 juillet 2024, les requérants ont maintenu leurs conclusions, soutenant que ce permis ne régularisait pas les irrégularités et introduisait des modifications non autorisées. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le permis modificatif avait régularisé les vices identifiés et que les autres moyens soulevés étaient infondés.

Avocat : CABINET GAIA

7 janvier 2025• 7ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500084

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de M. B, mineur égyptien, contre l'arrêté du ministre de l'intérieur du 2 janvier 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le requérant soutenait que l'examen de sa demande par le ministre avait excédé le caractère manifestement infondé prévu par l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision ministérielle était fondée sur un avis de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité du refus d'entrée sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

7 janvier 2025• 8e Section - MESD