35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : CABINET WHITE & CASE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert en Espagne et son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 17 du même règlement, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la légalité de l'assignation à résidence n'étant pas contestée indépendamment, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait en se fondant sur l'absence de contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur la requête de M. A, gérant et associé unique d'une SARL, contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2016, issue d'un rehaussement du résultat de sa société. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur la demande de sursis de paiement, celle-ci étant devenue sans objet du fait du jugement au fond. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge, jugeant inopérant le moyen tiré de la contestation par la société des rectifications, en vertu du principe d'indépendance des procédures fiscales entre la société et son dirigeant. La solution s'appuie sur les articles 109 du code général des impôts et L. 277 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 27 septembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la violation du droit à être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et L. 612-10). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de police du 16 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment fondée sur des considérations de droit et de fait, notamment le comportement de l'intéressé signalé pour des faits de violence. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale en France. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de garanties de représentation et de la menace pour l'ordre public
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL au jongleur de Notre-Dame, qui demandait la condamnation de l'État ou de la Ville de Paris à lui verser 170 700,75 euros en réparation des préjudices subis en raison des restrictions d'accès consécutives à l'incendie de la cathédrale Notre-Dame. La société invoquait la responsabilité pour faute de l'État et de la Ville de Paris, notamment en raison de l'illégalité d'arrêtés du préfet de police et de décisions de l'établissement public chargé de la restauration (EPRNDP) et du ministre de la culture, ainsi que leur gestion défaillante des travaux. Le tribunal a jugé que les courriers et décisions contestés n'étaient pas décisoires, que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, et que les préjudices allégués résultaient directement de l'incendie et des mesures sanitaires liées au Covid-19, sans lien de causalité avec les actes administratifs critiqués. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les textes applicables, notamment le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant afghan, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant le renouvellement de sa carte de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à M. A une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 22 avril 2025. Le juge a constaté que cette attestation, qui permet à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et de travailler, privait d'objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. La décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association Amicale Sports et Loisirs de Martillac. Celle-ci contestait le refus implicite du maire de Martillac de lui attribuer des créneaux horaires dans une salle municipale pour la saison 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment en raison de l'absence de précisions sur les démarches alternatives entreprises. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Avocat : SELARL CABINET FERRANT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, adjudant de sapeurs-pompiers, contestant sa suspension d'activité par le SDIS de la Gironde pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation des décisions de suspension et la demande d'indemnisation. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 et de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relatives à la gestion de la crise sanitaire.
Avocat : SCP CABINET LEXIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, agent territorial de la commune de Nailloux, qui contestait son changement d'affectation sur un poste d'agent d'entretien. Le tribunal a jugé que cette mutation, décidée dans l'intérêt du service en raison de la fermeture de la cyber-base, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et du vice de procédure, estimant que la décision n'était pas au nombre de celles devant être motivées et que l'agent n'avait pas droit à la communication préalable de son dossier. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de la loi du 22 avril 1905.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société SIRTA contestant l'opposition du maire de Fajoles à ses travaux déclarés. La juridiction a estimé que l'arrêté municipal était légalement fondé sur le motif de fraude, la société ayant déclaré une dalle bétonnée inexistante. En conséquence, le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code des relations entre le public et l'administration et de l'illégalité de la carte communale. La demande de la société a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : DIVONA LEX CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir formés par des occupants de locaux situés à Fontaine-les-Dijon contre les arrêtés préfectoraux du 26 octobre et du 15 décembre 2023 les mettant en demeure de quitter les lieux. Les requérants contestaient notamment la qualification des locaux comme "domicile" ou "local à usage d'habitation" au sens de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, ainsi que l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les arrêtés attaqués étaient légaux.
Avocat : CABINET CLEMANG
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'AP-HP et de l'ONIAM pour des préjudices subis lors de son accouchement à l'hôpital Necker en octobre 2019, notamment une thrombophlébite. Le tribunal a rejeté la responsabilité de l'AP-HP, estimant qu'aucune faute médicale n'était établie et que le défaut d'information n'était pas en lien direct avec le dommage. Il a également écarté la responsabilité de l'ONIAM, jugeant que les conditions de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, faute de lien de causalité direct et certain entre les soins et l'accident médical. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires de Mme B, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : CABINET JASPER AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. C, ressortissant tunisien, pour contester un arrêté du préfet de police du 3 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous trois mois, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET L2M INTER-BARREAUX (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de police du 30 septembre 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français, cette décision n'ayant pas été édictée dans le cadre de la présente instance. Sur le fond, le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte a été écarté, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Enfin, le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, le requérant n'étant ni présent ni représenté à l'audience. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A, chercheur au CNRS, d’une demande de suspension de la décision ne le maintenant en fonctions que jusqu’au 31 août 2024 et de la décision de radiation des cadres. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie. Il a considéré que les difficultés financières alléguées par le requérant, liées à un retard de versement de sa pension de retraite, ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension en référé. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MEIER-BOURDEAU LÉCUYER & ASSOCIÉS
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET