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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216232

Le Tribunal administratif de Montreuil annule le refus implicite du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. A. La décision est illégale car le CNAPS n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite à l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au CNAPS de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et condamne l'administration à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET BENNOUNA ET MENZEL

4 novembre 2024• 6ème chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202396

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, infirmière libérale, contestant des rappels de TVA pour 2017-2018. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 54 844 euros en cours d’instance, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le fond, le tribunal rappelle que l’exonération de TVA prévue à l’article 261-4-1° du code général des impôts pour les soins dispensés par les professions médicales et paramédicales réglementées est subordonnée au respect des qualifications professionnelles requises, conformément au droit de l’Union européenne. La solution retenue rejette le surplus des conclusions de Mme B, les moyens soulevés n’étant pas fondés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET FIDAL BAYONNE

4 novembre 2024• CHAMBRE 1
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2201321

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B, ressortissant congolais, qui contestait son assujettissement à l’impôt sur le revenu, à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et aux contributions sociales pour 2014 et 2015. Le tribunal a jugé que l’administration pouvait légalement procéder à un examen de sa situation fiscale personnelle, même en l’absence de domicile fiscal en France, dès lors qu’il y avait des obligations déclaratives. Sur le fond, il a estimé que M. B avait son domicile fiscal en France au sens de l’article 4 B du code général des impôts, en raison de son foyer et de son séjour principal, et que la convention fiscale franco-congolaise du 27 novembre 1987 ne faisait pas obstacle à l’imposition des revenus en France.

Avocat : CABINET F NAIM

4 novembre 2024• 7ème Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03020

Avocat : CABINET HENRY - CHARTIER-PREVOST - PLAS - GUILLOUT

4 novembre 2024• 3ème chambre (formation à 3)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2202904

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme C F, infirmière à l'AP-HP, contestant un arrêté fixant la consolidation sans séquelles de son accident de travail (n°2202904) et un refus implicite d’instruire sa demande d’allocation temporaire d’invalidité (n°2203721). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la décision de consolidation n’était entachée d’aucune incompétence, vice de procédure ou erreur d’appréciation, et que le refus d’allocation était fondé en l’absence de fixation préalable d’un taux d’incapacité permanente partielle. La solution s’appuie notamment sur la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et le décret n°2005-442 du 2 mai 2005.

Avocat : CABINET LEX PUBLICA (SELARL)

4 novembre 2024• 2e Section - 2e Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401494

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E. Cette mesure vise à déterminer si des manquements ont été commis par le centre hospitalier de La Rochelle lors de sa prise en charge pour une blessure au pouce, ayant conduit à une amputation. Le tribunal a également fait droit à la demande du centre hospitalier d'appeler en cause le docteur D, médecin généraliste du patient, afin d'éclairer les travaux de l'expert sur les soins post-opératoires.

Avocat : CABINET LECLERE ET ASSOCIÉS

4 novembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210790

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. et Mme A contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018, issus de revenus fonciers de la SCI CQC. Le tribunal a rejeté leur demande de décharge des pénalités pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) au titre de 2018, estimant que l'omission de déclaration était intentionnelle compte tenu de leur qualité de gérants avertis. Il a également rejeté leur demande de bénéfice du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement pour 2018, faute de justificatifs suffisants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CABINET WAN AVOCATS (AARPI)

4 novembre 2024• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428435

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la suspension de son contrat de travail. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 421-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

4 novembre 2024
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2109706

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SA Fos Holding d’une demande en décharge ou réduction de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties, de taxe spéciale d’équipement et de taxe pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations pour les années 2018 à 2020. La société contestait notamment sa qualité de redevable, arguant que la convention d’occupation du domaine public conclue avec le Grand port maritime de Marseille constituait une concession, rendant ce dernier propriétaire des constructions en tant que biens de retour. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la convention était constitutive de droits réels et que la société, en tant que titulaire de ces droits, était redevable de la taxe foncière en application des articles 1380 et 1400 du code général des impôts. La solution retenue confirme l’imposition de la SA Fos Holding, sans faire droit à ses demandes principales ou subsidiaires.

Avocat : CABINET FIDAL

4 novembre 2024• 6ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2203800

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. B et Mme E visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015-2016. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence de transcription du mariage en France, jugeant que, conformément à l'article 171-5 du code civil, le mariage célébré à l'étranger produit ses effets civils entre époux, y compris pour l'application de l'article 6 du code général des impôts qui impose une imposition commune. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la solidarité fiscale des époux pour les revenus distribués à M. B, sans faire droit à la demande de décharge.

Avocat : CABINET TARAN

4 novembre 2024• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2111324

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la Compagnie parisienne de chauffage urbain, qui demandait la condamnation de la société Véolia Eau d'Ile-de-France pour les dommages causés à son réseau de chaleur par la rupture d’une canalisation d’eau potable, ouvrage public dont Véolia avait la garde. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de Véolia était engagée envers la requérante, tiers à l’ouvrage, et a écarté l’argument d’une faute exonératoire de la victime, faute de preuve d’un défaut de conception imputable à cette dernière. Il a ainsi condamné Véolia à verser à la Compagnie parisienne de chauffage urbain la somme de 130 078,82 euros en réparation de ses préjudices matériels, avec intérêts au taux légal et capitalisation, mais a rejeté la demande de dommages pour résistance abusive. Cette solution s’appuie sur le principe de responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages causés aux tiers par un ouvrage public, sans application de texte spécifique autre que les principes généraux du droit administratif.

Avocat : CABINET MOUNET & HUSSON-FORTIN

4 novembre 2024• 7ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401912

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du syndicat mixte du pôle images Magelis et du syndicat des copropriétaires du bâtiment Le Nil. Cette mesure vise à constater et analyser les désordres (infiltrations d'eau) affectant un bâtiment à Angoulême, dont les travaux ont été réceptionnés en 2014-2015, dans la perspective d'un litige relevant de la garantie décennale. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile, et désigne un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes et d'évaluer leur gravité au regard de la solidité de l'ouvrage ou de son usage.

Avocat : CABINET VALOIS AVOCATS CONSEILS

4 novembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209105

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de Mme C, assistante médico-administrative, qui sollicitait 45 000 euros de dommages et intérêts de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour discrimination syndicale. La requérante estimait que les difficultés rencontrées pour retrouver un poste après la fin de son mandat syndical étaient liées à ses activités. Le tribunal a jugé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer une discrimination, l'AP-HP ayant démontré un accompagnement personnalisé et des propositions de poste déclinées par l'intéressée. La solution retenue est fondée sur l'article 6 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Avocat : CABINET UNIK AVOCATS (AARPI)

4 novembre 2024• 2e Section - 2e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402560

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. I, voisin immédiat, afin de suspendre l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Asson pour une maison individuelle. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie en l'absence de commencement des travaux et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l'urbanisme ainsi que des articles Ub2, Ub4, Ub6, Ub7 et Ub9 du règlement du PLU, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de suspension a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CABINET CAMBOT

4 novembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428307

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 7 octobre 2024 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant anglais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée, la demande étant assimilable à un renouvellement de titre de séjour, et qu'un moyen sérieux existait quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 426-20, L. 412-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

4 novembre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410952

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et des erreurs d'appréciation concernant l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

4 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410953

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant l'Iran comme pays de destination pour exécuter une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention contre la torture n'étaient pas fondés, faute de preuves de risques personnels et actuels en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

4 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2109708

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de la SAS Seayard, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour les années 2015 à 2022 à Fos-sur-Mer. La société soutenait à titre principal que la méthode comptable (article 1499 du CGI) ne devait pas s'appliquer, faute d'activité industrielle, et à titre subsidiaire demandait l'exonération de divers équipements (article 1382-11° du CGI). Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement qualifié l'activité d'industrielle et que les installations litigieuses ne relevaient pas de l'exonération prévue. Les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET FIDAL

4 novembre 2024• 6ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414719

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 juillet 2024 par laquelle la Fondation Roguet a constaté l’abandon de poste de Mme A, agent contractuel hospitalier, et prononcé la rupture de son contrat. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée, de même que les conclusions à fin d’injonction et les demandes de frais de justice.

Avocat : CABINET HOUDART & ASSOCIES

4 novembre 2024
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404418

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de provision de 254 487 euros formée par la SASU Greloc, qui exploitait un commerce de location de véhicules. La société invoquait une perte d'exploitation due aux travaux de construction de la ligne 5 du tramway. Le juge des référés a estimé que les travaux, bien que rendant l'accès difficile, ne l'empêchaient pas et constituaient un inconvénient normal de la voie publique, sans préjudice anormal et spécial. Par conséquent, l'obligation invoquée a été jugée sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS

4 novembre 2024