998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 971
Avec résumé IA
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : GALBRUN
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 24 avril 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Nice avait confirmé l'exclusion définitive d'un élève de sixième pour des propos racistes tenus en classe. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a jugé que si les faits étaient établis et graves, la sanction d'exclusion définitive était disproportionnée, notamment en raison de l'absence de sanctions antérieures et de mesures alternatives préalables. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et R. 511-13 du code de l'éducation, ainsi que sur le règlement intérieur de l'établissement.
Avocat : LEBRUN
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé le titre de recettes de 10 230 € émis par le maire de Vergèze à l'encontre de M. A... pour des travaux d'office sur un immeuble insalubre. L'annulation est fondée sur un vice de forme : le bordereau du titre de recettes, produit par la commune, ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation du titre pour ce motif de régularité.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un jugement du 19 octobre 2023 enjoignant au préfet de Vaucluse de réexaminer sa demande de séjour. Par un mémoire du 17 décembre 2025, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du maire de Corbeil-Essonnes du 11 avril 2023 qui s'opposait à sa déclaration préalable pour un mur de clôture. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le motif de l'opposition était fondé, car le dossier de déclaration préalable indiquait une hauteur de mur de 2,20 mètres, en méconnaissance de la règle des 2 mètres maximum fixée par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné deux requêtes de M. et Mme B... concernant un immeuble leur appartenant à Robiac Rochessadoule. La première requête contestait un arrêté de mise en sécurité du 13 juillet 2023, jugé excessif car il interdisait l'accès à tout l'immeuble alors que les désordres (effondrement de plancher) ne concernaient que deux logements. Le tribunal a rejeté cette requête, considérant que les mesures étaient proportionnées au vu de l'expertise initiale, et que la mainlevée partielle intervenue en octobre 2023 était justifiée par les travaux réalisés. La seconde requête portait sur une mise en demeure de payer 36 780,38 € pour les frais de relogement des locataires évacués. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande, ramenant la créance à 32 223,17 €, estimant que certains frais étaient excessifs, mais a rejeté le surplus des conclusions des requérants. Les décisions s'appuient sur les pouvoirs de police du maire en matière de sécurité des immeubles menaçant ruine (articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation).
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'un jugement condamnant le centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser des sommes au titre d'indemnités et de frais de justice. Le CHUM a justifié avoir procédé au paiement intégral des sommes dues, produisant les justificatifs correspondants. En l'absence d'observations du requérant, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance du 23 décembre 2025, il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRUNO
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCI d’hôtellerie et d’investissement et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération du 9 février 2024 par laquelle la communauté urbaine de Dunkerque a approuvé la modification simplifiée de son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé la requête irrecevable, estimant que cette délibération était purement confirmative du classement antérieur des parcelles en zone naturelle, déjà établi par la délibération du 19 décembre 2022 approuvant le PLUi, et qu’elle n’avait pas modifié la situation juridique des requérantes. En conséquence, les conclusions d’annulation ont été rejetées sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, et les demandes d’injonction et au titre des frais de justice ont été également rejetées.
Avocat : BRUN - CESSAC ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 5 mai 2025 refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et d'appréciation au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des violations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité signataire était compétente, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation sur la situation personnelle et familiale de Mme A... En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Floringhem de lui accorder la protection fonctionnelle. Par un mémoire du 26 novembre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 décembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
Avocat : SELARL BRUNET VENIEL GUISLAIN LAUR
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite du préfet de Vaucluse rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain marié à une Française. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité a été constatée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, fondés notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.