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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

215 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

215

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 956

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : CANEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206269

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme D..., infirmiers libéraux associés d’une SCP, qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Les requérants invoquaient des vices de procédure (défaut d’information sur les voies de recours et la possibilité de saisir la hiérarchie), une motivation insuffisante de la proposition de rectification pour 2016, une erreur sur le montant des bénéfices non commerciaux, et des droits à des crédits d’impôt. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, et a confirmé les impositions et pénalités.

Avocat : CACAN

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301090

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT

8 décembre 2025• 5ème chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500233

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Aloha Production d’une demande en décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour un montant initial de 3 600 180 F CFP, ramené à 1 853 049 F CFP après un dégrèvement partiel. La société soutenait que ses prestations de services réalisées au profit de clients étrangers n’étaient pas utilisées en Polynésie française et n’étaient donc pas assujetties à la TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas éliminé le risque de perte de recettes fiscales en temps utile, notamment en n’émettant pas de factures rectificatives. La solution retenue s’appuie sur les articles 340-1, 340-4, 340-8 et LP. 344-6 du code des impôts de la Polynésie française.

Avocat : CANEVET

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509614

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de Mme E..., qui contestait le refus de délivrance d’un titre de séjour par le préfet du Bas-Rhin. La requérante invoquait l’urgence liée à son rôle d’aidante familiale pour sa fille malade et soulevait des moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de l’incompétence, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Avocat : CANAL

28 novembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510491

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la demande de Mme B... tendant à la restitution d’un trop-versé de 19 277 euros au titre de la plus-value de cession de valeurs mobilières pour 2022. Cette solution a été retenue car l’administration fiscale a, postérieurement à l’introduction de la requête, entièrement fait droit à la demande de la requérante par une décision du 23 octobre 2025, rendant le litige sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un non-lieu à statuer, et a été rendue en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL ARCANE JURIS

18 novembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510493

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 novembre 2025, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant la restitution d’un trop-versé de 19 277 euros au titre de la plus-value de cession de valeurs mobilières de 2022. Le directeur départemental des finances publiques de l’Isère avait en effet entièrement fait droit à sa demande par une décision du 23 octobre 2025, rendant le litige sans objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ARCANE JURIS

18 novembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2205555

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme C... contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et pénalités laissées à sa charge pour 2013 et 2014, suite à un redressement fondé sur des revenus distribués par la SELARL de son ex-époux. L'administration fiscale avait partiellement fait droit à sa demande de décharge de responsabilité solidaire, ne laissant à sa charge qu'une somme réduite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et de la méconnaissance de l'article L. 80 E du livre des procédures fiscales, et a confirmé le bien-fondé des impositions restantes.

Avocat : CANETTI

17 novembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303556

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A..., propriétaire contestant sept avis de sommes à payer émis par la ville de Marseille pour le relogement de ses locataires après un arrêté de mise en sécurité. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur de fait. Par un jugement du 13 novembre 2025, le tribunal a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, le jugement se limitant à constater le désistement.

Avocat : SCP LECLERC-CABANES-CANOVAS

13 novembre 2025• 8è ch Magistrat statuant seul
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508155

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation définitive d'une astreinte, a jugé qu'il n'y avait pas lieu de liquider cette astreinte. L'astreinte de 500 euros par mois avait été prononcée par une ordonnance du 6 février 2023 enjoignant au préfet d'assurer l'hébergement de Mme A... avant le 31 mars 2023. Il a été constaté que Mme A... avait bénéficié d'un hébergement d'urgence du 21 décembre 2022 au 9 novembre 2023, puis d'un transfert vers une résidence sociale où elle résidait toujours, ce qui établit l'exécution de l'injonction. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : CANS

30 octobre 2025
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503011

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) notifié par la CAF du Puy-de-Dôme. Le juge a constaté que, selon les articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire (tribunal judiciaire). En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CANIS

27 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324292

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête des consorts C... demandant la condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour faute dans la prise en charge médicale de leur père, M. A... C..., décédé d’un lymphome. La faute retenue est un retard de diagnostic de récidive du cancer, lié à la non-communication des résultats d’un scanner réalisé en juin 2019, ce qui a privé le patient d’une chance de bénéficier d’un traitement plus précoce. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour engager la responsabilité de l’AP-HP. En conséquence, il a accordé une indemnisation de 7 500 euros au titre du préjudice moral de M. C... et de 1 500 euros à chacun de ses cinq enfants pour leur préjudice d’affection, rejetant les autres demandes.

Avocat : SCANVIC

24 octobre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402468

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé par Mme A..., aide-soignante, d’une demande d’expertise médicale pour évaluer l’intégralité des préjudices résultant de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le centre hospitalier s’est opposé à cette demande, invoquant notamment la prescription de l’action en responsabilité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la mesure d’expertise sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que la requérante disposait déjà d’un rapport d’expertise du 18 août 2023 lui ayant permis de chiffrer ses préjudices et d’engager une action au fond. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d’une expertise à son utilité pour un litige principal.

Avocat : CANDELIER CARRIERE-PONSAN

23 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320069

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2020. Ces impositions faisaient suite à la reconstitution du chiffre d'affaires de la SARL Star Bât, dont M. B... était gérant et associé, et à la qualification des bénéfices rehaussés comme revenus distribués. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en mentionnant les motifs, le fondement légal et la catégorie de revenus. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : CANDAS

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508154

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la préfète de l’Isère, qui demandait la liquidation définitive d’une astreinte prononcée à son encontre. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été fixée par une ordonnance du 20 janvier 2025 enjoignant à la préfète de loger M. B..., reconnu prioritaire, avant le 31 mars 2025. La préfète soutenait avoir proposé un logement à l’intéressé le 31 décembre 2024, mais n’a pas démontré que M. B... avait été contacté pour compléter son dossier, ce que ce dernier contestait. Faute pour l’administration d’établir qu’elle s’était déliée de son obligation de relogement, le tribunal a rejeté sa demande, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : CANS

9 octobre 2025• Prt, magistrat désigné R.778-3
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319137

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... et M. C... contre Nantes Métropole. Les requérants contestaient un renseignement erroné délivré en 2008 par la communauté urbaine concernant le raccordement de leur immeuble au réseau d'assainissement. Le tribunal a reconnu la faute de l'administration, mais a estimé que les préjudices financiers (frais de raccordement, honoraires) et le préjudice moral invoqués ne présentaient pas de lien de causalité direct avec cette faute. La demande de garantie contre d'éventuelles condamnations judiciaires futures a également été rejetée comme prématurée.

Avocat : LACAN

8 octobre 2025• 2ème Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516386

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction visant à accélérer le traitement des demandes de visa pour ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de diligences suffisantes de la requérante et en l'absence de preuve de précarité ou de danger immédiat pour les enfants, malgré leur séparation prolongée et l'âge avancé de leur grand-père. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CANDON

1 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303184

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 novembre 2017, pour son absence de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti. Le tribunal a limité la période d'indemnisation du 8 mai 2018 au 7 juin 2023, date d'expiration du titre de séjour de l'épouse, dont la régularité de séjour n'était plus justifiée, condition nécessaire pour l'accès au logement social. Il a alloué à M. A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.

Avocat : ULUCAN

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509485

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant afghan, afin d'obtenir la communication de la décision de regroupement familial et la preuve de sa transmission au consulat du Pakistan. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de communication de la décision préfectorale du 19 février 2025, celle-ci ayant été produite en défense. Concernant la transmission au consulat, il a relevé que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait adressé les documents nécessaires le 30 avril 2025, conformément à l'article R. 434-30 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant la demande de mesures utiles sans objet. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté, et aucune somme n'a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.

Avocat : CANDON

16 septembre 2025
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406828

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département de l’Hérault de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le requérant invoquait des pathologies (hernies, dyspnée d’effort, risque cardio-vasculaire) limitant son périmètre de marche. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relevant de la légalité interne, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, notamment au regard des critères stricts fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : CANCEL BONNAURE

28 août 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502598

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant seul, a rejeté la requête de M. A C et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain à Pont-l'Evêque dans un délai de 48 heures. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment fondé sur un risque d'atteinte à l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Avocat : CANDON

22 août 2025• JUGE STATUANT SEUL