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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

697 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

697

Décisions totales

383 581

Ordonnances

239 873

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : CLEMENTEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507740

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant une obligation de quitter le territoire français de 2022 et une interdiction de retour de deux ans assortie d'une assignation à résidence du 9 juin 2025. Le tribunal a donné acte du désistement de M. B concernant l'obligation de quitter le territoire français. Il a rejeté les conclusions dirigées contre l'interdiction de retour, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que la préfète avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLEMENT

11 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208092

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, de nationalité marocaine, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le motif tiré du non-respect du délai de trois mois pour déposer la demande après l'entrée en France, prévu à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suffisait à fonder légalement la décision. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CLEMENT

11 juillet 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316075

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que conjoint de Française, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le préfet, en se fondant uniquement sur l'entrée irrégulière en France, n'a pas suffisamment examiné la situation personnelle et familiale du requérant, notamment son mariage avec une ressortissante française et les liens familiaux établis, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'annulation des décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, avec injonction au préfet de réexaminer la demande de M. D dans un délai d'un mois. Les textes appliqués sont les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CLEMENT

10 juillet 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401427

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleur salarié. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que l'absence de signature du recours administratif préalable n'affectait pas la recevabilité du recours contentieux. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de la commission pour insuffisance de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.

Avocat : CLEMENT

8 juillet 2025• 11ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401388

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 8 février 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aveyron avait suspendu l'agrément d'assistante maternelle de Mme A pour une durée maximale de quatre mois. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration, l'urgence absolue n'étant pas établie. En conséquence, le tribunal a annulé la suspension et, les conclusions à fin d'injonction étant devenues sans objet, a condamné le département à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : CLEMENT

8 juillet 2025• 1ère Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502328

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'acte du 29 avril 2025 par lequel le maire de Grimaud a refusé de constater des infractions d'urbanisme. Le juge a estimé que le contentieux n'était pas lié pour la plupart des infractions alléguées, la lettre de saisine du maire étant imprécise, et que M. B ne justifiait pas d'un intérêt à agir personnel. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond.

Avocat : CLEMENT

7 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507756

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 12 juin 2025 par laquelle l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, ressortissante angolaise. Le juge estime que l'OFII n'a pas pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée, mère isolée de trois enfants mineurs, en méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision est annulée pour erreur manifeste d'appréciation et défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CLEMENT

7 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505106

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet du Nord a ordonné le transfert de Mme A B vers l'Espagne. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car elle a été prise sans procéder à un nouvel entretien individuel, en violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, alors qu'un précédent jugement du 3 avril 2025 avait annulé une première décision de transfert pour ce même motif. La solution est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le principe de l'autorité de la chose jugée.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

4 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503173

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 avril 2025 excluant Mme B de l'IFSI du centre hospitalier de Cannes pour cinq ans. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire et caractère disproportionné de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO

1 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506066

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par des demandeurs d'asile sollicitant le versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA) et la délivrance d'une carte ADA fonctionnelle. En cours d'instance, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a décidé de procéder au paiement de l'allocation pour la période antérieure au refus des conditions matérielles d'accueil, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté la demande de délivrance d'une carte ADA, car elle se heurtait à la décision administrative de refus des conditions matérielles d'accueil prise le 28 mai 2025. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'OFII a été condamné à verser 800 euros à l'avocat des requérants au titre des frais de justice.

Avocat : CLEMENT

30 juin 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505117

Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 22 mai 2025 par lequel le préfet du Nord avait assigné M. A, ressortissant algérien, à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation, par un jugement du même jour, de l'obligation de quitter le territoire français qui fondait légalement cette mesure. La solution retenue repose sur l'absence de base légale de l'assignation à résidence, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Le tribunal admet également M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

27 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506670

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 28 mai 2025 par laquelle le directeur de l'OFII avait refusé à Mme A et M. C, ressortissants congolais demandeurs d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en qualifiant la demande d'asile des requérants de demande de réexamen, alors qu'elle devait être regardée comme une demande nouvelle au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus fondé sur ce motif était illégal. La décision a également été annulée pour défaut d'examen réel et sérieux de la situation de la cellule familiale et pour méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : CLEMENT

26 juin 2025• ELOIGNEMENT
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501801

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Il a notamment considéré que l'intéressé ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 611-1 et L. 612-6.

Avocat : CLEMENT

25 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300635

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par l'association Paysages de France d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète des Vosges de se substituer au maire d'Épinal pour faire cesser des infractions à la réglementation sur les enseignes publicitaires (articles L. 581-27 et suivants du code de l'environnement). Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction en raison de l'abrogation de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement par la loi du 12 juillet 2010, qui a transféré au maire l'exclusivité de la police de la publicité. Les conclusions indemnitaires de l'association ont également été rejetées, faute de lien de causalité direct entre le préjudice moral allégué et la carence de la préfète.

Avocat : CLEMENT

24 juin 2025• Chambre 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502988

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge a considéré que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, compte tenu de la durée de séjour inférieure à trois ans et de l'existence d'attaches de l'intéressé dans son pays d'origine.

Avocat : CLEMENT

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305542

Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre le refus de l’EHPAD de Roybon de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 7 mars 2023. En cours d’instance, l’administration a retiré la décision contestée en reconnaissant l’imputabilité par une décision du 28 novembre 2023, devenue définitive. Le tribunal a constaté que ce retrait emportait disparition rétroactive de l’acte attaqué, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CLEMENT & DELPIANO AVOCATS ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503883

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant turc, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.

Avocat : CLEMENT

19 juin 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319004

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de salarié. La juridiction a considéré que la décision explicite de la commission de recours du 7 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérants les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre de l'intérieur justifiait d'un risque de détournement de l'objet du visa, en raison d'une inadéquation entre l'expérience professionnelle du requérant et l'emploi de travailleur saisonnier sollicité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail.

Avocat : CLEMENT

16 juin 2025• 9ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412855

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de la 2ème Chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante suédoise, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 refusant son titre de séjour en tant qu'actif européen et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment une méconnaissance des articles L. 233-1 et R. 233-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs au droit au séjour des citoyens de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300406

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision du centre hospitalier d'Avignon l'assignait à son poste lors de grèves nationales. Le requérant invoquait un abus de pouvoir et une atteinte à son droit de grève, sans toutefois assortir son moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CLEMENT-DELPIANO

10 juin 2025