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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 120 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 120

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 455

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : COEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314898

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 100 euros à M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 14 septembre 2022, mais non relogé avant le 1er juillet 2025. La carence fautive de l’État, à compter du 14 mars 2023, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d’existence à 1 100 euros, rejetant la demande de 5 000 euros faute de preuve d’insalubrité. L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LECOUR

19 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314986

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 300 euros à Mme A... pour son absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 30 novembre 2022 la reconnaissant prioritaire. La carence fautive de l’État, à compter du 30 mai 2023, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, justifiant cette indemnisation. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le surplus des conclusions, notamment les frais d’avocat, a été rejeté.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : COUSIN

19 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402767

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SCI du Citron Vert. Celle-ci contestait la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021, estimant que l'administration avait évalué globalement trois parcelles comme une seule unité taxable, en mépris des articles 1494 du code général des impôts et 324 A de l'annexe III. Le tribunal a jugé que les parcelles, utilisées par un même locataire pour une activité unique de négoce de matériaux, constituaient un seul groupement topographique destiné à une utilisation distincte, justifiant une évaluation globale. La solution retenue confirme la méthode de l'administration, appliquant les textes précités.

Avocat : BHN CONSEIL

19 décembre 2025• Juge Unique 1
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501255

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 7 juin 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît une condition posée par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.

Avocat : KAB CONSEIL AVOCAT

19 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302694

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. et Mme A... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu (37 476 euros) pour les années 2018 à 2021, consécutive à la remise en cause par l’administration fiscale de la réduction d’impôt prévue à l’article 200 du code général des impôts pour des dons à une association. Les requérants contestaient notamment le motif tiré du fonctionnement au profit d’un cercle restreint de personnes. Toutefois, par un acte enregistré le 5 novembre 2025, M. et Mme A... se sont désistés purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 19 décembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

19 décembre 2025• Chambre 2
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403810

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par l'association Vivre et Devenir Villepinte Saint-Michel de deux requêtes contestant des arrêtés du président du conseil départemental de la Marne fixant la tarification 2024 de deux maisons d'enfants à caractère social (MECS). Le département de la Marne a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des recours. Le juge a constaté que les requêtes, enregistrées le 14 novembre 2024, étaient dirigées contre des arrêtés notifiés respectivement les 13 avril et 6 juin 2024, soit au-delà du délai franc d'un mois prévu par l'article R. 351-15 du code de l'action sociale et des familles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées comme manifestement irrecevables.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN

19 décembre 2025
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403816

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par l'association Vivre et Devenir Villepinte Saint-Michel de deux requêtes en plein contentieux visant à réformer les arrêtés tarifaires 2024 de deux maisons d'enfants à caractère social (MECS) situées dans la Marne. Le département de la Marne a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des requêtes. Le tribunal a fait droit à cette exception, constatant que les recours, introduits plus d'un mois après la notification des arrêtés contestés, étaient hors délai. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées comme manifestement irrecevables.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN

19 décembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520321

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Eminove d’un litige portant sur le refus de paiement de créances par la communauté de communes Touraine-Est-Vallées et sur un avis de la chambre régionale des comptes Centre-Val de Loire. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence territoriale, les sièges des autorités défenderesses étant situés dans le ressort du tribunal administratif d’Orléans. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, il a donc transmis l’ensemble du dossier à cette juridiction.

Avocat : COIRIER

19 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204894

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation pour infection nosocomiale au Covid-19 contractée lors d’une hospitalisation au centre hospitalier de Guingamp. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la contamination par le virus SARS-CoV-2, dans le contexte pandémique, ne peut être présumée d’origine nosocomiale et que les requérants n’apportaient pas la preuve d’un lien de causalité direct avec la prise en charge hospitalière. Il a également écarté la faute alléguée à l’encontre de l’établissement pour la contamination de M. B..., faute de lien établi. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales et sur le code civil.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS COUBRIS COURTOIS & ASSOCIES

19 décembre 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506313

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur une demande de liquidation d'astreinte présentée par la commune de Beuil, a constaté que la société Le Cians n'avait pas exécuté intégralement l'injonction d'évacuer un camping et d'enlever certaines installations, prononcée par une ordonnance du 12 juin 2025. La société n'a pas démontré que cette inexécution partielle provenait d'un cas fortuit ou de force majeure. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte, qu'il a modérée, et a ordonné le versement du produit à la commune.

Avocat : CABINET COUDRAY

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500719

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 821 958,53 euros présentée par l'association La CLEF contre la région Guadeloupe. La requérante réclamait le paiement de formations dispensées à des demandeurs d'emploi via le dispositif du chèque qualification. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, la région démontrant que les dossiers de formation produits étaient incomplets, notamment en l'absence de bilans qualitatifs, de feuilles d'émargement et de conventions signées. En conséquence, l'obligation de payer n'étant pas établie avec un degré suffisant de certitude, la demande a été rejetée.

Avocat : SCP (SERVICES CONSEILS PLAIDOIRIES) MORTON & ASSOCIES

19 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515151

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite de la CAF des Bouches-du-Rhône refusant d'exécuter le rétablissement de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). En cours d'instance, le département des Bouches-du-Rhône a pris une nouvelle décision le 9 décembre 2025 rétablissant M. A... dans ses droits au RSA à compter de la date de radiation initiale. Par suite, la requête en référé a perdu son objet, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer.

Avocat : COLAS

19 décembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400746

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme D... d'une demande de provision et d'une nouvelle expertise après un accouchement au centre hospitalier de La Ciotat le 14 mars 2020. Se fondant sur un premier rapport d'expertise concluant à une "gestion discutable" de l'accouchement, le juge a estimé que l'obligation indemnitaire de l'hôpital n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Il a ainsi condamné le centre hospitalier à verser une provision à Mme D..., tout en ordonnant une nouvelle expertise sur la base de l'article R. 532-1 du même code pour déterminer la date de consolidation et les préjudices permanents. La décision applique les principes de responsabilité pour faute médicale issus du code de la santé publique.

Avocat : CABINET BURZIO-CONSOLIN

19 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2106505

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Saint-Affrique le 15 septembre 2012, à la suite d'une hernie ombilicale étranglée. La requérante imputait au centre hospitalier une infection nosocomiale et sollicitait la solidarité nationale pour un sérome récidivant. Le tribunal a ordonné une expertise médicale avant de statuer. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application des dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, notamment le critère d'anormalité du dommage pour l'ONIAM, et la responsabilité du centre hospitalier pour l'infection nosocomiale.

Avocat : R.F. RASTOUL-S.FONTANIER-A.COMBAREL

19 décembre 2025• 2ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202343

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de la SARL Cavala et de M. et Mme C... contestant des impositions supplémentaires (impôt sur les sociétés, TVA, impôt sur le revenu) issues d’une vérification de comptabilité. La société invoquait l’extinction de son passif fiscal suite à la clôture de sa liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif, mais le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que cette circonstance n’éteint pas les créances fiscales nées antérieurement au jugement d’ouverture. Il a également écarté les autres moyens relatifs à la régularité de la procédure et au bien-fondé des rehaussements, confirmant la valeur non probante de la comptabilité et la réalité des revenus distribués aux gérants. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes en décharge, tout en constatant un non-lieu partiel à statuer sur une pénalité déjà dégrevée (38 euros).

Avocat : LEGALFIS CONSULT

19 décembre 2025• Chambre 1
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2303488

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. C... et Mme B... tendant à la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Les requérants, taxés d'office faute de déclaration, ne pouvaient invoquer utilement l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, cette garantie étant réservée à la procédure contradictoire. Le tribunal a également écarté les autres moyens, dont celui relatif au coefficient multiplicateur de 1,25 pour les prélèvements sociaux, en application des articles L. 66, L. 67 et L. 193 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET GWENVAÊL COUHAULT

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313092

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 200 euros à M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 avril 2021. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 7 octobre 2021, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer (quatre personnes). La demande d'indemnisation de 37 000 euros a été partiellement accordée, et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : ADJACOTAN

18 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2207365

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la condamnation de la commune de Saint-Georges-les-Bains à les indemniser et à réaliser des travaux de réhabilitation du pont de Mazard. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour les requérants d'avoir justifié d'une décision administrative préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal sans être assorties de conclusions indemnitaires recevables, ont également été rejetées.

Avocat : COZON

18 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2103361

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la société publique régionale Abbaye de Fontevraud (SOPRAF) tendant à la décharge de rappels de TVA pour la période 2015-2017. La juridiction a jugé que la subvention annuelle de 1 100 000 euros versée par la région des Pays-de-la-Loire constituait la contrepartie de contraintes spécifiques imposées à la société (ouverture à l'année, présence permanente et tarifs réduits), la rendant directement liée au prix des prestations et donc soumise à la TVA en application de l'article 266 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions et pénalités.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403440

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., qui contestait la décision de la commission de médiation de la Gironde refusant de le reconnaître comme prioritaire pour l'attribution d'un logement social (DALO). Le juge a estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, car la situation d'hébergement chez sa mère, bien que difficile, ne relevait pas des critères d'urgence absolue prévus par le code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : STINCO

18 décembre 2025• Juge social