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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 120 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 120

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 948

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : COEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302788

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., assistante de service social, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la prime de revalorisation prévue par le décret n° 2022-741 du 28 avril 2022. Le tribunal a d’abord écarté comme inopérant le moyen tiré de l’absence de consultation de la commission administrative paritaire, cette consultation n’étant pas requise pour l’attribution d’une telle prime. Sur le fond, il a jugé que Mme B..., bien qu’appartenant au corps interministériel des assistants de service social mentionné en annexe du décret, n’exerçait pas ses fonctions au sein d’un établissement ou service listé à l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, condition nécessaire pour bénéficier de la prime. Par conséquent, la décision de rejet n’est entachée ni d’erreur de fait ni d’erreur de droit, et les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SCP MASSE-DESSEN THOUVENIN COUDRAY

8 décembre 2025• 10ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305272

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Montbazon pour obtenir réparation des désordres affectant une grange réhabilitée en salle des mariages, notamment des fissures, qu'elle estimait de nature décennale. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, en écartant la faute du maître d'ouvrage. Il a condamné solidairement la société Chevalier Guillemot architectes et la société SNEF (venant aux droits d'Alphaclim) à verser à la commune 56 210,52 euros TTC, avec intérêts et capitalisation, ainsi que 7 490,75 euros au titre des frais d'expertise. Les conclusions dirigées contre la société Alphaclim et la société Regnier CC (en liquidation) ont été déclarées irrecevables en raison de leur disparition juridique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES

8 décembre 2025• 1ère chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503028

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503028.20251205• 7ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495763

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495763.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308307

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2019, qui n'a pas été relogé et demande réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une indemnité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille, en raison du maintien dans un logement suroccupé et insalubre.

Avocat : DA COSTA CRUZ

5 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302564

Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) était saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 à 2019, ainsi que des pénalités, et à demander réparation d’un préjudice. Le litige portait principalement sur la remise en cause du quotient familial du requérant, l’administration ayant initialement réduit le nombre de parts fiscales après sa séparation. Le tribunal a constaté que les dégrèvements successifs opérés par l’administration avaient fait droit aux demandes de M. A... concernant le quotient familial, rendant sans objet les conclusions à fin de décharge des impositions et pénalités. En revanche, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir préalablement lié le contentieux par une réclamation préalable auprès de l’administration.

Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402605

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de l'association ADEBA. Cette mesure vise à déterminer les causes des débordements des réseaux d'eaux usées gérés par le SIBA, survenus depuis décembre 2023, et à proposer des solutions pour y remédier. Le tribunal a également ordonné la mise en cause de nombreuses collectivités et entreprises potentiellement concernées, tout en rejetant les demandes de mise hors de cause de certaines communes non situées dans le bassin versant. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise contradictoire pour éclairer d'éventuelles actions en responsabilité.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

5 décembre 2025
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506908

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Stryker Spine d’un recours en plein contentieux contestant un rejet de réclamation relatif à deux rehaussements de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2022. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 20 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2025. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

Avocat : TAX TEAM ET CONSEILS SOCIÉTÉ D'AVOCATS

5 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308158

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation. Le juge constate que le préfet a bien proposé un logement, mais que l'absence de production par le requérant de son avis d'imposition a fait obstacle à l'exécution de la décision. Ce comportement délie l'administration de son obligation de résultat. La demande d'injonction sous astreinte et les conclusions accessoires sont donc rejetées, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LACONI

5 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201093

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Graziani Expertises, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Florent au paiement de 20 702,26 euros pour sa rémunération de maîtrise d'œuvre, ainsi que des intérêts moratoires, des dommages et intérêts et une indemnité de recouvrement. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que la commune avait validé, même tacitement, le coût prévisionnel des travaux de 1 310 900 euros HT sur lequel elle fondait ses prétentions. La solution retenue s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes invoqués par la requérante.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLENOT-SUARES-BLANCO-ORLANDINI

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2202224

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SNC Luna, qui contestait le refus de l'administration des douanes de lui accorder une aide à la transformation de son débit de tabac. La société demandait l'annulation des décisions de rejet, le versement de 15 000 euros en réparation de son préjudice financier, et diverses injonctions. Le tribunal a jugé que les factures litigieuses ne correspondaient pas aux éléments éligibles définis par le décret n° 2018-895 du 17 octobre 2018 et l'arrêté du 17 octobre 2018, et que la date de réception de la demande par l'administration, et non celle d'envoi, devait être retenue pour apprécier l'éligibilité des dépenses. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, et les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de réclamation préalable.

Avocat : SELARL HL CONSEILS & CONTENTIEUX

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301549

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les demandes de la SAS Sologne Agri Méthanisation, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant son installation de méthanisation. La société invoquait l'exonération prévue au 14° de l'article 1382 du code général des impôts, qui exige que l'activité de méthanisation soit réalisée dans les conditions fixées à l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions, car elle n'était pas détenue majoritairement par des exploitants agricoles, ses actionnaires (commune, fédération d'équitation et société financière) n'ayant pas cette qualité. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur les articles 1382 du code général des impôts et L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : MICOU

5 décembre 2025• 3ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508474

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS;SCP FOUSSARD, FROGER

4 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:508474.20251204• 7ème chambre jugeant seule
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401241

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. A... de deux requêtes contestant des retraits de points sur son permis de conduire et la décision 48SI constatant son invalidité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour certaines infractions, dont celle du 5 novembre 2020, les points ayant été restitués ou les mentions supprimées. Sur le fond, il a rejeté les conclusions dirigées contre les autres retraits de points, estimant que les moyens tirés du défaut de notification et du défaut d’information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) n’étaient pas fondés, et que la réalité des infractions était établie. En conséquence, la demande de restitution de points et de rétablissement du permis a été rejetée.

Avocat : COHEN

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2211873

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société coopérative agricole (SCA) Uneal, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2015 à 2017. Le litige portait sur le calcul du ratio de taxation des plus-values réalisées lors de la cession d'immobilisations utilisées indifféremment pour des opérations imposables (avec des non-sociétaires) et non imposables. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 38, 207 et 209 du code général des impôts, la quote-part imposable de ces plus-values devait être déterminée en fonction du rapport entre les bénéfices imposables et le bénéfice fiscal global, et non selon la méthode comptable préconisée par la requérante. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : EURACONSEIL

4 décembre 2025• 10ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302033

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. Le requérant, résident fiscal français, contestait une double imposition en raison de son activité professionnelle exercée en Pologne, mais le tribunal a jugé que la convention fiscale franco-polonaise du 20 juin 1975 ne faisait pas obstacle à l'application de la loi fiscale française. La majoration de 40 % pour défaut de déclaration, fondée sur l'article 1728 du code général des impôts, a également été maintenue.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303941

Le Tribunal Administratif d’Amiens a statué sur les requêtes de M. A..., entrepreneur individuel dans le bâtiment immatriculé en Pologne, contestant des rappels de TVA et la majoration de 80 % pour activité occulte au titre de la période 2014-2018. Le tribunal a rejeté ses demandes de décharge, considérant que le défaut de déclaration de TVA ne résultait pas d’une simple erreur sur les règles de territorialité mais d’une volonté délibérée d’éluder l’impôt, justifiant ainsi la majoration. La solution s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment l’article 256 du CGI.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401616

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que de la majoration de 80 % pour activité occulte, auxquelles il a été assujetti avec son épouse au titre des années 2014 à 2017. Le requérant soutenait que l'imposition en France faisait double emploi avec celle déjà acquittée en Pologne pour les mêmes bénéfices industriels et commerciaux. Le tribunal a jugé que la convention fiscale franco-polonaise du 20 juin 1975 ne faisait pas obstacle à l'application de la loi fiscale française, après avoir vérifié la validité de l'imposition au regard du droit interne.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301396

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du 3 avril 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre sept retraits de points, car ceux-ci avaient été restitués à M. B... avant l'enregistrement de sa requête, rendant ces conclusions sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité et le délai de recours.

Avocat : HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE

4 décembre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302500

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A... contestant les retraits de points sur son permis de conduire suite à des infractions commises en 2020 et 2022. La magistrate désignée a rejeté l'exception de non-lieu à statuer du ministre de l'intérieur, car la demande de suppression des mentions de l'infraction du 6 novembre 2022 persistait malgré la restitution du point. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points comme inopérant, et a jugé que le défaut d'information préalable n'était pas établi pour l'infraction du 8 février 2020, le paiement de l'amende forfaitaire impliquant la réception de l'avis de contravention. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A..., en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : COHEN

4 décembre 2025• 3ème chambre - Juge Unique