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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 914

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 606

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DEEffacer tout
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400814

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la conformité de l'article L. 522-5 du code de la consommation à l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La société soutenait que ces dispositions, applicables au litige, méconnaissaient le droit de se taire en n'imposant pas d'informer la personne mise en cause de ce droit avant de l'inviter à présenter ses observations écrites. Le tribunal a estimé que, malgré une précédente déclaration de conformité, un changement de circonstances de droit était caractérisé par l'évolution de la jurisprudence constitutionnelle sur le droit de se taire. Par conséquent, la question n'étant pas dépourvue de caractère sérieux, le tribunal a ordonné la transmission de cette QPC au Conseil d'État.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MCDERMOTT WILL & EMERY

12 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502232

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Louhans-Châteaurenaud. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant l’école Nelson Mandela, rénovée dans le cadre d’un marché public, notamment l’effondrement d’un faux-plafond et l’apparition de moisissures. Le tribunal a également ordonné la mise en cause des assureurs de responsabilité civile décennale des constructeurs, dont la société l’Auxiliaire et la SMABTP, afin d’éclairer les opérations d’expertise. La solution retenue est l’organisation d’une expertise contradictoire, sans préjuger des responsabilités.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROUSSOT-LOISIER-RAYNAUD DE CHALONGE

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519910

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par le préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de Mme F... et de tous occupants de son chef du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA, notifié en 2023, et sur son maintien sans droit ni titre dans le logement depuis plus de deux ans, malgré une mise en demeure. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, l'occupation indue compromettant le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment liée à l'état de santé ou à une situation de détresse, ne justifiait de surseoir à l'expulsion. La décision autorise le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à faire évacuer les biens meubles aux frais et risques de l'occupante.

Avocat : DESFRANCOIS

12 décembre 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 502936

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

11 décembre 2025• 5ème chambre
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495735

Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA

11 décembre 2025• 5ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301971

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... pour contester le remboursement d'une subvention de 2 500 euros (bourse « Esprit d'entreprendre ») accordée par la commune de Saint-Jean-d'Angély, ainsi que le titre exécutoire émis pour son recouvrement. La requérante soutenait ne pas devoir rembourser la somme, n'ayant cédé qu'une partie de son fonds de commerce. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la saisie administrative à tiers détenteur et aux frais de commissaire de justice, les jugeant relever de la compétence du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. Sur le fond, il a considéré que les conclusions dirigées contre la décision du 17 mars 2022 étaient tardives et donc irrecevables. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête de Mme A..., confirmant le bien-fondé du titre exécutoire au regard du non-respect des conditions d'octroi de la subvention, et l'a condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : BOURDEAU

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503131

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C... d’une requête en plein contentieux visant à contester le retrait de six points de son permis de conduite suite à une infraction. Le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer, et le requérant s’est ensuite désisté purement et simplement de son instance. En application des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : DEHAN SCHINAZI

11 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301731

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la commune de Sewen d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la condamnation in solidum des sociétés E&S Teknologiks (maître d’œuvre), Lingenheld Travaux Publics et La Chéroise de Bâtiment pour l’exécution défectueuse du chantier de rénovation de sa centrale hydroélectrique. La commune invoquait des malfaçons liées à une insuffisance d’alimentation en eau de la turbine, imputables à un défaut de conception (absence de dégrilleur) et à des erreurs d’exécution (diamètre de conduite inadapté, ouvrage amont mal réalisé, batardeau laissé dans la retenue). Le tribunal a retenu la responsabilité contractuelle des constructeurs sur le fondement des principes applicables aux marchés publics, condamnant in solidum les trois sociétés à réparer les préjudices directs et indirects subis par la commune. La solution s’appuie sur les constats de l’expertise judiciaire et les règles de la responsabilité décennale et contractuelle des constructeurs.

Avocat : SCP DEYGAS PERRACHON & ASSOCIÉS

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308163

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a pris acte du désistement de M. et Mme B..., qui contestaient leur imposition sur le revenu et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2019. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s'être désistés. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette implicitement leurs demandes de décharge fiscale et de frais.

Avocat : SELARL DADI, RENOUX, DE MANNEVILLE, SAVIN

11 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408037

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 juin 2024 par laquelle France Travail Auvergne Rhône-Alpes avait radié une demandeuse d'emploi pour douze mois et supprimé ses allocations. L'annulation est fondée sur le défaut de signature et de mention du prénom et du nom de l'auteur de la décision, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions indemnitaires de la requérante ont été rejetées comme irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux. France Travail a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : GALDEANO CLARA

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408040

Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du 25 juin 2024 par laquelle France Travail Auvergne Rhône-Alpes a radié un demandeur d’emploi pour douze mois et supprimé ses allocations. Le juge retient un vice de forme, la décision ne comportant ni la signature ni le prénom et nom de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Les conclusions indemnitaires du requérant sont rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration. France Travail est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GALDEANO CLARA

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408272

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a examiné trois requêtes de M. A... contestant des décisions de la caisse d’allocations familiales de la Loire ordonnant la récupération d’indu d’aide exceptionnelle de solidarité (100 euros) et de primes exceptionnelles de fin d’année (152,45 euros pour 2022 et 2023). Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’absence de signature valable, la violation des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que son droit aux prestations et une demande de remise de dette. La CAF de la Loire a conclu au rejet des requêtes. Le tribunal a joint ces instances pour y statuer par un seul jugement.

Avocat : DESFARGES

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504950

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis par le département de la Loire pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 16 865,65 euros. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de signature, le bordereau produit étant régulièrement signé électroniquement. Il a également jugé que le titre exécutoire était suffisamment motivé, car il mentionnait les bases de liquidation, et que la créance était justifiée par le départ de l'intéressé à l'étranger. La décision s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : DESFARGES

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411119

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation de 46 313,3 euros contre l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices qu’elle estime avoir subis à la suite d’une infection nosocomiale contractée lors d’hospitalisations successives. L’AP-HP a contesté l’existence même de l’infection nosocomiale et le lien de causalité avec les préjudices allégués. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’AP-HP sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans le texte fourni, mais la décision semble rejeter les conclusions de la requérante, l’AP-HP n’étant pas condamnée.

Avocat : CAYLA DESTREM

11 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419885

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de la société Air France contre une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère démunie de document de voyage. La requérante soutenait que la passagère avait présenté son passeport à l'embarquement et ne pouvait être tenue responsable de sa perte ou destruction ultérieure en vol. Le tribunal a appliqué les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au transporteur de vérifier la possession de documents valides au moment de l'embarquement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la preuve apportée par Air France (capture d'écran du logiciel Altéa) pour déterminer si l'entreprise s'était acquittée de son obligation de vérification.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

11 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421742

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère démunie de document de voyage. La société soutenait que la passagère avait présenté son passeport à l'embarquement, mais le tribunal a jugé que la simple présentation d'un scan sur téléphone ne constituait pas la vérification d'un passeport complet exigée par les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la responsabilité du transporteur aérien de s'assurer de la possession de documents de voyage valides au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

11 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421743

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère munie d'un passeport espagnol manifestement usurpé. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien que dressé le lendemain, était régulier car il se fondait sur des constatations matérielles établies le jour même par un agent habilité. Il a également estimé que les différences physiques entre la passagère et la photo du passeport étaient suffisamment flagrantes pour constituer une irrégularité manifeste décelable par un examen normalement attentif, engageant ainsi la responsabilité du transporteur sur le fondement des articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

11 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422341

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport brésilien manifestement usurpé. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que les dissemblances physionomiques entre le passager et la photo du document étaient flagrantes et décelables par un examen normalement attentif. En conséquence, il a jugé que l'amende, fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

11 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504788

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport malaisien usurpé. La société soutenait que l'usurpation n'était pas manifeste, mais le tribunal a jugé que les dissemblances physionomiques entre le passager et la photo du document étaient suffisamment importantes pour être décelées par un examen normalement attentif. La décision applique les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302561

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A..., infirmière au centre hospitalier Robert Bisson de Lisieux, contestant son avancement au 9ème échelon du premier grade d'infirmier, effectif au 29 mai 2023. Elle soutenait que l'administration avait méconnu l'article 14 du décret n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 en ne prenant pas en compte la totalité de son ancienneté antérieure, ce qui aurait dû lui permettre d'être classée à ce 9ème échelon dès le 1er mai 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la décision attaquée portait sur un avancement d'échelon et non sur une nomination, et que les règles de reprise d'ancienneté prévues par ce décret s'appliquent uniquement lors de la nomination dans le corps, et non lors d'un avancement ultérieur.

Avocat : DESMONTS

11 décembre 2025• 3ème Chambre