8 914 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 914
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un militaire contestant un titre de perception pour trop-perçu de rémunération et la décision rejetant son recours administratif. Le juge a estimé que les moyens invoqués contre la décision de rejet (incompétence et insuffisance de motivation) étaient inopérants, car cette décision n'avait pour seul objet que de lier le contentieux. La solution du litige dépend uniquement de l'appréciation de la régularité et du bien-fondé du titre de perception lui-même, régi par les articles du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande du syndicat mixte de Pierrefonds, qui réclamait une indemnité de plus de 4 millions d'euros à l'État pour un préjudice financier lié au financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Le tribunal a jugé que les griefs, fondés notamment sur les articles L. 422-23 du code des impositions et L. 6328-4 du code des transports, ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a estimé que le système de financement contesté, qui relève du pouvoir souverain du législateur, ne créait pas une rupture d'égalité devant les charges publiques à l'encontre du demandeur.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
Avocat : DENIS
La décision concerne une demande en responsabilité de la commune de Meaux pour recrutement et non-renouvellement abusifs de contrats à durée déterminée. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'agent, estimant que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les juges ont appliqué les dispositions du code général de la fonction publique, notamment la loi du 26 janvier 1984, pour constater la régularité des modalités de recrutement et de gestion contractuelle.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une demande d'indemnisation d'un fonctionnaire pour défaut de réintégration après une disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute en ne procédant pas à la réintégration, malgré des avis médicaux favorables, car elle disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité de cette mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatives aux comités médicaux.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en responsabilité médicale formée contre le CHRU de Tours suite au décès d'un patient. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'absence de faute établie par l'enquête pénale classée sans suite, ne démontraient pas l'existence d'une faute dans l'organisation ou le fonctionnement du service public hospitalier. Le tribunal a appliqué les principes généraux de la responsabilité hospitalière et a jugé que le lien de causalité entre la prise en charge et le décès n'était pas établi.
Avocat : SELARL DEREC
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation relatif à une procédure de déclaration au titre de la "loi sur l'eau" pour un projet d'aménagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société Nevez et de M. D... F... Il a jugé que les décisions attaquées (demandes de pièces complémentaires et opposition tacite) étaient légales et que les demandes d'injonction et d'indemnisation étaient infondées. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau (notamment articles R. 214-1, R. 214-32 et R. 412-36) et du code de l'urbanisme ont été examinées. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué la réglementation sur l'eau et les zones humides.
Avocat : SELARL MATHIEU DEBROISE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. L'État, défendeur, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, M. A..., en raison de son absence de mémoire en réponse à une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction examinera donc la demande d'indemnisation de 3 000 euros au fond, sur la base des allégations portant sur la surpopulation, l'hygiène, l'alimentation et le respect de la dignité, invoquant notamment la Convention européenne des droits de l'homme et le code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les désordres du réseau d'assainissement de Barbentane, invoquant l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a mis hors de cause le préfet et la commune, estimant leur présence inutile, mais a jugé nécessaire la participation de l'association syndicale des eaux de ruissellement. La demande de condamnation de la société SAUR aux frais d'instance a été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Micr'oc informatique, qui contestait une amende fiscale de 222 856 euros. La société demandait l'annulation de l'avis de mise en recouvrement et la décharge de l'amende prévue à l'article 1770 undecies du code général des impôts, invoquant des vices de procédure et le caractère non frauduleux du logiciel incriminé. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la régularité de la procédure de vérification de comptabilité et sur l'application du principe *non bis in idem*, n'étaient pas fondés. La question prioritaire de constitutionnalité relative à l'article 1770 undecies du CGI a également été rejetée.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des avis d'imposition supplémentaires sur le revenu et les contributions sociales pour 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification fiscale de la SARL Micr'oc informatique, dont leur fils était co-gérant, était régulière et que les rehaussements notifiés étaient fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, estimant que les contribuables étaient présumés bénéficiaires de distributions occultes au sens de l'article 109-1-1° du CGI.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale pour une infection nosocomiale et son aggravation, avec versement d'une provision. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen. **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande de provision. Il a jugé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une obligation sérieuse à la charge de l'ONIAM, car l'aggravation de son état (un déficit fonctionnel permanent passé de 4% à 46%) ne résultait pas, en l'état de l'instruction, de la récidive de l'infection nosocomiale initiale, mais d'une nouvelle pathologie distincte. **Textes appliqués** : Articles L. 1142-1-1 et L. 1142-17-1 du code de la santé publique (régime d'indemnisation des infections nosocomiales au titre de la solidarité nationale).
Avocat : GODDEFROY-GANCEL & GRECO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de contribuables contestant des avis d'imposition supplémentaires et des pénalités pour les années 2018, 2019 et 2020. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales et du Code Général des Impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a constaté que l'indu litigieux avait été annulé et le trop-perçu remboursé à la requérante suite à un réexamen de ses droits. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et a rejeté les autres conclusions, dont la demande de décharge et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELEPINE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a jugé une demande en responsabilité contre une communauté de communes pour un contrôle défectueux d'assainissement. Il a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la collectivité, en s'appuyant sur l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales qui confie cette mission de service public aux communes. Le tribunal a ensuite reconnu la faute de la communauté de communes dans l'établissement d'une attestation de conformité erronée. En conséquence, il a condamné la collectivité à indemniser les requérants pour leur préjudice.
Avocat : CABINET AVODES
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à sa demande d'indemnisation contre un centre hospitalier pour la perte d'un appareil auditif. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. L'affaire est donc close sans examen du fond.
Avocat : DE BAYNAST