32 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
32
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 273
Avec résumé IA
Avocat : DELAMBRE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur la demande de la SASU M&A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2019) et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (période 2020). La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel concernant les intérêts de retard, dont l'administration a accordé la remise en raison de la liquidation judiciaire de la société. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que la société ne justifiait pas du caractère déductible des charges contestées dans l'intérêt de l'entreprise. Les textes appliqués sont principalement l'article 39 du code général des impôts, relatif à la déduction des charges, et l'article L. 55 du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL DELAMBRE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de 2018. L'administration fiscale avait imposé, sur le fondement de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts, une somme de 259 496 euros découverte au domicile de la requérante, présumée être le produit d'un trafic de stupéfiants de son compagnon. Le tribunal a jugé que Mme B..., qui avait la libre disposition de cette somme, ne rapportait pas la preuve contraire en soutenant simplement en ignorer l'existence et l'origine délictuelle. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme E d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2019 à 2021, consécutives à la réintégration de revenus occultes dans leur foyer fiscal. Ces revenus provenaient de dépenses et factures fictives de la société L.V.C., dont M. E est le dirigeant, et ont été imposés sur le fondement de l’article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a d’abord constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 2 402 euros, correspondant à un dégrèvement des pénalités de 10% pour l’année 2021 intervenu en cours d’instance. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, estimant que l’obligation d’indiquer le montant des droits et pénalités dans la proposition de rectification, prévue à l’article L. 48 du livre des procédures fiscales, ne s’applique pas aux contrôles sur pièces comme en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2018 et 2019, issues d'une activité occulte de détournement de fonds en tant que président d'une association sportive. La procédure d'évaluation d'office a été jugée régulière, car l'activité illicite constituait une activité occulte au sens de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, dispensant l'administration d'une mise en demeure préalable. Sur le fond, les moyens soulevés par le requérant ont été écartés, confirmant le bien-fondé des impositions et des majorations pour activité occulte.
Avocat : DELAMBRE & ASSOCIES