146 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 373
Avec résumé IA
Avocat : DIOUF-GARIN
Avocat : DIOUF
Avocat : DIOUF-GARIN ROKHAYA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie, car le refus de renouvellement place la requérante en situation irrégulière et menace son emploi. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" sous deux mois, et dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation, sans erreur de fait. Il a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de ses liens familiaux limités en France et de son passé judiciaire pour violences conjugales. Enfin, le refus de délai de départ volontaire et l’interdiction de retour ont été jugés conformes aux articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches stables en France et des faits de vol en réunion commis par l'intéressé. Les moyens relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour ont également été écartés, faute de garanties de représentation suffisantes et de circonstances humanitaires. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.