1 186 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 186
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 971
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : CABINET COUDRAY URBANLAW
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la délibération du 11 avril 2024 par laquelle Limoges Métropole a approuvé la révision allégée n° 8 du PLU de Limoges. Le requérant invoquait une rupture d'égalité, sa parcelle (PY20) étant classée en zone naturelle tandis que les parcelles voisines (OR60, PY17, PY18, PY32) étaient classées en zone urbaine UB1. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLU disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour définir le zonage, et que le classement contesté n'est pas entaché d'erreur manifeste, le requérant n'apportant pas la preuve d'une différence de traitement injustifiée. La solution s'appuie sur les articles R. 151-18 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté les requêtes de la société V3C Environnement contestant les titres de recettes émis par Saint-Malo Agglomération pour des pénalités de retard (43 797,60 € et 12 831 €) dans le cadre d’un marché de fourniture de caissons compacteurs. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers, notamment car signés par l’ordonnateur compétent, et que les retards de livraison n’étaient pas imputables à la collectivité. Il a également estimé que les difficultés avec le sous-traitant portugais ou le versement tardif des acomptes ne constituaient pas des circonstances exonératoires, et que le montant des pénalités n’était pas manifestement excessif. La solution s’appuie sur les stipulations du marché public et les règles de la comptabilité publique.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par M. C..., propriétaire voisin, pour demander la suspension d’un permis de construire délivré le 9 mai 2025 par le maire de Ploemeur à la société CMC pour un showroom de mobilier. M. C... invoquait notamment un vice de compétence, un défaut de consultations préalables, et une méconnaissance des articles Uia 3, 6, 7 et 11 du plan local d'urbanisme (PLU). En cours d'instance, M. C... s'est désisté de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant la charge de ses frais.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., agent contractuel des services pénitentiaires, qui contestait le remboursement d’un trop-perçu de rémunération de 8 516,08 euros, consécutif à une erreur de liquidation lors de son congé maladie. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation de la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable, cette décision ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, le juge a rappelé que le maintien du versement d’un avantage financier constitue une simple erreur de liquidation non créatrice de droits, mais que l’administration peut voir sa responsabilité engagée si la perception prolongée est imputable à sa carence. En l’espèce, la solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 711-6 du code général de la fonction publique et l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000.
Avocat : SCP GILLES THOUVENIN - OLIVIER COUDRAY - MANUELA GREVY
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant sur les requêtes de M. A..., agent de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a examiné la légalité des décisions fixant le montant de son complément indemnitaire annuel pour la période de 2017 à 2021. Le requérant contestait ces décisions en invoquant l'absence de consultation de la commission administrative paritaire et une erreur de droit, estimant que le montant de la prime ne pouvait être déterminé en fonction de la nature de ses fonctions mais devait reposer sur son engagement professionnel. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 24 mars 2017, qui permettent de moduler le complément indemnitaire annuel notamment en fonction des fonctions exercées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du maire de Saint-Germain-en-Laye du 23 janvier 2023 l'admettant à la retraite pour invalidité. La requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et l'absence de preuve de son inaptitude définitive. Le tribunal a jugé que la délégation de signature au directeur général des services était régulière et que l'administration avait bien établi l'inaptitude totale de l'agent après l'échec des mesures de reclassement. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : SELARL COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite du maire d'Orvault refusant d'abroger la délibération du 11 décembre 2023 instaurant un congé menstruel de deux jours par mois pour les agents souffrant de règles douloureuses ou d'endométriose. Le tribunal a jugé que le conseil municipal était incompétent pour instituer une telle autorisation spéciale d'absence, car celle-ci relève du statut des fonctionnaires et ne peut être définie que par la loi ou un décret en Conseil d'État, en application de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l'annulation du refus d'abroger, ce qui implique l'obligation pour la commune de procéder à l'abrogation de la délibération illégale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la présidente de Nantes Métropole refusant d'abroger la délibération du 13 décembre 2024. Cette délibération instituait des autorisations spéciales d'absence de deux jours par mois pour les agents souffrant de règles douloureuses incapacitantes ou d'endométriose. Le tribunal a jugé que le conseil métropolitain était incompétent pour adopter une telle mesure, car elle ne relève pas des autorisations spéciales d'absence prévues par l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique, ni du pouvoir réglementaire du chef de service. En conséquence, le tribunal a enjoint à Nantes Métropole d'abroger la délibération du 13 décembre 2024.