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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 745

Décisions totales

383 581

Ordonnances

323 705

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DUEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501842

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de Mme B manquaient de caractère réel et sérieux, en raison de l'absence de progression et de résultats probants depuis plusieurs années, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUFLOT & ASSOCIES

4 août 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502480

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article L. 812-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux conditions du contrôle d'identité, n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions subsidiaires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ANDUJAR CAMACHO PEDRO

4 août 2025• 6ème chambre
TA103Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500331

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé contractuel sur le fondement des articles L.551-13 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ATM Construction. Celle-ci demandait l'annulation du marché de construction de logements étudiants attribué à la société Fiumarella, en soutenant notamment que la signature du contrat était intervenue avant la notification du rejet de son offre, en violation de l'article LP. 332-1 du code polynésien des marchés publics. Le tribunal a estimé que le non-respect de ce délai de notification n'était pas de nature à justifier l'annulation du contrat, dès lors que l'offre de la société requérante avait été régulièrement rejetée comme anormalement basse et que la société ATM Construction ne démontrait pas avoir été lésée par cette irrégularité procédurale.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

4 août 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300861

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, rédactrice principale au département des Alpes-Maritimes, qui contestait le refus de reconnaissance de sa pathologie (syndrome canalaire du nerf ulnaire) comme maladie professionnelle. La requérante invoquait un lien direct entre son affection et ses fonctions, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve que sa maladie était directement ou essentiellement causée par son travail, conformément aux articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale. La demande subsidiaire d'expertise judiciaire a également été rejetée, le tribunal s'estimant suffisamment éclairé par les pièces du dossier.

Avocat : SCP BERLINER DUTERTRE

4 août 2025• 6ème chambre
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502006

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Landes fixant le pays de destination de son éloignement. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par un courrier du 28 juillet 2025, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 4 août 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

4 août 2025
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501421

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Méry-la-Bataille au versement de sommes dues au titre de son contrat de travail, pour incompétence de la juridiction administrative. Mme B soutenait que son contrat de travail de droit privé avec une société locataire-gérante avait été transféré à la commune après la liquidation judiciaire de la société, en application de l’article L. 1224-1 du code du travail. Le tribunal a jugé que, même en cas de transfert, ce contrat conservait sa nature de droit privé, car la commune n’avait pas placé l’intéressée sous un régime de droit public. Par conséquent, le litige relève de la compétence des juridictions judiciaires, et la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VERDUN VERNIOLE

4 août 2025
TA103Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500301

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Polynésie française statue sur un référé contractuel introduit par la société ATM Construction. La requérante conteste la régularité du marché de construction de logements étudiants attribué par l'Office Polynésien de l'Habitat (OPH) à la société Fiumarella, en invoquant notamment l'irrégularité de la notification du rejet de son offre. Le juge des référés rejette la requête, estimant que l'offre d'ATM Construction était irrégulière car son acte d'engagement ne comportait pas le montant proposé, ce qui la privait de tout intérêt à agir. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code polynésien des marchés publics.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

1 août 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512359

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du 14 juillet 2025 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité de l'arrêté fondé sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 août 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505521

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec un enfant handicapé de trois ans vivant à la rue, afin d'obtenir une mesure d'hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la condition d'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'état de santé de l'enfant nécessitant des soins et des épisodes de canicule à venir. Il a estimé que l'absence de proposition d'hébergement, malgré des appels répétés au 115, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : DURAND

1 août 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512506

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 17 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Essonne avait obligé M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit le retour pour trois ans. Le juge a considéré que la décision méconnaissait les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B, en tant que demandeur d'asile ayant introduit un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, bénéficiait du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la lecture de la décision de cette cour. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 août 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511227

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C A B pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. En défense, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait valoir qu'un titre de séjour valable depuis le 24 juillet 2025 était en cours de fabrication et que l'intéressée disposait d'un récépissé valable jusqu'au 6 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante bénéficiait d'un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler, et qu'un nouveau titre de séjour était en cours de délivrance. Par conséquent, la requête aux fins de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 août 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521559

Saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, dès lors qu'il s'agit d'une première demande de titre de séjour et qu'il ne peut prétendre à la délivrance d'un récépissé autorisant à travailler. La requête est rejetée par ordonnance, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : DUCASSOUX

1 août 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505424

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A, médecin, qui sollicitait la suspension de la décision du directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie du 7 juillet 2025 prononçant la suspension immédiate de son droit d’exercer. La requérante invoquait l’absence d’urgence, un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante et l’absence de preuve des faits reprochés. Le juge a rappelé que l’article L. 4113-14 du code de la santé publique, qui prévoit un référé spécifique de 48 heures, n’est pas entré en vigueur faute de décret d’application, mais que la requête pouvait être examinée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension.

Avocat : VACARIE & DUVERNEUIL AVOCATS ASSOCIES

1 août 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521903

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. D. Ceux-ci demandaient la suspension d'un refus de titre de séjour du préfet de police, invoquant une atteinte à leur liberté d'aller et venir en raison d'un voyage prévu à Lisbonne. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, faute pour les requérants de justifier du caractère impérieux ou non reportable de ce déplacement. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans examen au fond.

Avocat : DUCASSOUX

1 août 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505099

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de conduite. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les activités professionnelles du requérant n'exigeant pas la détention du permis de conduire et l'intéressé pouvant recourir à d'autres modes de transport. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route.

Avocat : DUPUY-CHABIN ELFRIED

1 août 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501302

Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi par la SARL SERCORP sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin aux mesures provisoires ordonnées le 2 juillet 2025. La société invoquait un élément nouveau tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des litiges relatifs au domaine public routier. Le juge a fait droit à cette demande, considérant que les lieux occupés constituent une dépendance indissociable de la voirie routière nationale. En application des articles L. 116-1 du code de la voirie routière et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques, il a jugé que seul le juge judiciaire est compétent pour réprimer les infractions à la police de conservation de ce domaine.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

31 juillet 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500794

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, gérant de la société SERCOP, d'évacuer une parcelle du domaine public maritime située à M'Tsamboro et de remettre les lieux en état. La décision retient que l'occupation sans titre et les travaux réalisés portent une atteinte grave à l'environnement, justifiant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse. Une astreinte de 100 euros par jour de retard est fixée, et le Conservatoire du littoral est autorisé à requérir la force publique pour procéder à l'expulsion et aux travaux de remise en état. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'environnement.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

31 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302748

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 620,29 euros et un courrier de la CAF du Nord l’informant d’une manœuvre frauduleuse. Sur la première requête, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’irrégularité de la notification, au défaut de saisine de la commission de recours amiable, à l’exercice du droit de communication et à la méconnaissance des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Sur la seconde requête, le tribunal a jugé que le courrier du 21 novembre 2022 constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et l’a donc rejetée comme irrecevable. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, fondé sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

31 juillet 2025• juge unique (3)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109651

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. E qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de Wervicq-Sud lui a refusé un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité du zonage "zone humide" du plan local d'urbanisme de la Métropole Européenne de Lille et du règlement du SAGE Marque-Deûle, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement, en particulier l'article R. 211-108. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : DUBRULLE

31 juillet 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109672

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCI Juleo, qui contestait le refus de permis de construire pour une maison individuelle à Wervicq-Sud. La société invoquait l’illégalité du classement de sa parcelle en zone humide par le PLU de la Métropole Européenne de Lille, arguant d’une contradiction avec les critères des articles L. 214-7 et R. 211-108 du code de l’environnement. Le tribunal a jugé ce moyen non fondé, considérant que le classement litigieux relevait des dispositions de l’article L. 151-23 du code de l’urbanisme, permettant au règlement d’identifier des secteurs à protéger pour des motifs écologiques, sans nécessité de se référer aux critères environnementaux invoqués. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation de l’arrêté municipal et de la décision de rejet du recours gracieux.

Avocat : DUBRULLE

31 juillet 2025• 5ème Chambre