47 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
47
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 243
Avec résumé IA
Avocat : DUTEN
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des éléments de la situation personnelle et administrative du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, dans sa décision du 27 juin 2025, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant arménien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'état de santé de M. A... (insuffisance rénale terminale nécessitant des dialyses) ne lui permettait pas de bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Arménie. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en excès de pouvoir par Mme A..., ressortissante arménienne, annule la décision du 21 février 2025 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal juge que la requérante justifiait de circonstances nouvelles (obtention d'un titre de séjour par son époux) au sens de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant illégal le refus d'enregistrement fondé sur la tardiveté de sa demande. La solution retenue repose sur l'interprétation de cet article et de l'article D. 431-7 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'échec universitaire de l'intéressée et de la récence de son séjour en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à une ressortissante togolaise. En cours d’instance, l’intéressée s’est vu délivrer une carte de résident, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l’État à verser 1 000 euros à l’avocate des requérants au titre des frais d’instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., ressortissante togolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. En cours d’instance, l’intéressée s’est vu délivrer une carte de résident valable jusqu’en 2034, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions relatives aux frais d’instance, faute de demande d’aide juridictionnelle préalable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante togolaise, contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A... s'est vu délivrer une carte de résident, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 2 octobre 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans à l'encontre de M. B... Mavinga, ressortissant congolais. Le tribunal retient que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français du 30 octobre 2024 n'ayant pas été notifié à l'intéressé, le délai de départ volontaire n'avait pas commencé à courir, en application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le préfet ne pouvait légalement se fonder sur un maintien irrégulier au-delà de ce délai pour édicter l'interdiction de retour, en méconnaissance des articles L. 612-7 et L. 612-11 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. L'argument de la requérante, selon lequel elle était absente de son domicile lors de la demande de pièces, n'a pas été retenu comme contestation utile du motif d'incomplétude. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, tout en précisant que Mme B... peut déposer une nouvelle demande complète.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 8 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du caractère disproportionné de l'interdiction de retour. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires, tout en admettant provisoirement l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son insuffisance rénale terminale nécessitant des dialyses et une greffe. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 425-9 et L. 425-9-1 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 29 août 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer la demande de réexamen de la demande d'asile de M. A, ressortissant marocain. Le tribunal constate que le préfet n'a pas procédé à l'enregistrement préalable de la demande, étape obligatoire avant toute délivrance d'une attestation d'asile, en méconnaissance des articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de remettre à M. A une attestation de demande d'asile dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L'Etat est également condamné à verser 1 200 euros à Me Duten au titre de l'aide juridictionnelle.