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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

864 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

864

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 406

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ECKEffacer tout
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402404

Le Tribunal Administratif de Besançon annule un titre de recettes émis par l’Hôpital Nord Franche-Comté (HNFC) le 7 octobre 2024, réclamant à Mme A... 33 986,57 euros pour remboursement d’un engagement de servir suite à un abandon de poste. Le tribunal juge que le titre est irrégulier car il se fonde sur une date d’abandon de poste (3 septembre 2021) correspondant à une décision de licenciement déjà annulée par un jugement du 15 juin 2023, privant ainsi la requérante de connaître les bases exactes de la liquidation de la créance, en violation de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En conséquence, le titre est annulé et Mme A... est déchargée de l’obligation de payer. L’HNFC est condamné à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402045

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., agent hospitalier suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait la condamnation de l'Hôpital Nord Franche-Comté à lui verser 216 539 euros pour divers préjudices. Le tribunal a jugé que la suspension temporaire, fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au regard de l'objectif de santé publique. Il a également estimé que les fautes alléguées (discrimination, mauvaise foi, défaut de reclassement) n'étaient pas établies et que la responsabilité sans faute n'était pas engagée. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600329

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 20 novembre 2025 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler le titre de séjour étudiant de M. A..., ressortissant sénégalais, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 9 de l’accord franco-sénégalais n’était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du manque de sérieux dans le parcours universitaire du requérant. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le juge ayant considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : SECK

29 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600059

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 décembre 2025 par lequel le recteur de l'académie de Strasbourg avait placé Mme C..., directrice d'un établissement régional d'enseignement adapté, en congé d'office. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'arrêté privant la requérante de la possibilité d'exercer ses fonctions pour une durée indéterminée et portant atteinte à sa réputation professionnelle, sans fondement juridique explicite. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison de l'erreur de fait commise par l'administration qui a indiqué que Mme C. avait sollicité un congé de longue maladie, ce qu'elle n'avait pas fait.

Avocat : SELARL SCHRECKENBERG & PARNIÈRE

21 janvier 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510556

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B..., ressortissante nigériane, visant à suspendre la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet du Bas-Rhin. La requérante invoquait l'urgence liée à son maintien en situation irrégulière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa fille mineure ayant obtenu le statut de réfugié. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SNOECKX

21 janvier 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500816

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Garonne qui demandait l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Villemur-sur-Tarn à la société HZ & Fils pour la réhabilitation d’un logement et d’un hangar en zone A du PLU. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 111-15 du code de l’urbanisme, jugeant que la reconstruction du logement était à l’identique et que les travaux sur le hangar ne constituaient pas une démolition-reconstruction. Il a également rejeté le moyen relatif à l’article A2 du PLU, considérant que les constructions étaient directement liées à une exploitation agricole. La solution retenue est le rejet du déféré préfectoral.

Avocat : SELARL DECKER AVOCATS

21 janvier 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304063

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par les sociétés RAL 1023 Architecture et Serue Ingénierie, maîtres d'œuvre, d'une action en responsabilité quasi-délictuelle contre les sociétés Sovec et TPMI, ainsi que leur assureur, suite à un sinistre survenu le 5 janvier 2017 sur un chantier de construction hospitalière. Les requérantes demandaient la réparation de préjudices résultant de l'allongement du chantier, incluant des heures non rémunérées et des dommages immatériels. En défense, la société Sovec a notamment contesté la recevabilité des conclusions de l'assureur, demandé le rejet du rapport d'expertise et sollicité la garantie de la société Loeber, tandis que la société TPMI a soulevé des fins de non-recevoir, dont la prescription de l'action. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes des sociétés RAL 1023 Architecture et Serue Ingénierie, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres conclusions, en application des règles de la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 relative aux créances sur les personnes publiques.

Avocat : SELARL SCHRECKENBERG & PARNIÈRE

15 janvier 2026• 2ème Chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00317

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

15 janvier 2026• 4e chambre - formation à 3
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400710

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. A... contre la décision de la CDAPH du Doubs rejetant sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et d'orientation professionnelle. Le tribunal a rappelé que le juge de plein contentieux doit se prononcer lui-même sur les droits de l'intéressé au regard des faits à la date de sa décision, et non sur les vices propres de la décision attaquée. Il a également relevé que les conclusions d'annulation de la décision d'orientation professionnelle étaient irrecevables en l'absence de recours administratif préalable obligatoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail, ainsi que sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

14 janvier 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400072

Le Tribunal Administratif de Besançon était saisi par la SARL MCY d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire de 33 073,20 euros émis par la commune de Montperreux pour des travaux de mise en conformité d’assainissement non collectif. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, considérant que ces prestations constituent le prolongement du service public de l’assainissement non collectif, lequel a le caractère d’un service public industriel et commercial en vertu des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, le litige relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : LANDBECK

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300080

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Bahamas, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Grimaud pour la surélévation et la modification des façades d'une villa. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré d'une erreur dans l'assiette foncière du projet, faute de précisions suffisantes et de démonstration d'une incidence sur la légalité de la décision. Il a également jugé que l'administration pouvait valablement assortir le permis de prescriptions spéciales, comme la validation ultérieure de la teinte de l'ouvrage, sans que cela n'entache d'illégalité l'autorisation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-6, L. 421-7 et L. 424-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCHRECK SCP

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109025

Le Tribunal Administratif de Lille a partiellement fait droit à la requête de la SARL Audil, qui contestait le montant des majorations et pénalités (30 631 euros) consécutives à un redressement de TVA. Le juge a relevé que le dégrèvement partiel des droits en principal (de 61 509 à 34 829 euros) n'avait pas été répercuté sur le calcul de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, pourtant proportionnelle aux droits dus en application de l'article 1729 du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a accordé la décharge de cette majoration à hauteur de 10 672 euros et condamné l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

12 janvier 2026• 7ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304093

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B... contestant une mise en demeure de payer 20 500 euros pour des impôts sur le revenu de 2019 et 2020. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 10 000 euros accordé en cours d'instance rendait sans objet les conclusions correspondantes. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande de décharge de l'obligation de payer, estimant que la contestation du recouvrement était irrecevable faute de réclamation préalable conforme à l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 247 et L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : BIFECK

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406134

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a clôturé la demande de titre de séjour « passeport talent salarié en mission » de M. A..., ressortissant chinois. Le tribunal juge que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente de ce réexamen. La demande est examinée au regard des articles L. 421-13 et R. 421-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans leur version antérieure à la loi du 26 janvier 2024.

Avocat : STECK

7 janvier 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515439

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait un défaut d’information préalable au titre des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le juge a estimé que ce moyen n’était manifestement pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Avocat : WECKERLIN

6 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400834

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, suite à des infractions routières commises en 2021 et 2022. Le juge a estimé que le paiement des amendes forfaitaires par le requérant établissait la réalité des infractions et prouvait qu'il avait reçu les informations préalables obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En l'absence de preuve d'un avis inexact ou incomplet, les moyens soulevés ont été écartés, conduisant au rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : WECKERLIN

2 janvier 2026• JU 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300209

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 30 novembre 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait que les retraits de points consécutifs à des infractions commises en 2021 et 2022 n'avaient pas été régulièrement notifiés et qu'il n'avait pas reçu l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que les conditions de notification des retraits de points sont sans incidence sur leur légalité. Surtout, il a estimé que, les infractions ayant été établies par des condamnations pénales définitives, l'omission de l'information préalable était sans influence sur la régularité des retraits de points. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : WECKERLIN

2 janvier 2026• JU 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305720

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la requête de la SAS PUM. Celle-ci contestait des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2018 et 2019, l'administration ayant refusé la déduction de certaines sommes. Le tribunal a jugé que si les loyers des véhicules loués pour plus de six mois ne sont pas déductibles, les rémunérations des chauffeurs constituent des prestations distinctes et sont donc déductibles de la valeur ajoutée. En conséquence, la société obtient une réduction des impositions contestées à hauteur des sommes correspondant à ces prestations de conduite. La décision s'appuie sur l'article 1586 sexies du code général des impôts.

Avocat : MAISON ECK SCP AVOCAT

30 décembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401096

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions routières et la décision « 48SI » constatant la perte de validité de son permis. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également écarté le moyen relatif au défaut d'information préalable, considérant que l'administration avait satisfait à cette formalité substantielle prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : WECKERLIN

29 décembre 2025• JU 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401893

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 5 février 2024 suspendant son permis de conduire pour quatre mois suite à un excès de vitesse. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté conforme aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il considère que la procédure contradictoire n'était pas requise en raison de l'urgence, conformément à l'article L. 121-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : WECKERLIN

29 décembre 2025• JU 4ème chambre