2 463 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 463
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Avocat : CAVELIER
Avocat : LELIEVRE
Avocat : SCP MATUCHANSKY - POUPOT - VALDELIEVRE
Avocat : AARPI MASQUELIER - CUERVO
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet du Nord obligeait M. B A, ressortissant soudanais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant omis de tenir compte de sa demande d'asile déposée en février 2024 et de l'attestation en procédure Dublin délivrée. Cette annulation entraîne par voie de conséquence celle des décisions subséquentes. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MONTREUIL ELIE
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant placée elle-même dans la situation qu'elle invoque en ne fournissant pas les pièces complémentaires demandées à plusieurs reprises par l'administration, et n'ayant pas démontré la perte imminente de son emploi. En conséquence, la demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 4 janvier 2024 par laquelle la CAF de l'Isère a réduit puis supprimé le revenu de solidarité active (RSA) de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A a attendu plusieurs mois après la cessation des versements pour saisir le juge des référés, et qu'une décision sur son recours préalable obligatoire, prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, interviendra sous un mois. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : VIAL-GRELIER
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une requête en référé suspension déposée par l'association Goal FC. Le club conteste les décisions de la Ligue de Football Amateur et de la Fédération Française de Football (FFF) qui l'ont relégué en National 2 pour la saison 2024-2025, alors qu'il estime pouvoir prétendre à un repêchage en National 1 suite à la rétrogradation des Girondins de Bordeaux. Le requérant invoque l'urgence économique et sportive, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison d'une rupture d'égalité de traitement et d'une incompétence négative de la FFF au regard de l'article 23 de ses statuts. Le juge des référés doit se prononcer sur la suspension des décisions attaquées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX (SCP)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, était saisi par l’Association Sportive Vençoise Football (ASVF) d’une demande de suspension de la décision du 30 avril 2024 de la Fédération Française de Football (FFF) confirmant un match perdu par pénalité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, le championnat de Régional 1 débutant le 25 août 2024 et celui de Régional 2 le 8 septembre suivant, sans que l’ASVF ne démontre une atteinte grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension en référé. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MATUCHANSKY POUPOT & VALDELIEVRE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la sanction disciplinaire de six mois de suspension (dont trois avec sursis) infligée à M. Teixeira, président de la Ligue Centre Val de Loire, par la Commission supérieure d'appel de la Fédération Française de Football (FFF). Le requérant invoquait l'urgence, la décision faisant obstacle à sa candidature à sa réélection, et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment sur la matérialité des faits et sa proportionnalité. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la vie familiale établie en France (mariage en 2018 avec une compatriote titulaire d'un titre de séjour de 10 ans, deux enfants nés en 2020 et 2023). La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les textes conventionnels précités et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GATHELIER