3 277 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 277
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 692
Avec résumé IA
Avocat : BELLEC-LANDE
Avocat : CAPDEVIELLE
Avocat : SCP PELLETIER & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme E G, ressortissante paraguayenne, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 23 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation et l'erreur de fait, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la requérante, entrée irrégulièrement en France après un séjour prolongé en Espagne, ne pouvait se prévaloir de la dispense de visa pour court séjour. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales d'éloignement.
Avocat : RIPOLL GAELLE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. F D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 25 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Avocat : SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Avocat : SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 l'obligeant à quitter la France sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant la légalité de l'arrêté pris par la préfète de l'Essonne. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 18 juillet 2024 plaçant M. B à l'isolement pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la mesure portant une atteinte grave et immédiate aux conditions de détention du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration pénitentiaire n'ayant pas démontré que l'isolement était strictement nécessaire au maintien de l'ordre et de la sécurité au sein de l'établissement. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 213-8 du code pénitentiaire.
Avocat : CAPPELLETTI
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai, à destination de l'Algérie, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié et sur le caractère suffisamment précis des décisions. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la courte durée du séjour irrégulier de l'intéressé, de l'absence d'attaches familiales en France et de son défaut de justification d'une insertion professionnelle stable. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légal, la préfète ayant valablement fondé sa décision sur l'accord des Pays-Bas et l'absence de défaillances systémiques dans ce pays. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait des risques en cas de retour en Angola, mais n'a apporté aucune précision à l'appui de ses allégations. Le tribunal a constaté que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, ce qui justifiait légalement la mesure d'éloignement en application des articles L. 611-1, L. 541-1, L. 541-2 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision fixant l'Angola comme pays de destination ne méconnaît pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves de risques personnels et actuels.
Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet de la Somme obligeait M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et du caractère isolé des condamnations pénales du requérant, de sa présence continue en France depuis 2016, de son mariage avec une Française et de son rôle actif auprès de son enfant. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur le respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord avait ordonné le transfert de M. A, ressortissant congolais, aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national, faute pour l'administration d'avoir identifié l'agent l'ayant réalisé. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de la décision de transfert.
Avocat : DAURELLE
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante de la République Démocratique du Congo, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète de l'Oise n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur le rejet définitif de la demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de Mme A, agent communal, qui sollicitait une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices consécutifs à un accident de service survenu en mars 2021. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, dès lors que Mme A avait déjà saisi le juge du fond d'une action en responsabilité (requête n° 2406668), lequel peut ordonner une expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La requête a donc été rejetée, ainsi que les demandes accessoires relatives aux frais et dépens.
Avocat : ZELLER
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de la CPAM des Pyrénées-Orientales du 5 juillet 2024. Cette décision prononçait un déconventionnement de cinq ans à l'encontre du Centre Médical de Perpignan pour des anomalies de facturation en ophtalmologie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préjudice financier invoqué étant réparable et la cessation d'activité non démontrée. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : AMSELLEM